dimanche 16 avril 2023

PCF : lutte des places à gauche. Un article de notre hebdomladaire Lutte ouvrière de cette semaine

PCF : lutte des places à gauche

12 Avril 2023

Le PCF a tenu son 39e congrès du 7 au 10 avril à Marseille. Fabien Roussel, réélu à sa tête, s’est fait remarquer en déclarant que « la Nupes est dépassée » et qu’il faut rassembler la gauche jusqu’à Bernard Cazeneuve, l’ex-Premier ministre de Hollande.

Il n’y a pas à s’étonner de la main tendue à un politicien qui a refusé l’alignement du PS derrière la Nupes initiée par Mélenchon et qui se démarque du spectacle radical joué par les députés LFI au Parlement.

D’un côté, même si ce n’est guère que par son nom, le Parti communiste français reste associé à la lutte des classes et à la contestation du capitalisme. Malgré ses déboires électoraux successifs et la perte des municipalités qu’il a dirigées pendant des décennies, il conserve un réseau militant dans certains quartiers populaires et parmi les travailleurs, un réseau que n’ont pas les autres partis de la gauche gouvernementale. Il continue d’attirer à lui des femmes et des hommes, y compris des jeunes, pour qui « la lutte des classes est toujours une réalité », pour reprendre les termes d’un sondage qu’il a commandé.

Mais, de l’autre côté, la politique des dirigeants du PCF, depuis des décennies – en fait depuis les années 1930, où il a cessé d’être un parti révolutionnaire pour devenir un gardien de l’ordre social –, a toujours consisté à apporter leur soutien à un politicien bourgeois présentable en vue d’obtenir des ministères. Blum, De Gaulle, Mitterrand, Jospin : la liste est longue et le spectre politique très large. Quand le PCF avait une influence presque hégémonique dans la classe ouvrière, sa capacité à encadrer les travailleurs était le principal argument de ses dirigeants pour monnayer des postes de ministres. Leur participation au pouvoir s’est accompagnée de leur complicité dans les coups portés aux travailleurs, comme sous Mitterrand qui a mis en œuvre le blocage des salaires et laissé supprimer des centaines de milliers d’emplois, puis sous Jospin qui a privatisé en masse. Cette politique a fait chuter les voix du PCF, partir ses militants et baisser son influence, sans que ses dirigeants changent vraiment de politique.

Quand l’ex-sénateur ­Mélenchon a rompu avec le PS, les dirigeants du PCF, sous l’égide de Pierre Laurent, l’ont aidé à créer le Front de gauche, lancé lors des élections européennes de 2009. En 2017 après la création de La France insoumise (LFI), ils ont mis le dévouement de leurs militants au service de sa campagne présidentielle. Mais, à trop suivre Mélenchon, le PCF risquait de disparaître. En 2020, pour conserver des municipalités, il avait besoin d’alliances avec le PS. En 2022, pour sauvegarder l’existence indépendante de son appareil, Fabien Roussel a choisi de se présenter à la présidentielle. Puis, pour faire réélire ses députés, il a pris part à la Nupes, l’alliance électorale proposée par LFI pour les élections législatives de juin 2022. Aujourd’hui, pour ne pas tout parier sur l’alliance avec LFI, Fabien Roussel tend la main aux dissidents du PS, hostiles à Olivier Faure et à la Nupes.

Sur le fond, tous ces politiciens sont bonnet blanc et blanc bonnet, selon une vieille formule du PCF. Sur le terrain du nationalisme ou du protectionnisme, les différences entre Roussel, Mélenchon ou Ruffin sont indiscernables. Sur le terrain de la sécurité, Roussel, qui est allé manifester derrière la police, aux côtés de Darmanin et Bardella en mai 2021, doit apprécier Cazeneuve, ancien ministre de l’Intérieur.

Depuis des années, la politique du PCF se résume ainsi à ses tentatives de sauvegarder ses positions électorales face aux pressions de ses alliés, tout en se présentant toujours comme candidat à être un parti de gouvernement. Cela signifie en tout cas être « toujours prêt » à faire passer sous la table les revendications des travailleurs, comme on l’a vu quand le PCF a eu des ministres sous Mitterrand comme sous Jospin.

