samedi 25 février 2023

Ginkgo, Tokyo, Fiminco, les promoteurs ne sont vraiment pas rigolos

 

Avides partout, à combattre partout

 

Tiens un petit air qui pourrait être de bord de Seine (auteur Kakidai-merci Wikipédia)

Je viens de lire un article dans le journal Ouest-France de ce mercredi (on doit pouvoir le retrouver en podcast !) qui m’a immédiatement ramené à Argenteuil, toutes proportions gardées, à notre combat en tout cas pour préserver ce qu’il reste de L’île Héloïse.

         Dans cet article, nous retrouvons nos mêmes ingrédients locaux. Un espace vert, le quartier Jingu-Gaien de Tokyo. Des promoteurs. Des gratte-ciels et des commerces. Une municipalité accommodante. Le refus de la population. Des pétitions en quantité qui l’expriment. Un arbre emblématique dans le collimateur : le Ginko, célèbre pour avoir survécu à l’enfer d'Hiroshima. Un quartier « poumon vert ». Et une municipalité qui promet qu’à l’issue de la destruction, il y aura encore plus d’espace vert...

          Les mêmes histoires, les mêmes drames partout. Vivement la révolution ! DM

Engie : profits record. Et pendant ce temps-là, les dépenses de chauffage explosent

Engie : profits record

22 Février 2023

Après TotalEnergies, c’est Engie, fournisseur de gaz, qui annonce des résultats record pour 2022, en hausse de 62 % par rapport à 2021. Les actionnaires se partageront 3,4 milliards d’euros de dividendes.

La CGT du groupe a fait remarquer qu’avec une telle somme on aurait pu baisser de 22 % les factures des usagers. Au moment où les factures énergétiques pèsent de plus en plus lourd, choyer les actionnaires fait très mauvais effet. Le gouvernement, via le ministère de l’Économie, s’est empressé de faire savoir que l’État étant actionnaire majoritaire, avec un quart des parts de l’entreprise, une grande partie de cet argent rentrerait dans le budget de l’État. Mais il en sortira autant, près d’un milliard, pour dédommager cette pauvre entreprise du manque à gagner que lui a imposé le bouclier tarifaire.

Un vrai tour de passe- passe.

                                                           S. M. (Lutte ouvrière n°2847)

Notables pique-assiettes - Vaulx en Velin

 

Et dans une ville où le repas du midi des enfants est essential

 

Chaîne de cantine vide à Vaulx-en-Velin

     Depuis janvier, la mairie fait des économies sur le dos des enfants en servant des repas incomplets : sans même en informer les parents d’élèves, Hélène Geoffroy, la maire PS, a décidé de supprimer du menu – selon les jours – soit l’entrée, soit le produit laitier, soit le dessert.

     Dans cette ville populaire, le repas pris à l’école est pour certains enfants le seul équilibré de la journée. Avec cette mesure, ils devront se serrer la ceinture. Cette mesure choque d'autant plus qu'en décembre, face aux parents et enseignants qui se mobilisaient contre d’autres restrictions (suppression des séjours scolaires et baisse des dotations aux écoles pour le matériel), la municipalité avait répondu que c’était la seule solution pour ne pas augmenter le prix des repas de cantine.

     Face à la colère des habitants, les élus de la majorité osent prétendre que les restrictions sur le menu permettent de limiter le gaspillage alimentaire… C’est sûr que les enfants ne risquent pas de gâcher ce qu’on ne leur donne pas à manger !

vendredi 24 février 2023

Retraites : le combat continue. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

                             Retraites : le combat continue

22 Février 2023

Dans son communiqué, l’intersyndicale a appelé à « durcir le mouvement » et à « mettre la France à l’arrêt » le 7 mars. Quelles que soient les intentions et les moyens mis en œuvre par les directions syndicales, il faut se saisir de cette journée pour amplifier la riposte à la réforme des retraites du gouvernement.

Depuis un mois, le succès des manifestations organisées à cinq reprises dans tout le pays montre le rejet massif de la réforme gouvernementale par le monde du travail. L’ampleur des manifestations a largement dépassé le cadre habituel, avec des cortèges très fournis, particulièrement dans des villes moyennes, et la participation de nombreux travailleurs, y compris du privé.

On aurait pu craindre que le 16 février, la dernière journée de grève et de manifestation, soit un échec, alors que le 7 mars apparaissait comme la véritable prochaine étape. Mais la participation aux manifestations a de nouveau été importante et le moral était toujours haut dans les cortèges et les rassemblements.

Pour autant, il est clair que, pour être victorieux, le mouvement doit prendre une autre ampleur. Il s’agit d’une lutte difficile, et cela ne tient pas à la personnalité de Macron, qui n’est que le gérant en titre des intérêts du patronat et lui obéit au doigt et à l’œil. Dans cette période de crise générale du capitalisme et de guerre économique, la condition du profit est de faire les poches des travailleurs par tous les moyens : exploitation renforcée, hausses des prix, blocage des salaires, mise à sac des services publics, vol dans les caisses de la Sécurité sociale, etc. Pour la bourgeoisie, l’heure est moins que jamais à céder aux revendications ouvrières, à moins d’y être contrainte.

De nombreux travailleurs reprennent l’idée de « bloquer l’économie », en pensant à des actions spectaculaires de minorités ou en s’en remettant à la grève de quelques secteurs. Face à une attaque générale contre le monde du travail, aucune grève par procuration, menée par une fraction seulement des travailleurs, qu’ils soient dockers, cheminots ou raffineurs, ne peut être victorieuse, même en étant soutenue par l’immense majorité de la population.

Le match de la réforme des retraites ne se jouera pas au Parlement, mais il se ne jouera pas non plus dans les tribunes. Il faut au contraire que le maximum de travailleurs envahissent le terrain de la lutte. La hantise de Macron et du Medef, c’est que des grèves démarrent d’un secteur et se propagent à d’autres, en particulier dans le privé.

Quand, en juin 1936, la grève s’est ainsi répandue d’heure en heure, de proche en proche, devenant grève générale avec occupation d’usines, la panique a été totale du côté de la bourgeoisie et c’est elle qui a exigé du gouvernement de Front populaire d’accorder la semaine de 40 heures et les congés payés, pour endiguer la montée ouvrière.

Si demain une grève se généralise et entraîne des millions de travailleurs, on verra la même panique du côté des Bolloré, des Arnault, des Pinault et des Peugeot. Et ce sont eux qui diront à Macron ou tout autre président de remballer ses plans, pour y mettre fin.

                                         Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2847)

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui vendredi 24 février, de 15 h.40 à 16 h.40 marché du Val-Nord ;

et de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-lundi 27 février, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets, à Saint-Gratien ;

-mardi 28 février, de 11 h. à midi centre commercial Jolio ;t-Curie

-mercredi 22 février, de 11 h. à 11 h.30  au marché des Champioux.

 

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC) 

 

 

Le samedi 11 mars 2023

Banquet fraternel 2023 des Amis de Lutte ouvrière à Argenteuil

Réservez vos places dès maintenant

17 euros et 8 pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans

Pour nous joindre : MDommarie@aol.com

Bénéfices de Stellantis, salaires, retraites. Jean-Pierre Mercier sur BFM TV