mardi 7 mars 2023

Argenteuil, les jours de lutte qui s’annoncent, l’occasion pour tous, habitants et agents territoriaux d’exprimer leur ressentiment et leurs revendications, y compris locales

 

Abandon du projet Fiminco ! Imposer les revendications des agents territoriaux !

 

Il paraît qu’une exposition évoque Louise Michel dans l’agora de l’hôtel de ville, je vais aller la voir…

Nous, élus de terrain et du réel, ne devons baisser ni la tête ni les bras. La municipalité doit rester un phare, un bouclier, en particulier pour les plus fragiles.

         Nous aimons citer les phrases martiales du maire d’Argenteuil, telle celle-ci évoquée lors du dernier conseil municipal.

         Si la municipalité agissait en cohérence avec ce genre d’affirmation, elle s’intéresserait au recul du pouvoir d’achat des habitants, à la montée de la demande chez les organisations caritatives, elle serait aux côtés de tous les travailleurs en lutte depuis des semaines contre une nouvelle attaque gouvernementale contre leur vieillesse.

         Mais la municipalité agit à des années-lumière de ses déclarations grandiloquentes. Et s’il est question de « bouclier », c’est celui que les habitants et les agents territoriaux doivent utiliser contre elle pour se protéger. DM

AP-HP : une attaque contre une militante qui ne passe pas

Hôpital Saint-Antoine Paris : une attaque contre une militante qui ne passe pas

01 Mars 2023

Lundi 20 février, 120 hospitaliers se sont réunis à l’hôpital Saint-Antoine pour apporter leur soutien à Aurélie Jochaud, infirmière dans le service d’hématologie, connue comme co-secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital et élue titulaire au CSE central de l’AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris).

Aurélie était convoquée ce jour-là à un entretien disciplinaire pour « désobéissance à sa hiérarchie et non-respect des recommandations médicales ». Elle n’a pourtant fait que dénoncer le sous-effectif dans le service, et cette convocation a beaucoup choqué dans l’hôpital tant cette situation est celle de tous les services.

Une pétition a été signée par 1 173 personnes sur l’hôpital Saint-­Antoine, plus 500 autres ailleurs à l’AP-HP. De nombreux soignants ont tenu à la faire circuler, voyant que la direction veut faire un exemple avec cette infirmière et faire peser une menace sur tous.

Cinq jours avant l’entretien, la direction a déplacé celui-ci de Saint-­Antoine à l’hôpital Tenon. Cela n’a pas empêché, après un rassemblement à Saint-Antoine, que 150 personnes soient présentes à Tenon au moment de l’entretien, venues de plusieurs hôpitaux, pour affirmer leur soutien à Aurélie. Un nouveau rassemblement a encore eu lieu le lendemain à Saint-Antoine, regroupant 130 personnes.

L’ensemble des responsables CGT de l’AP-HP et de la fédération CGT Santé ont soutenu Aurélie, et exigé la levée de toute mesure disciplinaire. Et, en tout cas à Saint-Antoine, comme ailleurs à l’AP-HP, bien des hospitaliers ne sont pas prêts à laisser passer cette attaque. Derrière une militante appréciée, c’est l’ensemble du personnel qui est visé par une direction qui voudrait que tous baissent la tête et se résignent au sous-effectif. Un nouveau rassemblement est prévu le 6 mars.

                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2848)

 

lundi 6 mars 2023

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du dimanche 5 mars 2023

Continuer la lutte jusqu’à faire reculer Macron et le grand patronat !

5 mars 2023

Pour s’opposer à la retraite à 64 ans, toutes les confédérations syndicales appellent à faire du 7 mars « une journée morte dans les entreprises, les administrations, les services, les commerces, les lieux d’études, les transports ». Il faut en être, Macron ne nous laisse pas le choix !

Alors que cette attaque a suscité des manifestations massives, le gouvernement poursuit, comme si de rien n’était, le train-train parlementaire. Avec l’appui de la droite, il devrait parvenir à faire voter sa contre-réforme au Sénat. En cas de difficulté, il pourra toujours dégainer l’article 49.3.

Ces gens-là prétendent être les représentants du peuple. Mais ils se moquent de savoir si les ouvriers, les caissières et les manutentionnaires, les infirmières et les aides-soignantes, les aides à domicile et les auxiliaires de vie tiendront le coup jusqu’à 64 ans. Ils se moquent de savoir combien d’entre eux termineront leur carrière à Pôle emploi, en invalidité ou au RSA.

