mercredi 8 mars 2023

Combat pour l’égalité : quand le gouvernement se moque des femmes !

Il faut vraiment être Borne pour présenter cela comme une avancée

 

 

Avant la journée internationale de lutte des femmes, et dans le contexte de la mobilisation sur les retraites, Borne a annoncé quelques mesures. Les serviettes hygiéniques réutilisables seront remboursées aux moins de 25 ans, et des pôles spécialisés sur les violences intrafamiliales seront créés dans les tribunaux.

         Alors que la réforme des retraites du gouvernement attaque particulièrement les travailleuses, il faut oser présenter cela comme des avancées réelles pour les femmes !

 

8 mars : à bas les inégalités hommes-femmes !

8 mars : à bas les inégalités hommes-femmes !

01 Mars 2023

En 1911, à l’initiative de la 2e Internationale, le 8 mars est devenu la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, à commencer par leur égalité avec ceux des hommes.

Aujourd’hui, dans la tête de tous les bien-pensants, cette date a été banalisée sous le nom de « journée de la femme », ce qui la vide de son contenu révolutionnaire. Mais pour les militantes et les militants, pour les associations féministes, les syndicats et les partis ouvriers, ce n’est « ni la fête des mères, ni la fête des femmes », comme le dit le collectif appelant à manifester le 8 mars. Au contraire, cela doit rester une journée de lutte contre cette société capitaliste, en solidarité avec les opprimés du monde entier, à commencer par les femmes, encore plus exploitées et maltraitées que les hommes.

Il n’est pas besoin de chercher loin pour voir quelles sont les injustices dont les femmes sont victimes. Le projet de réforme des retraites en montre de flagrants exemples, et les mensonges gouvernementaux sur les prétendus bénéfices qu’il leur apporterait n’ont pas tenu longtemps.

La dénonciation par les manifestants de l’inégalité de traitement a largement été mise en avant. Ainsi, la promesse de toucher une pension minimale de 1 200 euros ne vaut que pour une carrière complète, ce qui n’est pas le cas pour 40 % des femmes qui ont eu des carrières hachées avec l’arrivée d’enfants. L’âge de départ en retraite porté à 64 ans suscite évidemment la colère quel que soit le sexe. Mais 20 % des femmes devront de toute façon travailler jusqu’à 67 ans, soit cinq ans de plus qu’actuellement, si elles ne veulent pas subir une décote sur le montant de leur pension. Et de toute façon, l’inégalité des salaires fait que celle-ci est en moyenne inférieure de 28 % à celle des hommes.

Déjà, l’appel à la mobili- sation le 7 mars contre la réforme des retraites sera l’occasion pour qu’hommes et femmes soient nombreux à dénoncer les inégalités subies par ces dernières. Dans la foulée, le 8 mars doit se faire entendre la solidarité envers les femmes qui luttent pour l’égalité des droits, en France et dans le monde.

Lutte ouvrière appelle à se joindre aussi aux manifestations prévues ce jour-là, à Paris et dans les différentes villes.

                                        Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2848)

 

Manifestation à Paris

14 Heures Place de la République