Mouvement
contre la réforme des retraites : et maintenant ?
03 Mai 2023
Après treize journées de
manifestations réussies, alors que le rejet de la réforme des retraites reste
unanime dans le monde du travail, au lendemain d’un 1er Mai où l’on
a vu s’exprimer la colère des opprimés et la joie de se retrouver ensemble,
chacun se demande comment continuer.
Non seulement le gouvernement ne
recule pas mais il prépare de nouvelles attaques. Il ne le fait pas à cause
d’une quelconque surdité ou parce qu’il serait coupé des réalités et ne saurait
pas comment vivent les petites gens, comme le prétendent trop facilement ses
opposants politiques. Il le fait sur ordre, pour conforter les profits des
grandes entreprises, pour assurer les rentes des gros actionnaires, pour tenter
de faire baisser la tête aux travailleurs et, marginalement, pour la gloriole
lamentable de la coterie macronienne.
L’Intersyndicale, réunie mardi 2
mai, propose une nouvelle journée de manifestations le 6 juin, soit deux jours
avant le passage à l’Assemblée d’une proposition visant à ramener l’âge de
départ en retraite à 62 ans. Ni le fait que cette motion soit présentée par des
députés d’un groupe prêt à se rallier au plus offrant, ni les rebuffades
parlementaires d’hier, ni même l’espoir mis dans les votes des parlementaires
de la droite et de l’extrême droite ne semblent rebuter l’Intersyndicale. D’ici
le 8 juin, elle propose d’aller convaincre les députés de voter en ce sens à la
date fatidique. C’est une fois de plus demander aux travailleurs de remettre
leur sort entre les blanches mains parlementaires.
En attendant, les dirigeants des
centrales syndicales retrouveraient leur train-train habituel et iraient
négocier, c’est-à-dire accepter les reculs en les présentant comme des
victoires, de cabinets ministériels en antichambres patronales. Il est déjà
question de répondre, ensemble ou séparément, à l’invitation de la Première
ministre, avec, en cadeau de retrouvailles, une orangeade et une photo sur le
perron de Matignon.
Mais les travailleurs ont les
moyens de troubler les calculs des uns et des autres. Durant quatre mois ils
ont répondu présent dans les manifestations, des centaines de milliers ont
participé à des grèves et combien ont apporté leur pierre, d’un mot, d’un
sourire complice, d’une réflexion partagée à une caisse, au vestiaire, au
chantier ? Les travailleurs ont ainsi commencé à réapprendre, à apprendre
en fait pour la plupart, qu’ils font partie d’une même classe, qu’ils
constituent une force, qu’ils ont des intérêts communs face à la classe
capitaliste et que les institutions sont faites contre eux.
Cette conscience de classe qui se
réveille, résultat et combustible de ces mois de lutte, peut et doit se
renforcer dans les épreuves et les luttes qui s’annoncent.
Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2857)
Les prochaines
permanences prévues :
-aujourd’hui vendredi
5 mai, de 11 h. à midi, centre commercial, cité Joliot-Curie,
-de 15 h.40 à
16 h.40 au marché du Val-Nord ;
-et de de 17
h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;
-samedi 6 mai,
de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;
-de 11 h. à
midi au marché de la Colonie ;
-dimanche 7 mai,
de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,
-et de 11 h. à
midi, marché Héloïse ;
-mardi 9 mai,
de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;
-mercredi 10
mai, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.
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