mercredi 13 septembre 2023

Difficultés sociales à Argenteuil, liquidation du Centre d’Hébergement d’Urgence, montée de la pauvreté… une situation très mal vécue par les agents territoriaux

Lutte ouvrière a un réseau politique de proches parmi les agents territoriaux. Celui-ci fait paraître un bulletin qui paraît tous les quinze jours, le bulletin « Lutte ouvrière des agents territoriaux d’Argenteuil et l’ex-Agglo ». Dans celui daté du 11 septembre, on peut lire parmi les brèves, celles suivantes qui évoquent la situation difficile pour les agents de la Ville, en particulier pour ceux en liaison avec les difficultés sociales de la population.

 

La honteuse fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence

 

Une pierre à la place du cœur

         Le Centre d’Hébergement d’Urgence de la rue du Moulin a fermé au creux de l’été, fin juillet.

         Ce Centre était un point de vie pour de nombreux habitants en difficulté.

         Écœurant.

 

Cela arrive même aux nantis qui n’y croient pas aujourd’hui

         Des nôtres en difficulté morts prématurément, la collectivité en a connus un certain nombre ces dernières années.

         C’est à eux que nous avons en particulier pensé à l’occasion de la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence.

 

Une société à la dérive. Une collectivité sur ses pas

         Il n’y a plus d’accueil social à la mairie.

         Un signe de temps qu’il nous faudra, nous les travailleurs, faire disparaître. Nous sommes les seuls à en avoir la force.

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui mercredi 13 septembre, de 11 h. à 11 h.30 marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Retraites : ce que valent les promesses

                                Retraites : ce que valent les promesses

06 Septembre 2023

Alors que la réforme des retraites s’applique désormais à partir du 1er septembre, on voit le gouvernement revenir sur les promesses qu’il avait faites pour faire passer la pilule, alors que des millions de travailleurs manifestaient.

Le gouvernement avait promis une revalorisation des retraites les plus modestes, pour faire en sorte que le minimum passe à 1 200 euros par mois. Cette augmentation bien faible serait de 100 euros par mois, à condition toutefois d’avoir fait une carrière complète. Or le ministre du Travail, Olivier Dussopt, vient de reconnaître que, sur les 1,7 million de retraités concernés, seuls un tiers pourront la toucher dès septembre. Les autres devront attendre jusqu’à l’année prochaine. Comme si les courses, les factures ou le loyer attendaient, eux.

« Beaucoup d’assurés ont cotisé dans plusieurs caisses différentes, donc il faut reconstituer les carrières », a déclaré le ministre pour justifier ce retard. En réalité, ce délai est dû au manque de moyens mis en œuvre pour gérer la mesure. Il n’y a tout simplement pas assez de monde à la Caisse nationale d’assurance vieillesse pour traiter tous les dossiers rapidement.

Reconstituer les carrières des travailleurs partis en retraite depuis un moment prend un certain temps, et aucune embauche n’est prévue pour absorber ce travail supplémentaire. Quand on sait à quel point les dossiers retraites sont déjà compliqués, il y a fort à parier que nombre de ceux qui auront droit à la revalorisation devront batailler pour l’obtenir.

                                                Camille PAGLIERI (Lutte ouvrière n°2875)

Climat : un système fossile

 

Seule solution : renverser la domination de la grande bourgeoisie.

 


L’ONU vient de publier un rapport global sur les efforts entrepris depuis une dizaine d’années en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Il confirme que ce monde dirigé par la bourgeoisie n’est pas sur une trajectoire adaptée et reste notamment dépendant aux énergies combustibles fossiles. Rapport après rapport, les conclusions officielles se ressemblent.

         Il ne manque que la plus importante des recommandations, que les puissants ne peuvent pas tirer : la seule trajectoire offrant un véritable avenir à la planète et à l’humanité, c’est de renverser la domination de la grande bourgeoisie.

Algues vertes, une leçon de chose nécessaire pour les dirigeants de la Cooperl

Tout n’est pas bon dans le cochon (entre autres), et ce n’est pas lui le responsable

 

Hillion, août 2023

La direction de l’usine Cooperl de Lamballe dans les Côtes d’Armor, spécialisée dans l’abattage de porcs a fait une information après la diffusion du film "Les algues vertes". Elle souhaite minimiser les conséquences de ces algues toxiques sur les plages.

         Depuis cinquante ans que ces algues reviennent sur le littoral, les scientifiques ont démontré qu’il y avait un rapport entre le déversement de nitrates dans la mer dû aux déjections de porcs et de volailles, et la prolifération des algues vertes.

         Apparemment, la direction de la Cooperl est la seule à l’ignorer.

 

mardi 12 septembre 2023

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise du lundi 11 septembre 2023

               Maroc : une catastrophe naturelle aggravée par       l'incurie et la misère

 11/09/2023

 

La commune rurale de Tizi N'Test dans la province de Taroudant. Crédit : alyaoum24

En dix secondes, le tremblement de terre qui a secoué le Haut-Atlas a plongé des dizaines de milliers de Marocains dans le drame et changé leur vie à jamais. Avec plus de 2100 morts, des milliers de maisons écroulées et des dizaines de villages entièrement détruits, beaucoup ont tout perdu et se retrouvent littéralement sans rien.

