Pour la première Cité éducative du pays, ça fait désordre !
Le « Contrat Local d’Accompagnement
à la Scolarité » est un dispositif d’aide à la jeunesse qui se trouve
confrontée à des difficultés, scolaires, mais pas seulement.
La
difficulté pour la mise en place de ces CLAS est celle du recrutement des
équipes. Certes, c’est un tour de force pour y parvenir, car les conditions d’embauche
y mettent de sérieux obstacles : des contrats précaires, pour travailler
14 heures par semaine, entre 15 et 19 heures en particulier les jours d’école.
Donc, il faudrait que la Ville y mette du sien avec la volonté de ne pas laisser
échapper les candidats, car bien d’autres CLAS ailleurs, municipaux ou
associatifs, les attendent aussi avec impatience. Sur ce plan, jusqu’à
maintenant ce n’est vraiment pas une préoccupation municipale.
La
question du recrutement de ces « animateurs » est essentielle, mais
elle n’est pas la seule. Encadrer des enfants ou des adolescents en difficulté
n’est pas chose facile, et exige en conséquence de la formation. C’est un
aspect essentiel de l’efficacité et le pendant des fonds importants dits de la
Politique de la Ville et de la CAF qui sont affectés à ces Contrats CLAS.
La
municipalité se vante d’être la première Cité éducative du pays. Pour le total
des crédits alloués peut-être. Il lui reste maintenant à prendre la situation à
bras le corps en s’occupant enfin sérieusement d’assurer tout le suivi et les
moyens nécessaires à cette activité tellement nécessaire. DM