dimanche 19 février 2023

L’industrie pharmaceutique et ses plumitifs qui aimeraient tant que les lanceuses et lanceurs d’alerte se taisent

L’argent face au courage

 

 

Une revue professionnelle qui revendique « 2300 abonnés dans 95 laboratoires pharmaceutiques et 50 partenaires de l'industrie du médicament » a titré le 13 février « maintenant taisez-vous Madame ! ». Cette revue cible Irène Frachon, la pneumologue qui a révélé la toxicité du Mediator et obtenu son interdiction après un long combat. Ce médicament a été produit pendant des années par le laboratoire Servier, qui connaissait pourtant pertinemment ses effets secondaires et ses dangers mais ne jurait que par les résultats financiers.

         Douze ans après l'interdiction du Mediator, pendant le procès en appel de ce scandale sanitaire, la grande industrie pharmaceutique veut toujours imposer la loi du silence à ceux qui combattent sa rapacité mortifère.

 

L’industrie de la désinformation : la clandestine et l’officielle

 

Pour peser sur l'opinion publique dans le sens pro-patronal.

 

 

Une enquête de 100 journalistes, « Story killers », dénonce l'industrie de la désinformation : des sociétés, via des sites internet ou des médias, ont propagé de fausses informations pour influencer l'opinion publique en faveur des gouvernements d'Inde, de Russie, d'Indonésie, d'Israël ou de plusieurs pays d'Afrique.

         Mais il n'y a pas besoin d'officines spécialisées pour faire de la propagande. Ici, les gouvernements successifs mentent à qui mieux, tout comme les politiciens qui aspirent à en faire partie. Quant aux principaux médias, ils appartiennent à des milliardaires : Bouygues, Dassault, Niel, Bolloré, Drahy, etc. . Ils pèsent sur l'opinion publique en permanence dans le sens pro-patronal.