Et ils nous mentent. Pendant des semaines, le gouvernement a mené tout le monde en bateau en disant qu’il assurerait un minimum retraite à 1200 euros. Maintenant, Dussopt, le ministre du Travail, avoue que ce dispositif ne concernerait qu’entre 10 000 et 20 000 personnes.

Depuis le début, Macron a un seul objectif : trouver de l’argent dans la poche des travailleurs pour continuer d’arroser le grand patronat. Après avoir rogné sur les APL et les droits au chômage et mis à la diète la santé publique, l’éducation et les transports, il restait à prendre sur les retraites.

Le déficit des caisses, 12 à 20 milliards par an, n’est qu’un alibi pour voler deux ans de pension aux travailleurs. Il suffit de comparer. L’État accorde 160 milliards par an d’exonérations aux entreprises. Cette année, il a même ajouté 50 milliards d’aides au titre de la relance économique. Pour augmenter le budget militaire, il a prévu d’en dépenser 14 de plus chaque année et ce, pendant sept ans…  

Quand il s’agit de trouver des milliards pour aider le grand patronat, ça ne fait ni une ni deux. Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque de ce côté-là puisqu’en 2022, Total a gagné près de 20 milliards, Stellantis près de 18 milliards et CMA-CGM 23 milliards, etc.

C’est la même histoire avec l’inflation. Le gouvernement trouve normal que les industriels augmentent leurs prix. Il n’a pas levé le petit doigt contre Total et les autres spéculateurs et profiteurs de guerre qui ont fait flamber le prix de l’énergie et de certaines matières premières. Et nous voilà avec des prix alimentaires qui ont grimpé de 20, 30, voire 50 % ! Mais, quand les travailleurs demandent que les salaires suivent la hausse des prix, gouvernement et patronat expliquent, la bouche en cœur, que c’est dangereux pour l’économie.

Tant que nous ne revendiquerons pas notre dû, nous serons sacrifiés sur l’autel des profits et condamnés à voir les milliards s’accumuler à un pôle, alors que de plus en plus de travailleuses et de travailleurs sont forcés de recourir aux Restos du cœur. Alors, il faut se battre et le faire avec la conscience que nous pouvons gagner.

Depuis le 19 janvier, le mouvement puise sa force dans la participation massive des travailleurs du privé comme du public, des petites entreprises comme des grandes. Même la tentative de division de la droite qui a mis les projecteurs sur les régimes spéciaux fait pschitt, tant il est évident que les véritables privilégiés sont du côté des capitalistes et des grands actionnaires parasites !

Il faut donc continuer notre mobilisation et passer à la vitesse supérieure.

« Il faut bloquer le pays », entend-on. Mais s’il s’agit de se reposer sur les cheminots ou les travailleurs des raffineries pour gagner le bras de fer, c’est une illusion.

Ces derniers peuvent jouer un rôle d’entraînement, en même temps qu’ils exercent une pression importante sur le gouvernement. Mais c’est avec les salariés du privé que nous pourrons, ensemble, mettre le grand patronat sous pression, si les grèves se développent.

Pour gagner, notre camp a besoin de mobiliser tout le monde et d’utiliser les armes qui ont fait leur preuve dans le passé : la grève, les manifestations de masse et l’occupation des entreprises.

Unis et déterminés, nous pourrons non seulement stopper cette attaque, mais aussi repartir à l’offensive sur le reste : l’inflation, les salaires, les conditions de travail et toutes les menaces que le capitalisme fait planer sur nos têtes.

Alors, soyons le plus nombreux possible dans la grève mardi 7 mars et prenons conscience de notre force collective pour continuer jusqu’au recul du gouvernement !                              

                                                                         Nathalie Arthaud

 


 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui lundi 6 mars, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets, à Saint-Gratien ;

-mercredi 8 mars, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 230 qui vient de paraître en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC) 

 

 

 

Le samedi 11 mars 2023

Banquet fraternel 2023 des Amis de Lutte ouvrière à Argenteuil

Pour réserver vos places il ne reste que quelques jours

17 euros et 8 pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans

Pour nous joindre : MDommarie@aol.com

 

Le 7 mars, "C’est le moment d'y aller..." : Jean Pierre Mercier à France Info hier