dimanche 16 avril 2023

Argenteuil, les luttes contre la réforme, pour les salaires, les conditions de travail sont devant nous. Bilan d'étape.

Continuer avec plus de détermination

 

Manifestation à Argenteuil
 

Les quelques discussions que nous avons hier lors des permanences indiquent que le sentiment de refus de la loi des 64 ans sort grandi de ces 48 heures des palinodies autour du Conseil constitutionnel, et la promulgation de la loi au cœur de la nuit la plus noire.

         Le mécontentement profond au sein du monde du travail est non seulement le résultat de la perspective des 64 ans, mais aussi de la hausse des prix, et de la dégradation des conditions de travail.

         À Argenteuil, si ce mécontentement est profond, il n’a pas entraîné jusqu’à ce jour de mobilisation massive, et d’entrée dans la grève et les manifestations de larges secteurs du monde du travail local, hormis les deux jours de grève d’espérance d’une partie des travailleurs d’Azur en charge du ramassage et du traitement des ordures.

         Des travailleurs, ici ou là, ont participé à une ou plusieurs journées de grève. Seule une petite minorité s’est retrouvée dans les 13 manifestations parisiennes pourtant très dynamiques.

         C’est dans l’Éducation nationale que le pourcentage de grévistes et de manifestants a été le plus important. Plusieurs dizaines d’entre eux ont assuré la permanence d’une Assemblée générale de grévistes qui a permis de se connaître, et de prendre un certain nombre d’initiatives dont celle de s’adresser par deux fois aux habitants d’Argenteuil au « carrefour Babou ». En tout cas, salut à eux, et que s’étende leur engagement militant.

         Une initiative notable a été aussi celle dont des lycéens du lycée Georges Braque ont été à l’origine.

         La lutte continue donc, et le moins que l’on puisse dire est qu’elle a des réserves. Ce sont les dizaines de milliers de travailleurs et d’habitants de la localité qui voient le mouvement avec une profonde sympathie mais ne sont pas encore entrés dans l’action.

         Nous venons de tellement loin avec ces décennies de recul de la combativité et de l’organisation politique du monde du travail. Nous espérons que ce qui a commencé en janvier dernier est le prélude d’une véritable remontée de la volonté et de la conscience de millions de travailleurs. En attendant, contre la réforme des retraites la lutte continue. Vive la lutte, à Argenteuil comme partout. DM

 

Stellantis : le domestique des gros actionnaires bien récompensé

 

Extravagances… du capitalisme

 

Quand ce monde-là voit sa vie en bleue
 

L'assemblée générale des actionnaires de Stellantis a validé les 23,5 millions d'euros que le PDG Tavares touche pour l'année 2022. Cela équivaut à 64 328 euros par jour. Les travailleurs du groupe automobile, dont beaucoup gagnent moins de 2 000 euros par mois, apprécieront.

         Tavares est très bien récompensé parce que les gros actionnaires du groupe se sont partagé une bonne partie des 16,8 milliards d'euros de bénéfices en 2022. Ces sommes extravagantes sont du carburant pour convaincre qu'il faut imposer des augmentations de salaires et les indexer sur la flambée des prix.

Compagnies d’assurance : assurer les profits avant tout

 

Assurer ? Mais la rentabilité avant tout !

 

 

En 2022 plus d'un million de personnes ont vu leur assurance résiliée. Dans les compagnies d'assurance, des services mettent en surveillance les clients jugés trop peu rentables, sans les en informer. Si l'on a eu plusieurs accidents, que l'on en soit responsable ou pas, l'assureur peut décider que cela lui coûte trop cher et ne rapporte pas assez. La résiliation du contrat peut tomber du jour au lendemain.

         Les compagnies d'assurance privées assurent avant tout... les dividendes versés à leurs actionnaires. Quant aux autres, elles assurent la tranquillité de leurs affaires.