samedi 4 mars 2023

Grande distribution : négociations commerciales sur le dos de la population

 

Levée du secret commercial par la population et les travailleurs !

 

Les négociations entre la grande distribution et leurs fournisseurs s’achèvent. Elles ont donné lieu à des dénonciations par les distributeurs des hausses de 10 à 20 % réclamées par les grandes multinationales de l’agro-alimentaire.

         Les distributeurs ont rendu public certaines de ces hausses particulièrement scandaleuses comme celle sur le sucre de 58,32 %. Mais ces derniers sont moins bavards sur les marges qu’ils font.

         Ce n’est pas sur la guerre des requins entre eux qu’il faut compter pour combattre la vie chère. Mais sur la levée du secret commercial par la population et les travailleurs.

Marins-pêcheurs : dans la nasse de la crise

Marins-pêcheurs : dans la nasse de la crise

01 Mars 2023

Samedi 25 février, plus de six cents personnes étaient réunies à Pont-l’Abbé, dans le Finistère, pour protester contre le plan de sortie de flotte consécutif au Brexit.

Ce dispositif conduit à envoyer à la casse 26 bateaux immatriculés au Guilvinec et à Loctudy, soit la moitié de la flotte de ces ports, à débarquer leurs équipages et à menacer les emplois des travailleurs de la filière.

Sur les 40 000 habitants de la région, le pays bigouden, 2 000 vivent de la pêche, directement ou indirectement. Après sa sortie de l’Union européenne, la Grande-Bretagne a restreint l’accès de ses eaux aux pêcheurs des autres pays. Cela a mis de fait des dizaines de bateaux au chômage, précisément ceux qui ont la taille, l’équipement et l’habitude de travailler dans les eaux britanniques. Pour faire passer la pilule et parce que cela cadre avec leur politique générale de réduction du nombre d’artisans pêcheurs, les pays concernés proposent des plans de sortie de flotte financés par l’Union européenne. L’Irlande dispose ainsi de 75 millions d’euros pour désarmer 57 navires, la France de 65 millions pour 90 navires.

La prime de sortie de flotte est calculée selon la taille du navire et comprend les éventuelles indemnités de licenciement de l’équipage. Le patron du chalutier hauturier du Guilvinec An Triskell, cité par Le Télégramme, indique qu’il percevra 870 000 euros. 270 000 euros serviront à finir le payer le bateau, 200 000 à payer les fournisseurs, 300 000 aux impôts. Il restera 100 000 euros pour payer le prix d’une vie en mer. Six marins seront bons pour pointer au chômage. Et que dire des travailleurs à terre, dans les criées, les usines, la réparation et la logistique, qui perdront leur emploi sans bruit d’ici quelques semaines ?

Au-delà de ce plan conjoncturel post-Brexit, la destruction de la petite pêche et de ses équipages se poursuivra. Tout simplement parce que la loi du profit, la concentration du capital, l’augmentation de la taille des bateaux et de leurs engins de pêche, ont vidé les eaux européennes de leurs poissons et attisé la concurrence entre les grands armements au détriment des plus petits. Les règlements de l’UE, les gouvernements, les discours des gestionnaires du système sont bien incapables de mettre fin à cette évolution du capitalisme aussi naturelle que désastreuse.

                                                          Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2848)

 

                                                              Merci Wikipédia

 

Carrefour Belle-Epine (Thiais 94) : de plus en plus fort

Un Carrefour, mais toujours un boulevard d’exploitation

 

 

La recherche de profits retombe sur les clients et le personnel. Côté personnel, c'est le projet TOP en caisse, avec chasse aux temps morts et polyvalence. Une manière pour la direction de restructurer pour rendre le magasin plus rentable... sur le dos du personnel. Il manque de personnel : on voit de plus en plus souvent les chefs de secteur et le directeur faire de la manutention dans les rayons et en dehors. Au début de la semaine, les commandes n’ont pas été faites aux fruits et légumes : plus une tomate dans le magasin et la travée bio vide. A force de sous-effectif, ça finit par se voir. Avec leurs économies de bouts de chandelles, ils finissent par mettre en danger la sécurité de tout le magasin : les issues de secours sont souvent obstruées par des palettes qui tardent à être descendues dans les réserves ou dont les produits tardent à être mis en rayon.

         Selon le journal Le Parisien, le panier de courses de base a augmenté de 15% depuis février 2022, il faut imposer que les salaires et les pensions soient augmentés et indexés sur la hausse des prix... réelle. Côté Carrefour, les coffres-forts sont pleins : le groupe a annoncé 1,35 milliard d'euros de bénéfice, soit une hausse de 26 % par rapport à 2021. A part ça, il n' y a pas de quoi augmenter les salaires ou baisser les prix pour les clients ! 800 millions d’euros vont être dépensés par Carrefour pour racheter ses propres actions et en faire augmenter la valeur. Ceux-là, quand ils ne sont pas ingénieux pour faire travailler plus, ils le sont pour faire gonfler artificiellement leurs profits.