samedi 6 mai 2023

Commune de Paris, Église catholique, Réaction bourgeoise : la mémoire du camp des Versaillais. Une brève de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

150 ans après la Commune : la haine de classe

03 Mai 2023

Le 22 avril, l’Église a béatifié cinq prêtres exécutés pendant la Commune de Paris le 26 mai 1871. L’église Saint-Sulpice de Paris était pleine pour cette cérémonie, à laquelle ont participé l’archevêque de Paris, des évêques et des membres de congrégations, pour rendre hommage aux victimes de ce qu’ils présentent comme le plus grand bain de sang de la Commune.

L’exécution de ces otages a été une réaction aux massacres que l’armée du gouvernement bourgeois de Thiers perpétrait à grande échelle depuis le 21 mai. Ils firent au total 20 000 tués. La justice bourgeoise décida ensuite l’emprisonnement de 40 000 hommes et femmes dont la très grande majorité était des travailleurs. La bourgeoisie leur faisait payer ainsi l’instauration du premier pouvoir ouvrier.

Une haine de classe que, plus de 150 ans après, cette brochette de réactionnaires continue de propager contre les ouvriers révolutionnaires, ceux d’hier… et ceux d’aujourd’hui.

                                                    A. R. (Lutte ouvrière n°2857)

  



vendredi 5 mai 2023

Mouvement contre la réforme des retraites : et maintenant ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

Mouvement contre la réforme des retraites : et maintenant ?

03 Mai 2023

Après treize journées de manifestations réussies, alors que le rejet de la réforme des retraites reste unanime dans le monde du travail, au lendemain d’un 1er Mai où l’on a vu s’exprimer la colère des opprimés et la joie de se retrouver ensemble, chacun se demande comment continuer.

Non seulement le gouvernement ne recule pas mais il prépare de nouvelles attaques. Il ne le fait pas à cause d’une quelconque surdité ou parce qu’il serait coupé des réalités et ne saurait pas comment vivent les petites gens, comme le prétendent trop facilement ses opposants politiques. Il le fait sur ordre, pour conforter les profits des grandes entreprises, pour assurer les rentes des gros actionnaires, pour tenter de faire baisser la tête aux travailleurs et, marginalement, pour la gloriole lamentable de la coterie macronienne.

L’Intersyndicale, réunie mardi 2 mai, propose une nouvelle journée de manifestations le 6 juin, soit deux jours avant le passage à l’Assemblée d’une proposition visant à ramener l’âge de départ en retraite à 62 ans. Ni le fait que cette motion soit présentée par des députés d’un groupe prêt à se rallier au plus offrant, ni les rebuffades parlementaires d’hier, ni même l’espoir mis dans les votes des parlementaires de la droite et de l’extrême droite ne semblent rebuter l’Intersyndicale. D’ici le 8 juin, elle propose d’aller convaincre les députés de voter en ce sens à la date fatidique. C’est une fois de plus demander aux travailleurs de remettre leur sort entre les blanches mains parlementaires.

En attendant, les dirigeants des centrales syndicales retrouveraient leur train-train habituel et iraient négocier, c’est-à-dire accepter les reculs en les présentant comme des victoires, de cabinets ministériels en antichambres patronales. Il est déjà question de répondre, ensemble ou séparément, à l’invitation de la Première ministre, avec, en cadeau de retrouvailles, une orangeade et une photo sur le perron de Matignon.

Mais les travailleurs ont les moyens de troubler les calculs des uns et des autres. Durant quatre mois ils ont répondu présent dans les manifestations, des centaines de milliers ont participé à des grèves et combien ont apporté leur pierre, d’un mot, d’un sourire complice, d’une réflexion partagée à une caisse, au vestiaire, au chantier ? Les travailleurs ont ainsi commencé à réapprendre, à apprendre en fait pour la plupart, qu’ils font partie d’une même classe, qu’ils constituent une force, qu’ils ont des intérêts communs face à la classe capitaliste et que les institutions sont faites contre eux.

Cette conscience de classe qui se réveille, résultat et combustible de ces mois de lutte, peut et doit se renforcer dans les épreuves et les luttes qui s’annoncent.

                                                   Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2857)

 

Les prochaines permanences prévues :

-aujourd’hui vendredi 5 mai, de 11 h. à midi, centre commercial, cité Joliot-Curie,

-de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;

-et de de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-samedi 6 mai, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 7 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-mardi 9 mai, de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 10 mai, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

 

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Manifestations : des interpellations policières massives et sans motif

 

Des interpellations pour intimider

 

 

Les forces de police ont arrêté à Paris 457 personnes dans la journée du 23 mars, journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

         80% de ces interpellations ont abouti à l'absence de poursuite. Ce que dénonce la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté comme une instrumentalisation des gardes à vues à des fins répressives.

         Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, promet de répondre à ces critiques, quand la préfecture de police aura le temps d'instruire le dossier. Ce sera sans doute moins pressé, et moins expéditif que les interpellations.