lundi 26 février 2024

Argenteuil, la cérémonie d’hier à la mémoire de Rino Della Negra : de la mémoire, mais aussi de l’électoralisme

Le bal des hypocrites

 

 

La cérémonie commémorative de la mort de Rino Della Negra, jeune militant-FTP-MOI originaire d’Argenteuil, fusillé au Mont-Valérien le 21 février 1944, a connu une assistance plus nombreuse à Argenteuil cette année.

         Cela aura été une satisfaction pour Viviane Colombier et ses amis du PCF du quartier de la Colonie qui, depuis longtemps, dans l’indifférence générale, entreprirent de célébrer la mort de ce jeune du quartier Mazagran «des Italiens », qui, pour le moins lutta contre l’occupation allemande sur la base d’un engagement antifasciste, et le paya du prix de sa vie.

         Certes le maire d’Argenteuil n’était pas présent, tout comme le Sous-préfet, mais l’un et l’autre ont fait parvenir pour la première fois cette année une gerbe de fleurs. Ils ne pouvaient faire moins sans doute quelques jours après l’hommage intéressé de Macron au Groupe Manouchian des FTP-MOI.

         Quant à la « gauche », elle était très nombreuse hier matin devant la stèle dédiée à Rino Della Negra. Pour certains, c’est un engagement ancien de se retrouver aux côtés de la famille chaque année. Pour d’autres, il est nouveau.

         Les discours des orateurs du PCF ou de la France insoumise ont été sans surprise à la gloire de la politique nationaliste du PCF de l’époque qui, dans les faits, contribua à aider De Gaulle à restaurer sans encombre l’État de la bourgeoisie lors de la Libération.

         Les prochaines élections municipales de 2026 étaient dans l’air. Les prétendants commencent à se marquer à la culotte. Parmi eux, l’ancien maire d’Argenteuil qui pour clore son discours a appelé de ses vœux un nouveau « front populaire » !        

         Nous espérons que demain, la jeunesse s’emparera de cet engagement et de cet héroïsme dont Rino, ses camarades, mais aussi des militants trotskystes firent preuve, mais pour ces derniers avec de toutes autres perspectives. Aujourd’hui, face au chaos du monde capitaliste actuel, la seule politique qui devra l’inspirer est celle de l’union des travailleurs d’Europe et du monde, seule perspective capable de donner une issue à la catastrophe du capitalisme. DM

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

- Aujourd’hui lundi 26 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 27 février, de 17 h30 à 18 h.30, centre Cl de Joliot-Curie ;

-Mercredi 28 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 


 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

 

Crise agricole : il faut abattre le capitalisme

L’Union nécessaire des travailleurs de la Ville et des Champs

 

 

L’ouverture du salon de l’agriculture a été perturbée par des paysans qui ont contraint Macron à enchainer de nouvelles promesses. Or pas plus que les précédentes, elles n’empêcheront la situation des petits agriculteurs de se continuer à se dégrader. Car c’est le capitalisme, la domination des banques, de l’agro-industrie, de la grande distribution, qui les broie.

         Mais ils peuvent en finir avec ce système injuste, en alliant leur colère à la force des millions de travailleurs, ouvriers, employés dans les usines, les magasins, les transports, la santé, ceux qui font tourner toute l’économie, qui n’ont rien à perdre que leurs chaînes.

 

Lactalis : le « saigneur du lait » mis en accusation

Les petits paysans meurent de trop de capitalisme

 

 

Des membres de la Confédération paysanne ont envahi le siège de Lactalis à Laval. C’est le n°1 mondial du secteur laitier, propriété de la famille multimilliardaire Besnier.

         Ce géant de l’agrobusiness refuse de payer davantage le lait qu'il collecte et qu'il transforme en de multiples produits au prix fort.

         Les petits paysans ne meurent pas de trop de règles, mais de trop de capitalisme et de profits dans les poches de l'agro-industrie, de la grande distribution et de leurs actionnaires.