vendredi 6 octobre 2023

Argenteuil, conseil municipal, municipalité, quand la compassion est plus compliquée lorsque sa responsabilité est engagée

Quand les disparues ont la parole

 

 


 

Le dernier conseil municipal a été l’occasion pour la municipalité d’exprimer de grands sentiments de compassion et autre. Mais pas jusqu’au point de discuter de la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence municipal opéré fin juillet dernier. Cette question engage pourtant l’empathie à l’échelle locale. Mais là, plus de compassion.

         Le maire d’Argenteuil est également revenu sur la dédicace d’un foyer de travail immigrés dédié à Liliane Lelaidier-Marton. On peut être sûre que Liliane présente, elle serait montée vent debout contre cette fermeture du CHU.

         Nous faisons parler les disparues ? Et alors Liliane, puisque tous ceux qui te connaissaient savent que tu aurais été d’accord avec nous. DM

 

Travail forcé : rêve capitaliste et réalité de l’exploitation

 

Exploitation ++

 

 

L’entreprise lyonnaise Coverguard, fabricant des gants et appartenant au groupe Norbert Dentressangle, 42e fortune française, est accusée de faire travailler des prisonniers chinois dans des conditions inhumaines, via une filiale locale.

         D’anciens prisonniers affirment avoir fabriqué en détention des gants, de 12 à 13 heures par jour, sans repos hebdomadaire, et soumis à des violences.

         Des actions en justice sont prévues aux États-Unis et en France, mais la loi française est bien faite pour les exploiteurs : une filiale de moins de 5 000 salariés n’a même pas à contourner un supposé devoir de vigilance en matière sociétale, elle y échappe tout simplement

jeudi 5 octobre 2023

Éducation, AESH : de quoi se révolter ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

                                                 AESH : de quoi se révolter !

04 Octobre 2023

Le 3 octobre, les accompagnants des élèves en situation de handicap, les AESH, qui permettent à des jeunes atteints d’un handicap quel qu’il soit d’intégrer l’école comme les autres enfants, étaient appelés par les syndicats à faire grève.

Ce sont leurs conditions de salaire et de travail et, de ce fait, les conditions d’accueil de ces jeunes qui se détériorent.

« En moyenne, les AESH n’obtiennent que des contrats de 21 heures par semaine, pour un salaire mensuel en dessous de 800 euros. Vous vous rendez bien compte que c’est invivable », témoignait une AESH au collège Saint-Exupéry de Lons-le-Saunier syndiquée au Snuipp (principal syndicat dans l’enseignement primaire).

Ces petits contrats lais­sent les employés, en gran­de majorité des femmes, dans une situation précaire. Mais ce sont aussi les jeunes handicapés qui pâtissent de la situation, car ils ne bénéficient pas de conditions qui leur permettent d’étudier et de progresser. Sans parler du fait que, trop souvent, le nombre trop faible d’AESH ne permet même pas aux parents de scolariser leur enfant.

Une salariée expliquait ainsi qu’une semaine après la rentrée, on lui a annoncé qu’elle devait s’occuper d’un élève supplémentaire, alors que, sur ses 21 heures hebdomadaires, elle avait déjà la charge de deux adolescents en difficulté. « J’ai dû refaire tout mon planning, et diviser par deux les durées d’aide », a-t-elle dénoncé.

Le gouvernement ne prévoit aucune embauche à la mesure des besoins, bien au contraire. Il envisage en effet de fusionner le métier d’AESH avec celui de surveillant (Assistant d’éducation, AED), soi-disant pour offrir un temps plein aux AESH, mais pour faire le travail de deux personnes ! Voilà un moyen commode d’en diminuer le nombre global, et ce alors qu’il manque déjà des surveillants dans les établissements scolaires.

Une situation révoltante à plus d’un titre contre laquelle les AESH ont totalement raison de protester.

                                                  Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2879)

 

À Toulouse

Les prochaines permanences prévues :

-Vendredi 6 octobre, de 15 h.40 à 16 h.40, marché du Val-Nord ;

- et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour « Babou » ;

-Samedi matin 7 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 11 h. à midi devant Auchan, Zup-sud ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Dimanche 8 octobre :

-de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

-Lundi 9 octobre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 10 octobre, de 18 à 19 heures devant l’Intermarché de la cité Joliot-Curie.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.


Arrêts maladies : le gouvernement veut augmenter le pouvoir des patrons

 

Augmenter l’arsenal de l’arbitraire patronal

 


Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale prévoit de suspendre les indemnités journalières des salariés malades sur la base d’une visite d’un médecin envoyé par l’employeur.

         Jusqu’à présent, le patron pouvait envoyer son propre médecin visiter le travailleur pour ensuite contester l’arrêt de travail et essayer de ne pas payer sa part de complément de la rémunération du salarié. Avec ce changement, ce serait toute l’indemnité de la Sécurité Sociale qui sauterait sur la foi du médecin patronal. Ce serait une pression supplémentaire pour que les travailleurs hésitent à s’arrêter lorsqu’ils sont malades.

         Avec cette loi, le gouvernement veut augmenter l’arsenal de l’arbitraire patronal. Abject !