La
seule guerre que nous avons à mener, c’est la guerre pour nos intérêts de
travailleurs !
13/02/2023
Depuis le 19 janvier, nous sommes
engagés dans un bras de fer pour empêcher le report de l’âge de la retraite à
64 ans. Mais comment ne pas s’inquiéter, aussi, des bruits de bottes qui ne
cessent de se rapprocher ?
La guerre en Ukraine menace
toujours de dégénérer en déflagration généralisée. Aussi lourd de dangers, il y
a l’affrontement économique et politique des deux géants que sont les
États-Unis et la Chine. Celui-ci est déjà marqué d’une série d’actes guerriers.
La semaine dernière, les États-Unis ont détruit un ballon chinois qu’ils
accusaient d’espionnage. En même temps, ils installaient quatre nouvelles bases
militaires aux Philippines, à proximité d’une Chine encerclée par les bases
américaines.
Le secrétaire général de l’ONU,
Antonio Guterres, s’en est alarmé : « Nous marchons, les yeux
grands ouverts, vers une guerre totale », a-t-il déclaré. C’est un
fait : toutes les grandes puissances préparent la guerre en se réarmant à
marche forcée. Elles ont même, désormais, avec l’Ukraine, un terrain
d’entraînement. C’est là-bas que sont testés les canons et les missiles dernier
cri, les chars et les drones bourrés de technologie.
Qu’ils le veuillent ou non, tous
les pays sont déjà pris au piège de cette guerre et de la rivalité
sino-américaine. Plus les évènements s’envenimeront, plus ils seront sommés de
choisir leur camp.
Ici, la propagande présente les
États-Unis, l’Otan et l’Union européenne comme des forces de paix garantes de
la liberté, de la démocratie et du droit des peuples, quand la Russie et la
Chine seraient l’incarnation de la dictature et de l’oppression, autrement dit,
l’axe du mal.
C’est oublier que les puissances
occidentales n’hésitent pas à fomenter des coups d’État et à appuyer des
dictatures sanglantes, comme en Arabie Saoudite ou en Afrique, quand elles
veulent exploiter et piller une région. Quand un régime leur est hostile, il
n’y a pas de souveraineté qui tienne, elles envahissent le pays et le
combattent, comme elles l’ont fait en Irak et en Afghanistan. Pour soutenir
Israël, leur plus fidèle allié au Proche-Orient, elles ferment les yeux sur la
colonisation de la Cisjordanie et enterrent le droit des Palestiniens à
disposer de leur propre État.
Les relations internationales ne
sont pas guidées par des valeurs morales, mais par la lutte permanente des
grandes puissances pour l’accès aux matières premières, la captation de
nouveaux marchés et pour la suprématie économique. Pas un km2 de la terre, des
océans, et maintenant de l’espace, n’y échappe. C’est de ces rivalités-là que
sont victimes, aujourd'hui, les Ukrainiens.
Les dirigeants occidentaux
exploitent les atrocités commises par l’armée russe pour chauffer l’opinion à
blanc et pour qu’elle accepte, résignée, de s’engager davantage dans la guerre.
Comme s’il était possible de
stopper le carnage en amenant toujours plus d’armes sur le terrain ! Et
qui peut croire que Biden ou Macron s’inquiètent des travailleurs et des
pauvres d’Ukraine, quand ils montrent tous les jours qu’ils n’ont que
faire des classes populaires de leur propre pays !
En Ukraine, il s’avère, sans
surprise, que les prétendus défenseurs du peuple se préoccupent d’abord et
surtout de leur coffre-fort. Plusieurs proches de Zelensky ont en effet profité
de la guerre pour toucher des pots-de-vin. Jusqu’au ministre de la Défense qui
a détourné des millions du budget de l’armée ! Et ce n’est rien à côté des
profits empochés par les industriels de l’armement, Dassault, Thalès… mais cela
nous rappelle que, si la guerre est une tragédie pour les peuples, elle est
toujours une gigantesque affaire commerciale pour la bourgeoisie.
Alors, non au bourrage de crâne
va-t’en guerre ! Non à la livraison d’armes à Zelensky ! Non à
l’augmentation des budgets militaires ! La guerre que se mènent les
grandes puissances avec, aujourd'hui, la peau des Ukrainiens, et demain,
peut-être avec la nôtre, n’est pas notre guerre !
Nous, travailleurs, n’avons pas à
choisir entre la grande bourgeoisie exploiteuse occidentale et les oligarques
russes ou les nouveaux capitalistes chinois. Ils font partie de la même classe
exploiteuse. Partout, c’est de cette classe qu’il faut nous protéger en
défendant nos intérêts de travailleurs. Ici, nous avons à poursuivre notre
combat contre la retraite à 64 ans, le recul de nos salaires et des droits
ouvriers. Il faut le faire en ayant en tête la nécessité de reconstruire une
force politique pour pouvoir, demain, refuser de servir de chair à canon dans
la guerre que fomentent les capitalistes.
Nathalie Arthaud
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