Le
mouvement doit continuer
12 Avril 2023
Jeudi 6 avril, les cortèges ont
regroupé à nouveau des centaines de milliers de manifestants, avec, comme à
chaque fois depuis le 19 janvier, un nombre de grévistes toujours important,
même s’il est difficile à connaître puisque les patrons des entreprises du
privé ne le communiquent pas.

Nombre de dirigeants politiques
et syndicaux ont présenté le vendredi 14 avril, date de rendu de l’avis du
Conseil Constitutionnel sur la réforme, comme une étape décisive. Ainsi, le
dirigeant de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré : « Je ne
remettrai pas en cause la légitimité du Conseil constitutionnel » sur
la réforme des retraites. Mais au nom de quoi les neuf « sages » qui
siègent dans cette instance auraient-ils une légitimité pour décider de l’âge
de départ à la retraite de millions de travailleurs ? Sur ces neuf
membres, deux ont été nommés par Macron, trois par l’actuel président du Sénat,
le LR Gérard Larcher, deux par le macroniste Richard Ferrand quand il était
président de l’Assemblée nationale. Parmi eux figure l’ancien Premier ministre
de droite Juppé, qui en 1995 avait tenté de s’attaquer aux retraites et avait
dû manger son chapeau face à la mobilisation. Enfin, c’est Fabius, lui aussi
ancien Premier ministre, qui préside cette assemblée au sein de laquelle les
travailleurs n’ont vraiment aucun ami ! Tous sont des représentants
patentés de la bourgeoisie, et certains ont eu l’occasion de le montrer en
exerçant des responsabilités ministérielles.
Cette institution constitue la
dernière étape du processus législatif et le coiffe comme une sorte de
dispositif de sécurité. Selon Macron et tous ceux qui évoquent sa légitimité,
les travailleurs n’ont plus qu’à s’incliner après qu’il a rendu son avis. Pour
le justifier, ils évoquent le respect de règles démocratiques. En fait de démocratie,
ils voudraient que les travailleurs respectent les règles d’un système organisé
pour permettre à un gouvernement d’imposer des lois conformes aux intérêts
d’une minorité de capitalistes, sans avoir à tenir compte de ce que pensent la
majorité de la population et en particulier des travailleurs.
Les travailleurs ont, quant à
eux, la légitimité d’être la classe qui produit les richesses et assure les
tâches utiles et indispensables à la vie sociale. Ils ont le droit légitime de
refuser que leur mouvement pour défendre leurs retraites soit mis en balance
avec la volonté de neuf représentants de la classe privilégiée !
La seule chose qui comptera en
définitive est le rapport de force que la classe ouvrière sera capable
d’instaurer face à la bourgeoisie pour défendre ses conditions de vie, ses
salaires, ses emplois, sa retraite, en utilisant ses vraies armes que sont ses
mobilisations, les grèves et les manifestations.
Charles Legoda (Lutte ouvrière n°2854)
À nouveau
en grève et dans la rue
Aujourd’hui
jeudi 13 avril 2023
Manifestation
à Paris
14 heures
Opéra
Les prochaines
permanences prévues.
-aujourd’hui jeudi
13 avril, de 18 h. à 18 h.30, centre commercial, terrasse du Val-Nord ;
-vendredi 14
avril, de de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;
-samedi 15
avril, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;
-de 11 h. à
midi au marché de la Colonie ;
-dimanche 16 avril,
de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,
-et de 11 h. à
midi, marché Héloïse ;
-lundi 17
avril, de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
-de 18 h. à 19 h. au centre commercial des
Raguenets ;
-mercredi 19
avril, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.
La Fête
de Lutte ouvrière, un grand moment de fraternité
Trois jours exceptionnels
La Fête de Lutte ouvrière se
tiendra à Presles le week-end de Pentecôte, les 27, 28 et 29 mai. Spectacles et
culture, stands de jeux et de repas sont au programme. La fête est également un
grand rassemblement politique, et un lieu d’échange entre celles et ceux qui
veulent changer le monde. Notre camarade Nathalie Arthaud y tiendra deux
meetings.
La
carte d’entrée, valable pour les trois jours, coûte 25 euros sur place, mais
seulement 15 euros jusqu’au 15 avril. Alors, réservez-la vite !
Il reste
trois jours pour l’achat de la vignette d’entrée à 15 euros (jusqu’à samedi
inclus) pour la fête. Après, ce sera 20 euros. Contactez-nous : MDommarie@aol.com, 0699499864
Passez à
nos permanences à Argenteuil.