Ce n’est pas au PCF, pas plus dans sa version Roussel que dans les précédentes, que les militants ouvriers et les jeunes, attirés par le langage « lutte de classe », la référence au communisme et l’envie de combattre le capitalisme, trouveront une réponse à leurs aspirations.

                                             Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2854)

samedi 15 avril 2023

Conseil constitutionnel ou pas, cette réforme-là on n’en veut pas

Ce que le pouvoir fait

Les travailleurs en grève

Peuvent le défaire !

 

 

Comme il fallait s’y attendre, le Conseil constitutionnel a validé la majorité des mesures du projet de loi du gouvernement qui fait passer de 62 à 64 ans l’âge de référence de départ à la retraite.

         Comme Nathalie ARTHAUD l’écrivait en début de semaine : « Il n’y a pas de miracle à attendre du côté du Conseil constitutionnel. Cette institution peut, en théorie, censurer tout ou une partie de cette loi. Mais ses membres, de Fabius à Juppé, ont un CV long comme le bras en matière d’attaques anti- ouvrières. Six de ses neuf membres ont même été nommés par Macron et s’ils sont dits « sages », c’est qu’ils n’ont jamais rien fait de déplaisant aux yeux de la bourgeoisie qui domine toute la société. »

         Bref pour refuser ce recul majeur, pour une hausse des salaires, et contre la dégradation des conditions de travail, le combat continue. DM

 

Police, quand dans une région majoritairement réactionnaire la police se croit tout permis

Communiqué de l'UL Vannes :

La 12ième journée de mobilisation contre la réforme des retraites s'est une nouvelle fois déroulée dans le calme et la détermination. 

Après une prise de parole remarquée des organisations de jeunesse, et alors que la manifestation se dispersait dans le calme, les agents de la brigade anti criminalité ont arrêté arbitrairement 2 lycéens sans qu'aucune action délictueuse n'ai été commise. 

L'ensemble des organisations syndicales et manifestants encore présents ont été très choqué par la scène totalement disproportionnée par rapport à l'ambiance générale de la manifestation. 

Il a donc été convenu de se rendre au commissariat pour un rassemblement de soutien pour les lycéens. 

Très rapidement les forces de polices présentes ont encerclé et gazé les manifestants. 

Deux militants dont le secrétaire général de l'union locale CGT ont été molestés et arrêtés alors qu'ils tentaient de protéger les lycéens. 

Les forces de l'offre ont reçu ensuite des renforts de Lorient et ont décidé vers 15H00, alors que le rassemblement était pacifiste de charger et poursuivre les manifestants présents. 

Ce déchaînement de violence était particulièrement ciblé vers les jeunes qui ont été poursuivis dans toute la ville.

L'intersyndicale condamne ces arrestations arbitraires et dénoncent le comportement d'une partie des forces de l'ordre envers la jeunesse. 

Nous exigeons la libération immédiate de tous nos camarades. 

Nous signalons aussi un blessé grave dû à un tir de grenade dans le dos lors du rassemblement devant l’hôtel de police. 

Notre camarade a été brûlé au troisième degré, les forces de police l'ont repoussé alors qu'il réclamait de l'aide. 

Nous rappelons notre détermination à lutter contre cette réforme des retraites.  

 

Communiqué transmis ce soir à 17h30 devant la presse - Le Télégramme et Ouest-France

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui samedi 15 avril, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 16 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-lundi 17 avril, de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

 -de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 19 avril, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

 

La Fête de Lutte ouvrière, un grand moment de fraternité

Trois jours exceptionnels

 

 

La Fête de Lutte ouvrière se tiendra à Presles le week-end de Pentecôte, les 27, 28 et 29 mai. Spectacles et culture, stands de jeux et de repas sont au programme. La fête est également un grand rassemblement politique, et un lieu d’échange entre celles et ceux qui veulent changer le monde. Notre camarade Nathalie Arthaud y tiendra deux meetings.

         La carte d’entrée, valable pour les trois jours, coûte 25 euros sur place, mais seulement 15 euros jusqu’au 15 avril. Alors, réservez-la vite !

 

Il reste trois jours pour l’achat de la vignette d’entrée à 15 euros (jusqu’à aujourd'hui) pour la fête. Après, ce sera 20 euros, et sur place, 25. Contactez-nous : MDommarie@aol.com, 0699499864

Passez à nos permanences à Argenteuil.