Triste tropiques de la Ville
Le quartier populaire du Val d’Argenteuil
a le tort de se trouver dans une situation périphérique. Peuplé pourtant par
une vingtaine de milliers d’habitants, les services utiles à la population sont
réduits à une portion extrêmement congrue. Disposant de très peu de commerces,
sans Poste, il vient de connaître ces dernières semaines deux mauvais coups
très durs.
La
médiathèque Desnos, lieu de loisir, de culture, et d’éducation, doit être
reconstruite, mais sera fermée deux ans sans que la municipalité n’ait trouvé d’espace
provisoire de remplacement.
Il
y a pourtant un espace disponible, vide depuis longtemps, qui pourrait être
réhabilité pour en faire usage : l’ancienne agence de sécurité sociale du
quartier. Mais qu’à cela ne tienne, cette voie a été aussi abandonnée.
Deuxième
coup dur : la fermeture du magasin alimentaire que l’on ne pouvait plus
appeler supermarché, et qui n’était depuis des années que l’ombre d’un magasin
des temps passés, ne pouvant de plus offrir les produits s’adressant à toutes
les clientèles du quartier. (Un petit
marché supplémentaire vient d’être créé le mardi après-midi, mais il ne peut
offrir tous les produits nécessaires)
Le
Val-Nord, un quartier populaire, un quartier ouvrier, mais délaissé non
seulement par les services publics utiles à la population, mais par bien d’autres
services pourtant essentiels. DM