dimanche 13 novembre 2022

Argenteuil, Impressionnisme, lorsque la municipalité veut gâcher définitivement le tableau

Cachez-moi ces tableaux horribles que je ne saurais voir !

 

 

Le maire d’Argenteuil déclarait il y a peu qu’il rêvait d’aménager une escale fluviale sur la Seine à Argenteuil pour les bateaux de croisière, permettant aux passagers de descendre sur la rive. Ils pourraient ainsi accéder depuis la Seine à la Maison Monet.

         Mais il y a un hic. Si le calamiteux projet Fiminco finissait par se réaliser, il a pensé au parcours qu’il devrait établir pour éviter le blockhaus si l’escale se trouvait en aval de l’espace Héloïse ? Dans ce cas, il faudrait qu’il prévoit alors un grand, un très grand détour pour éviter les regards sur la pustule.

         La municipalité d’Argenteuil peut toujours faire mine de s’intéresser à l’Impressionnisme. Quand elle contribue à détruire ce qui reste d’un paysage favori de Monet et de ses amis, elle ne fait qu’illusion, et cela ne trompe personne. DM

 

samedi 12 novembre 2022

RATP : les grévistes souhaitent la bienvenue à Castex

 

Un avertissement sérieux à Castex

 

 

La grève dans les transports parisiens pour les salaires est intervenue au moment de la nomination de Castex, ex-Premier ministre, à la tête de la RATP. Contrairement aux travailleurs licenciés, ces politiciens trouvent toujours à se recaser, et surtout matière à poursuivre le sale boulot.

         Nul doute que Castex tentera d’aggraver les conditions de travail dans les transports publics et de maintenir les salaires au plus bas.

         Le succès de la grève du 10 novembre est un avertissement sérieux au nouveau dirigeant : les travailleurs ne se laisseront pas faire.

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui samedi 12 novembre, de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h. à midi centre commercial Joliot-Curie ;

-dimanche 13 novembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse 

-lundi 14 novembre, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

-mercredi 16 novembre, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

La guerre en Ukraine fait peser de sombres menaces sur l’Humanité. Chacun a besoin de comprendre. Le prochain Cercle Léon Trotsky tenu à Paris sera une contribution à la réflexion :

Cercle Léon Trotsky - L’Ukraine : terrain d’affrontement entre l’impérialisme et la Russie

Samedi 19 novembre à 15 heures

Grande salle de la Mutualité

24, rue Saint-Victor, Paris 5e

Métro Maubert-Mutualité, entrée : 3 euros

Rendez-vous : 13 h.30 devant le Café des 2 gares.

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 227 en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC) 

Attaques de la Région Ile de France contre les lycées parisiens : la mobilisation s’organise

                 Lycées parisiens : la mobilisation s’organise

09 Novembre 2022

Mardi 8 novembre, 400 membres du personnel et élèves de lycées parisiens se sont rassemblés au siège de la région Île-de-France à l’appel des syndicats. Ce jour-là, Pécresse, présidente de région, annonçait la fermeture de sept établissements à la rentrée prochaine.

Six lycées ou sites d’enseignement professionnel, sont donc menacés de liquidation, Charles-de-Gaulle, Valadon, Carrel, Brassaï, l’annexe de ThéophileGautier et celle du lycée Lucas-de-Nehou, ainsi que le lycée général Brassens. À la veille de ce rassemblement tombait aussi la nouvelle que deux autres lycées, le lycée général et technologique Rabelais et le lycée polyvalent Monod seraient, eux, fermés à la rentrée 2024 ! Dans bien des cas, il s’agit d’établissements accueillant dans de petites structures des élèves des quartiers populaires.

Au moins quatorze autres lycées recevront des élèves transférés et subiront aussi les conséquences de ce jeu de chaises musicales. La filière générale disparaîtrait à Élisa-Lemonnier et est aussi menacée dans plusieurs établissements receveurs comme à Louis-Armand et Dorian. Partout il s’agira d’entasser les élèves, au prix d’emplois du temps dégradés. À Dorian, 216 élèves supplémentaires devraient être recasés et entassés comme de vulgaires sardines. Des centaines d’élèves seraient transférés dans un arrondissement situé parfois à l’autre bout de Paris.

Cela signifierait une surcharge de travail pour les enseignants, pour le personnel de l’accueil, de la vie scolaire, des services d’entretien et de restauration, et des suppressions d’emploi ou des mutations forcées pour d’autres, y compris dans d’autres départements d’Île-de-France. La région et le rectorat lancent des entretiens individuels comme dans n’importe quel plan de licenciement.

La région prétexte une baisse démographique. Mais à la rentrée 2022, les lycées professionnels parisiens ont accueilli 580 élèves de plus qu’en 2021. Elle prétexte aussi un manque d’entretien, alors qu’elle ferme le lycée Armand-Carrel qui vient d’être rénové et le lycée Charles-de-Gaulle, en bien meilleur état que de nombreux établissements d’accueil.

Si certains lycées étaient déjà mobilisés et en grève avant les vacances, comme Élisa-Lemonnier, d’autres ont fait leur premier jour de grève le 8 novembre. Construire la riposte contre la fermeture des lycées et la liquidation du droit à l’éducation est partout à l’ordre du jour.

                                                   Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2832)

La France à la COP 27 : les affaires avant tout

 

La France à la COP 27 : les affaires avant tout

Les affaires sont les affaires

 

Alors que la COP 27 a lieu en Égypte, Alaa Abdel Fattah, prisonnier politique égyptien, poursuit une grève de la faim pour exiger sa libération.

         Macron, comme le Premier ministre anglais, s’est fendu d’une parole de compassion pour ce prisonnier, affirmant en avoir touché un mot au président égyptien Al Sissi. Ensuite, ils sont passés aux affaires courantes.

         Le traitement réservé aux 60 000 ou 100 000 prisonniers politiques en Égypte n’a jamais gêné les dirigeants occidentaux dans leurs relations avec la dictature égyptienne, à qui l’industrie française fournit des moyens militaires et de surveillance.