jeudi 7 décembre 2023

Violence mortelle : l'impunité policière continue

Une ordonnance de non-lieu dans la nature de ce qu’est l’État

 


Une centaine de personnes se sont réunies le 2 décembre au Gast, quartier pauvre de Rennes. C'est à cet endroit que Babacar, 27 ans, en attente d'un titre de séjour, s'est fait tuer par la police en 2015.
         Lors d’une crise d'angoisse où il se mutilait avec un couteau, l'ami chez lequel il passait la nuit avait appelé les pompiers. Mais ce sont des policiers de la BAC qui sont intervenus, et qui ont tué Babacar de cinq balles dont aucune de face.   

         Huit ans plus tard, c’est en invoquant la légitime défense que les policiers ont obtenu une ordonnance de non-lieu !
            Autrement dit : circulez, il n'y a rien à voir.

 

Accidents du travail : des économies qui mènent à la catastrophe

Oui, on ne vient pas au travail pour risquer nos vies !

 

 

Lundi 27 novembre un ouvrier mécanicien de Tisséo à Toulouse est décédé lors d’une opération de remorquage de bus. Il s’est retrouvé coincé entre le bus et le camion de remorquage.

         Ces opérations de mise en place du tractage avec une barre de remorquage sont toujours très dangereuses. Personne n’est volontaire pour les faire.

         Le lendemain la direction a fait une réunion, et elle s’en est pris plein la tête, la colère s’est exprimée. Sur ces opérations de remorquage, où les mécanos sont envoyés sur place et doivent se débrouiller, sans signalisation, sans talkie pour se coordonner, sans GPS pour revenir au dépôt sur les routes adéquates, sans formation sur la sécurité ni sur le remorquage. Sur le manque de formation sur tout ce que les ouvriers sont amené à toucher, manipuler, dévisser. A commencer par tous les circuits haute tension des bus hybrides et électriques, des circuits au gaz des bus au gaz, des tuyaux sous haute pression avec plusieurs centaines de bars, d’huile, de gaz, etc.

         A force d’économiser sur tout, sur les effectifs, les moyens, le matériel, les formations, les ouvriers sont amenés à prendre de plus en plus de risques, sans toujours le savoir. On ne vient pas au travail pour risquer nos vies !

 

Argenteuil, Val d’Oise, éducation, SDEN-CGT 95, à l’Éducation, un syndicat militant, démocratique et fraternel qui se porte bien

De la combativité, du débat, de la fraternité

 


 


Si le climat est quelque peu morose du côté de nombre d’organisations syndicales locales et départementales, il arrive que parmi elles, il y ait un air de printemps en automne. C’est ce que les participants du dernier congrès départemental du syndicat CGT-Éducation du Val d’Oise ont dû ressentir lors de ces deux journées des 30 novembre et 1er décembre à Cergy.

         Ce syndicat a vu ces dernières années une augmentation importante du nombre de ses adhérents. Plus d’une centaine de participants lors de chaque journée de ce congrès en fait foi.

         Pas de miracle pour ce syndicat laïque. De la combativité, du débat, et de la fraternité. Vous ajoutez à cela nul vent de carriérisme. Avec ces ingrédients, la recette est réussie. Elle est bonne pour l’avenir et pour le moral, et un bel exemple à suivre partout et par tous. DM