Continuer
la lutte jusqu’à faire reculer Macron et le grand patronat !
5 mars 2023
Pour s’opposer à la retraite à 64
ans, toutes les confédérations syndicales appellent à faire du 7 mars « une
journée morte dans les entreprises, les administrations, les services, les
commerces, les lieux d’études, les transports ». Il faut en être, Macron
ne nous laisse pas le choix !
Alors que cette attaque a suscité
des manifestations massives, le gouvernement poursuit, comme si de rien n’était,
le train-train parlementaire. Avec l’appui de la droite, il devrait parvenir à
faire voter sa contre-réforme au Sénat. En cas de difficulté, il pourra
toujours dégainer l’article 49.3.
Ces gens-là prétendent être les
représentants du peuple. Mais ils se moquent de savoir si les ouvriers, les
caissières et les manutentionnaires, les infirmières et les aides-soignantes,
les aides à domicile et les auxiliaires de vie tiendront le coup jusqu’à 64 ans.
Ils se moquent de savoir combien d’entre eux termineront leur carrière à Pôle
emploi, en invalidité ou au RSA.
Et ils nous mentent. Pendant des semaines,
le gouvernement a mené tout le monde en bateau en disant qu’il assurerait un minimum
retraite à 1200 euros. Maintenant, Dussopt, le ministre du Travail, avoue que ce
dispositif ne concernerait qu’entre 10 000 et 20 000 personnes.
Depuis le début, Macron a un seul
objectif : trouver de l’argent dans la poche des travailleurs pour continuer
d’arroser le grand patronat. Après avoir rogné sur les APL et les droits au chômage
et mis à la diète la santé publique, l’éducation et les transports, il restait
à prendre sur les retraites.
Le déficit des caisses, 12 à 20
milliards par an, n’est qu’un alibi pour voler deux ans de pension aux travailleurs.
Il suffit de comparer. L’État accorde 160 milliards par an d’exonérations aux
entreprises. Cette année, il a même ajouté 50 milliards d’aides au titre de la
relance économique. Pour augmenter le budget militaire, il a prévu d’en dépenser
14 de plus chaque année et ce, pendant sept ans…
Quand il s’agit de trouver des milliards
pour aider le grand patronat, ça ne fait ni une ni deux. Ce n’est pourtant pas
l’argent qui manque de ce côté-là puisqu’en 2022, Total a gagné près de 20 milliards,
Stellantis près de 18 milliards et CMA-CGM 23 milliards, etc.
C’est la même histoire avec l’inflation.
Le gouvernement trouve normal que les industriels augmentent leurs prix. Il n’a
pas levé le petit doigt contre Total et les autres spéculateurs et profiteurs
de guerre qui ont fait flamber le prix de l’énergie et de certaines matières
premières. Et nous voilà avec des prix alimentaires qui ont grimpé de 20, 30, voire
50 % ! Mais, quand les travailleurs demandent que les salaires suivent
la hausse des prix, gouvernement et patronat expliquent, la bouche en cœur, que
c’est dangereux pour l’économie.
Tant que nous ne revendiquerons
pas notre dû, nous serons sacrifiés sur l’autel des profits et condamnés à voir
les milliards s’accumuler à un pôle, alors que de plus en plus de travailleuses
et de travailleurs sont forcés de recourir aux Restos du cœur. Alors, il faut
se battre et le faire avec la conscience que nous pouvons gagner.
Depuis le 19 janvier, le mouvement
puise sa force dans la participation massive des travailleurs du privé comme du
public, des petites entreprises comme des grandes. Même la tentative de division
de la droite qui a mis les projecteurs sur les régimes spéciaux fait pschitt, tant
il est évident que les véritables privilégiés sont du côté des capitalistes et
des grands actionnaires parasites !
Il faut donc continuer notre mobilisation
et passer à la vitesse supérieure.
« Il faut bloquer le pays »,
entend-on. Mais s’il s’agit de se reposer sur les cheminots ou les travailleurs
des raffineries pour gagner le bras de fer, c’est une illusion.
Ces derniers peuvent jouer un rôle
d’entraînement, en même temps qu’ils exercent une pression importante sur le gouvernement.
Mais c’est avec les salariés du privé que nous pourrons, ensemble, mettre le grand
patronat sous pression, si les grèves se développent.
Pour gagner, notre camp a besoin
de mobiliser tout le monde et d’utiliser les armes qui ont fait leur preuve
dans le passé : la grève, les manifestations de masse et l’occupation des entreprises.
Unis et déterminés, nous pourrons
non seulement stopper cette attaque, mais aussi repartir à l’offensive sur le
reste : l’inflation, les salaires, les conditions de travail et toutes les
menaces que le capitalisme fait planer sur nos têtes.
Alors, soyons le plus nombreux
possible dans la grève mardi 7 mars et prenons conscience de notre force
collective pour continuer jusqu’au recul du gouvernement !
Nathalie Arthaud
Les prochaines
permanences prévues.
-aujourd’hui
lundi 6 mars, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets, à
Saint-Gratien ;
-mercredi 8
mars, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.
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