Retraites
: le combat continue
22 Février 2023
Dans son communiqué,
l’intersyndicale a appelé à « durcir le mouvement » et à « mettre la
France à l’arrêt » le 7 mars. Quelles que soient les intentions et les
moyens mis en œuvre par les directions syndicales, il faut se saisir de cette
journée pour amplifier la riposte à la réforme des retraites du gouvernement.
Depuis un mois, le succès des
manifestations organisées à cinq reprises dans tout le pays montre le rejet
massif de la réforme gouvernementale par le monde du travail. L’ampleur des
manifestations a largement dépassé le cadre habituel, avec des cortèges très
fournis, particulièrement dans des villes moyennes, et la participation de
nombreux travailleurs, y compris du privé.
On aurait pu craindre que le 16
février, la dernière journée de grève et de manifestation, soit un échec, alors
que le 7 mars apparaissait comme la véritable prochaine étape. Mais la
participation aux manifestations a de nouveau été importante et le moral était
toujours haut dans les cortèges et les rassemblements.
Pour autant, il est clair que,
pour être victorieux, le mouvement doit prendre une autre ampleur. Il s’agit
d’une lutte difficile, et cela ne tient pas à la personnalité de Macron, qui
n’est que le gérant en titre des intérêts du patronat et lui obéit au doigt et
à l’œil. Dans cette période de crise générale du capitalisme et de guerre
économique, la condition du profit est de faire les poches des travailleurs par
tous les moyens : exploitation renforcée, hausses des prix, blocage des
salaires, mise à sac des services publics, vol dans les caisses de la Sécurité
sociale, etc. Pour la bourgeoisie, l’heure est moins que jamais à céder aux
revendications ouvrières, à moins d’y être contrainte.
De nombreux travailleurs
reprennent l’idée de « bloquer l’économie », en pensant à des
actions spectaculaires de minorités ou en s’en remettant à la grève de quelques
secteurs. Face à une attaque générale contre le monde du travail, aucune grève
par procuration, menée par une fraction seulement des travailleurs, qu’ils
soient dockers, cheminots ou raffineurs, ne peut être victorieuse, même en
étant soutenue par l’immense majorité de la population.
Le match de la réforme des
retraites ne se jouera pas au Parlement, mais il se ne jouera pas non plus dans
les tribunes. Il faut au contraire que le maximum de travailleurs envahissent
le terrain de la lutte. La hantise de Macron et du Medef, c’est que des grèves
démarrent d’un secteur et se propagent à d’autres, en particulier dans le
privé.
Quand, en juin 1936, la grève
s’est ainsi répandue d’heure en heure, de proche en proche, devenant grève
générale avec occupation d’usines, la panique a été totale du côté de la
bourgeoisie et c’est elle qui a exigé du gouvernement de Front populaire
d’accorder la semaine de 40 heures et les congés payés, pour endiguer la montée
ouvrière.
Si demain une grève se généralise
et entraîne des millions de travailleurs, on verra la même panique du côté des
Bolloré, des Arnault, des Pinault et des Peugeot. Et ce sont eux qui diront à
Macron ou tout autre président de remballer ses plans, pour y mettre fin.
Christian
BERNAC (Lutte ouvrière n°2847)
Les prochaines
permanences prévues.
-aujourd’hui vendredi
24 février, de 15 h.40 à 16 h.40 marché du Val-Nord ;
et de 17 h.15 à
18 h.15 au carrefour Babou ;
-lundi 27
février, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets, à
Saint-Gratien ;
-mardi 28
février, de 11 h. à midi centre commercial Jolio ;t-Curie
-mercredi 22
février, de 11 h. à 11 h.30 au marché
des Champioux.
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Le samedi 11 mars 2023
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