samedi 6 mai 2023

Police : un tir de LBD dans la tête légitimé par la justice

 

Une légitimation les violences policières

 


En décembre 2018, alors qu'elle cherchait son chemin dans le centre de Bordeaux le même jour qu'une manifestation de gilets jaunes, une femme avait été prise pour cible par la police et reçu un tir de LBD à l'arrière de la tête.

         Aujourd'hui, dans le contexte des interventions violentes des forces de l'ordre contre les manifestations, la justice administrative a conclu que cette femme était en partie responsable de sa blessure pour s'être trouvée à proximité d'une manifestation.

         Une victime qui porte plainte et qui est déclarée coupable : c'est une légitimation les violences policières passées, actuelles et futures.

Lycées professionnels : tout pour les entreprises

La culture générale des élèves ? Et pourquoi ça ?

 

 

Macron a présenté sa réforme du lycée professionnel. Il prévoit d'augmenter le temps de stage de 50 %, et donc de diminuer d'autant la formation générale des élèves.

         Mais, ajoute-t-il, les stages seraient rémunérés, entre 50 et 100 euros la semaine. Des sommes dont, bien que très faibles, le gouvernement exonèrerait les entreprises chez qui ces stagiaires travailleraient : c'est l'État qui verserait l'indemnité.

         Les jeunes apprendront ainsi encore plus vite le sens du mot exploitation, et sans doute avec celui de révolte.

 

Argenteuil, quartier populaire périphérique du Val d’Argenteuil-Nord : services de la vie quotidienne à l’abandon

 

Triste tropiques de la Ville

Le quartier populaire du Val d’Argenteuil a le tort de se trouver dans une situation périphérique. Peuplé pourtant par une vingtaine de milliers d’habitants, les services utiles à la population sont réduits à une portion extrêmement congrue. Disposant de très peu de commerces, sans Poste, il vient de connaître ces dernières semaines deux mauvais coups très durs.

         La médiathèque Desnos, lieu de loisir, de culture, et d’éducation, doit être reconstruite, mais sera fermée deux ans sans que la municipalité n’ait trouvé d’espace provisoire de remplacement.

         Il y a pourtant un espace disponible, vide depuis longtemps, qui pourrait être réhabilité pour en faire usage : l’ancienne agence de sécurité sociale du quartier. Mais qu’à cela ne tienne, cette voie a été aussi abandonnée.

         Deuxième coup dur : la fermeture du magasin alimentaire que l’on ne pouvait plus appeler supermarché, et qui n’était depuis des années que l’ombre d’un magasin des temps passés, ne pouvant de plus offrir les produits s’adressant à toutes les clientèles du quartier. (Un petit marché supplémentaire vient d’être créé le mardi après-midi, mais il ne peut offrir tous les produits nécessaires)

 

         Le Val-Nord, un quartier populaire, un quartier ouvrier, mais délaissé non seulement par les services publics utiles à la population, mais par bien d’autres services pourtant essentiels. DM