lundi 8 mai 2023

Faillites : Go Sport, une faillite payée par les travailleurs

 

Des capitalistes jamais perdants. Seuls les travailleurs le sont

 

 

Go Sport ayant fait faillite, c'est Intersport qui a remporté la timbale en rachetant le groupe pour pas cher. Intersport récupère 72 magasins de son concurrent ce qui met en joie son PDG, qui trouve le « projet fantastique ».

         Mais il prévient déjà les salariés : « Il faudra un effort collectif intense pour remettre le vaisseau droit. » Ça promet pour les conditions de travail et déjà, dans le plan de reprise, seuls 1 630 employés seront repris sur les 2 150.

         La guerre entre les requins capitalistes se fait toujours avec la peau des travailleurs.

Éducation : des promesses sans aucun moyen

 

Sans embauches supplémentaires : des mots creux

 


Macron a promis que les élèves de 6e auront tous une heure de soutien hebdomadaire, en maths ou en français. Or les collèges n'ont pas reçu de moyens supplémentaires pour effectuer ces heures d'enseignement. Il leur faudra donc bricoler pour que Macron puisse affirmer qu'il a bien tenu sa promesse, quand bien même ces heures d'accompagnement se feraient à trente élèves et seraient donc totalement inefficaces.

         Sans aucun moyen, notamment des embauches, les annonces ne sont comme d'habitude que des mots creux, bien loin des besoins des élèves et des travailleurs de l'Éducation nationale.

Parcoursup, parfois des dépenses inacceptables

 

Parcoursous

 

Slate.fr

La clôture des vœux parcoursup, la plate-forme permettant l'accès à l'enseignement supérieur pour les élèves de terminale, a eu lieu le 6 avril dernier. En faisant leurs vœux, certains ont eu la mauvaise surprise de découvrir que postuler à certaines formations n'était pas gratuit. On savait déjà que certaines écoles avaient des frais d'inscription prohibitifs, mais demander en plus des frais pour simplement postuler, sans aucune garantie d'être pris, c'est se moquer du monde ! Seuls les boursiers sont exemptés, mais les critères pour être éligibles aux bourses sont très restrictifs.

         Deux exemples parmi une pléthore : l'Université technologique de Compiègne (UTC), une grande école d'ingénieurs de l'Oise, demandait 105 euros aux élèves qui souhaitaient poser leur candidature pour cette école sur parcoursup. La note est plus salée encore pour Sciences Po : 150 euros pour postuler, plus 50 euros par IEP. Donc si on demande Paris et Lille, on devait payer 250 euros. Un peu beaucoup pour des "frais de dossier"... En cumulant les vœux, on se retrouve ainsi très vite à devoir payer plusieurs centaines d'euros ! 

         Parcoursup n'est pas une plate-forme d'orientation mais bien un outil de sélection dans lequel, avant même la sélection proprement dite effectuée par des écoles, il existe une pré-sélection par l'argent. C'est particulièrement vrai pour les écoles renommées, dont l'UTC et Sciences Po citées ci-dessous même s'ils s'en défendent, qui cherchent délibérément à éloigner les jeunes issus des milieux défavorisés de leurs rangs. Ces derniers ont de quoi être révoltés.