mardi 9 mai 2023

Justice ? Pratiquement toujours du côté des actionnaires. Démonstration chez Vertbaudet à Marquette-lez-Lille

Rien de plus sur le salaire ? La réponse : la grève

 

 

Depuis le 20 mars dernier, plus de 80 grévistes, en grande majorité des femmes et payées au SMIC, continuent à se relayer sur le piquet de grève devant l’entrepôt de Verbaudet à Marquette-lez-Lille pour exiger des augmentations de salaires.

         La direction de cette enseigne de prêt à porter pour enfants n’a accordé aucune augmentation salariale pour 2023, alors qu’elle annonçait 27 millions de bénéfices sur l’année 2022.

         Dès le début de cette grève, la direction, sous les ordres du fonds d’investissements EQUISTONE et dont l’actionnaire majoritaire est le fils de François Fillon, a fait un recours massif à des intérimaires afin de limiter l’impact de la grève.

         Devant l’illégalité de cette manœuvre, la CGT a intenté une procédure judiciaire mais le jugement, annoncé jeudi 4 mai, a donné raison à la direction.

         Après les CRS, qui sont intervenus par deux fois contre les grévistes, voici la justice qui fait la démonstration qu’elle est au service des intérêts des capitalistes.

         Les grévistes ont mille fois raison de poursuivre leur lutte. Ils ne peuvent compter que sur leur détermination pour gagner.

 

Argenteuil, la butte d’Orgemont, les barbecues, et les aménagements nécessaires

Pas question pour les uns contre les autres de se mettre sur le grill

 

Photo Tam Tam Colonie
 

Une courte brève quelque peu polémique, mais mes lecteurs me pardonneront j’en suis sûr.

         Hier, jour férié, des habitants en ont profité pour un pique-nique sur la butte d’Orgemont. Et pourquoi ne pas en profiter pour un petit barbecue des familles ? Il est certain que lorsque l’on est confiné dans son appartement collectif, les barbecues ne sont en général ni possibles ni prévus. Alors, en faire un devant la vue magnifique qui touche au cœur chacun de Paris capitale vue du parc de la butte.

         Bien évidemment, cela devrait y être prévu, possible, et sécurisé.

         Que la butte garde son aspect quelque peu sauvage est une bonne chose, mais elle mériterait d’être entretenue davantage par la Région Ile de France qui en a plus ou moins directement la gestion. Et le « posteur » de Facebook qui revendique un garde-champêtre n’a certainement pas tort. Un joli mot qui fleure Jacques Tati ce terme de garde-champêtre !

         Diable, tout le monde devrait pouvoir s’arranger. Habitants des quartiers pavillonnaires ou des cités, oui, nous sommes tous tout de même de la même classe, la classe des travailleurs ! DM

Fonds Marianne : une (petite) mangeoire comme une autre

 

Évident : il y a associations et associations

 

Le Parquet national financier a décidé d'ouvrir une enquête à propos du fonds Marianne. Suite à l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, ce fonds avait été mis en place par la ministre Marlène Schiappa. Officiellement cet argent public doit financer la lutte contre la radicalisation.

         Non seulement certaines associations bénéficiaires servent bien plus à promouvoir la politique du gouvernement qu'à combattre l'islamisme. Mais visiblement, ce fonds a servi à des margoulins qui se sont payés en tant que dirigeants d'associations.

         L'enquête dira si Schiappa était au courant ou non. Mais les détournements d'argent public sont quotidiens : se servir dans les caisses de l'État, est le b.a. ba du métier de grand patron, avec l'aide des gouvernements.

lundi 8 mai 2023

Retour sur le 1er Mai, quelle voie à suivre maintenant ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

                                        1er Mai : un succès à exploiter

03 Mai 2023

Avec des défilés et des rassemblements dans quelque 300 villes, parfois très petites, et plus d’un million de manifestants dans tout le pays, le 1er Mai 2023 a été un grand succès, l’un des plus importants depuis longtemps.

L’intersyndicale avait décidé de faire de la journée internationale de lutte des travailleurs une 13e mobilisation contre la réforme des retraites. N’en déplaise aux journalistes favorables au gouvernement, comme ceux du journal Les Echos qui n’a pas vu « le raz-de-marée attendu », ou aux chaînes d’informations continues qui ont montré en boucle les images de casseurs pour mieux ignorer les motivations de la grande majorité des manifestants et tenter d’effrayer ceux qui n’ont pas défilé, le monde du travail a répondu présent.

La loi a beau avoir été votée et promulguée, les premiers décrets d’application rédigés, Macron et ses ministres ont beau vouloir tourner la page pour passer à une autre attaque, rien n’y fait. Des millions de travailleurs continuent de refuser de perdre deux années de vie supplémentaires au travail ou de partir avec une pension de misère. Cela montre que la colère est profonde et que les travailleurs ne ressentent pas le passage en force de Macron, puis la sanctification de la loi par les vieux « sages » du Conseil constitutionnel, comme une défaite démoralisante ni un clap de fin. Ce refus de se résigner est une épine dans le pied du gouvernement et un espoir pour les travailleurs.

Au refus de travailler deux ans de plus, s’ajoutent la colère et l’inquiétude devant les prix qui flambent et les salaires qui prennent chaque jour du retard sur l’inflation, alors même que les profits des capitalistes et la fortune d’une poignée de grands bourgeois s’envolent. Explicitement ou confusément, bien des travailleurs constatent que, derrière Macron et son arrogance, c’est la bourgeoisie qui est à l’offensive, qu’elle mène une lutte de tous les instants pour drainer vers elle le maximum de richesses. Elle ne s’arrêtera jamais, exigera que ceux qui gouvernent, Macron aujourd’hui, ses successeurs demain, quelle que soit leur couleur politique, taillent sans fin dans les conditions de vie des classes populaires.

C’est pourquoi, au-delà de Macron, il faut viser ses donneurs d’ordres, les capitalistes et les financiers. Les travailleurs disposant de l’immense force collective que leur donne leur rôle au centre de l’économie, leur concentration dans les entreprises, ils pourraient ainsi enrayer la machine à profit. Pour défendre leurs intérêts, il n’y aura jamais ni bon président, ni bon Parlement, ni bonne Constitution, mais un bon rapport de force et la conscience que la lutte de classe ne s’arrêtera pas tant que régnera la bourgeoisie.

                            Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2857)

 

Les prochaines permanences prévues :

-Mardi 9 mai, de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 10 mai, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux.

 

 

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