La plupart des victimes comptent parmi les pauvres, parce que ce ne sont pas les palais de la monarchie ni les paradis pour touristes qui se sont effondrés. Ce sont les maisons et les villages construits en pisé, parfois accrochés à flanc de montagne. Et eux n’avaient aucune chance de résister au séisme !

Même à Marrakech, ce ne sont pas les quartiers riches qui ont connu les destructions importantes. Les riads de Strauss-Kahn ou de Bernard-Henri Levy n’ont pas été touchés, ce sont les immeubles les plus vétustes de la Médina qui se sont écroulés.

Et comme toujours, les plus pauvres, surtout dans les régions les plus reculées, se sont retrouvés abandonnés avec leurs morts et leurs parents ensevelis. Deux jours durant, ils étaient bien souvent seuls à déblayer les gravats à mains nues pour retrouver des survivants. Encore aujourd’hui, beaucoup restent dans une détresse absolue, à dormir à même le sol avec une couverture pour seule protection, sans eau, sans nourriture et sans interlocuteur officiel.

Et le destin, invoqué par certains, a bon dos ! Le risque sismique et la fragilité des maisons étaient connus. Le tremblement de terre d’Al Hoceima en 2004 avait déjà fait 600 morts dans la région du Rif. Il y a 60 ans, celui d’Agadir en avait fait 12 000…

Mais le roi, qui possède un splendide hôtel particulier de 1 600 mètres carrés sur le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel, est sans doute plus intéressé par l’évolution de l’immobilier parisien que par un plan de prévention et de sécurisation des villages, des maisons et des infrastructures…

Exactement comme lors du séisme qui a frappé la Turquie, en février 2023, causant plus de 50 000 morts et celui de janvier 2010 en Haïti - 250 000 morts -, la population est non seulement victime d’une catastrophe naturelle, mais aussi et surtout de la misère et du sous-développement.

Aujourd'hui, tous les chefs de gouvernement font assaut de bons sentiments pour venir en aide aux Marocains : la France, les États-Unis, le Qatar, le Royaume-Uni, l’Espagne, Israël… jusqu’à l’Algérie voisine, opposée au Maroc sur la question du Sahara occidental. Cet œcuménisme humanitaire est d’une hypocrisie sans nom !

Hier, le président algérien et Mohamed VI s’invectivaient et brandissaient un nationalisme agressif visant à creuser un sentiment de haine entre Algériens et Marocains. Et aujourd'hui, Tebboune s’intéresserait au sort des paysans marocains !

Il y a la même hypocrisie du côté de Macron. Il ne veut pas rater l’occasion de se montrer généreux, mais il refuse toujours d’accorder plus de visas pour les Marocains qui veulent venir ici ! La France fait partie des grandes puissances qui maintiennent les travailleurs marocains dans la misère.

Même s’il y a de la friture sur la ligne entre Macron et le roi du Maroc parce que ce dernier a ordonné le piratage du téléphone de son homologue, la France est, depuis l’indépendance, un soutien de la monarchie. Et le grand patronat français s’accommode parfaitement de la dictature et de la répression politique et syndicale féroce que fait régner Mohamed VI pour exploiter les travailleurs au maximum.

Alors, il faut prendre tout le tapage fait autour de l’aide internationale pour ce qu’il est : du cinéma !

L’exemple d’Haïti ou de la Turquie montre d’ailleurs qu’il y a un fossé entre les promesses d’aide et ce qui parvient réellement sur le terrain. La seule aide qui n’échappera pas aux victimes et qui répondra réellement à leurs besoins viendra de la solidarité entre travailleurs.

Celle-ci s’est mise spontanément en place, au Maroc, au travers des réseaux familiaux ou associatifs, où elle a souvent devancé la présence gouvernementale. Elle s’organise aussi, ici, à l’initiative des travailleurs d’origine marocaine, et c’est tant mieux, parce qu’elle donnera du courage aux sinistrés pour surmonter cette catastrophe et reconstruire.

Mais pour reconstruire sur du solide, il faudra bâtir une société dans laquelle les exploités puissent jouir des richesses qu’ils créent. Dans ce but, il faudra s’unir pour renverser tous les régimes au service exclusif de la grande bourgeoisie, les monarchies répressives comme les soi-disant démocraties occidentales !            

 

                                                                     Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui mardi 12 décembre, de 18 heures à 19 h. devant l’Intermarché du centre commercial Joliot-Curie ;

-Mercredi 13 septembre, de 11 h. à 11 h.30 marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Les socialistes en France de 1871 à 1914, à Argenteuil, vendredi 22 septembre, 18 h.30 un entretien avec Thomas Rose à la librairie Le Presse-papier

 

Vendredi 22 septembre, je m’entretiendrai avec Thomas Rose, un militant de notre tendance politique Lutte ouvrière sur un aspect souvent méconnu, y compris des militants qui se réclament de l’avenir socialiste de l’humanité, celui des origines du mouvement ouvrier révolutionnaire. Les petits livres sur lesquels nous nous entretiendrons permettent d’une manière facile d’aborder simplement cette histoire. Chaque tome coûte 8,20 euros. Pour tous ceux qui comptent participer à cet échange (entrée libre), il est préférable de s’inscrire auprès de moi. Dominique

 

Les socialistes en France de 1871 à 1914 - Tome I

Les tentatives de construction d’un parti de classe – 1871 - 1898

 

Les socialistes en France de 1871 à 1914 - Tome II

Du ministérialisme à l’Union sacrée 1898-1914