mercredi 10 mai 2023

Sétif, Guelma, le 8 mai 1945, massacre en Algérie


De Gaulle, PCF,… , tous au courant, tous d’accord

 

 


Le 8 mai 1945, à Sétif et Guelma, en Algérie alors colonisée, la répression de manifestations pour l'indépendance se traduisit par un massacre, tuant entre 20 000 et 30 000 personnes.

         Ce crime s'est perpétré sous les ordres du gouvernement français, issu du Conseil National de la Résistance (CNR) et présidé par De Gaulle, avec la participation de ministres socialistes et communistes.

         La fin de la Deuxième Guerre mondiale qu'on commémore n'a pas signifié la libération pour les peuples coloniaux. Cette liberté, ils ont dû la gagner en luttant contre les puissances coloniales, en particulier contre la France.

 

Main-d’œuvre dans la viticulture : des combines pour faire du fric

 

Les raisins de la misère

 

 

Mardi 2 mai, des patrons de sociétés de main-d’œuvre viticole dans le Grand Libournais ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Libourne, l’un pour « traite d’êtres humains », l’autre pour avoir logé les salariés dans un logement indigne.

         Ils faisaient venir des travailleurs marocains en leur promettant trois ans de contrat avec salaire de 1 500 euros par mois. Mais, sur place, la réalité était tout autre. Les bulletins de salaire ne correspondaient pas aux travaux effectués. Ils vivaient à huit dans un T2, sans véritables meubles ou literies. De plus, un patron leur extorquait un « droit de passage » en France de 1 200 euros.

         Ces patrons ont été condamnés, parce que les travailleurs ont su s’organiser et se défendre malgré les intimidations. Mais combien de sociétés prestataires continuent à vendre leur main d’œuvre aux grands domaines, en imposant des bas salaires et des conditions de travail difficiles ?

         De plus, ceux qui ont été condamnés sont des hommes de main. Mais les donneurs d’ordres, les propriétaires des châteaux du Libournais et de Saint-Emilion, continuent en toute légalité, celle du profit, à profiter d’une main d’œuvre bon marché, à la source de leurs fortunes. C’est cette exploitation qui permet à Bernard Farges, vice-président du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) de déclarer : « Les grands crus sont comme l’industrie du luxe, ils ne souffrent pas ».

         S'organiser et se défendre collectivement : dans les châteaux comme partout, c'est la seule voie pour les travailleurs.

Argenteuil, la Seine, les berges, pour quand « la reconquête » ?

Il n’y a pas que l’Apollinaire du Pont Mirabeau qui aime la Seine

 

Argenteuil.fr

La fête du « Parc des berges » du 1er mai a été un succès populaire. Ce qui a particulièrement été une réussite fut la petite croisière organisée qui menait les participants du Parc au pont de Bezons. Il y aurait eu près de 3500 personnes à bord durant la journée. Un beau succès.

         Mais qu’est-ce que cela traduit ?

         Ce n’est pas une découverte, mais c’est le lien entre les habitants et le fleuve de la ville qu’ils habitent. Avec la Seine à Argenteuil, excusons-nous du peu, ce que les peintres Impressionnistes ont immortalisé par ailleurs.

         Quand les habitants retrouveront-ils pleinement ce lien avec le fleuve, cette eau qui coule et qui nous relie au monde ?

         La municipalité a promis que fin 2023, les habitants commenceraient à retrouver un accès véritable à leurs berges. On en est où pour les travaux nécessaires ? DM