vendredi 11 novembre 2022

RATP : bien des raisons de faire grève !

Il faudra tous ensemble créer un rapport de forces

 

 

Entre salaires en baisse, sous-effectif et conditions de travail qui se dégradent, pour les salariés de la RATP, la grève du 10 novembre était plus que justifiée.

         Bien sûr, ce n’est pas en une journée qu'ils pouvaient obtenir gain de cause. Le 10 au métro et RER, mais aussi en partie aux bus, ils ont faire la démonstration qu'ils sont en capacité de bloquer le réseau. C'est un atout formidable pour entraîner d’autres secteurs avec eux. Car côté salaires, c’est l’ensemble du patronat qui fait bloc pour défendre ses profits.

         C’est donc ensemble qu’il faudra créer un rapport de forces. Ça tombe bien, tous ont les mêmes revendications.

Argenteuil, face au pourrissement de la société lié à la crise, il n’y a qu’une solution, la révolution des travailleurs

Reconstruire des réseaux partageant cette perspective, c’est aussi régler un certain nombre de problèmes

 

                                           Fondation l’Abbé Pierre

La société capitaliste est en crise. C’est vrai ici comme à l’échelle planétaire, avec ses conséquences sur tous les plans, de la santé, du rapport aux autres, de la culture.

         Plus les villes sont populaires et plus la crise est palpable avec ces différents aspects d’inculture, de maffias, de trafics de drogue et autres, d’incivilité, de violence, de misère économique et culturelle. Argenteuil en est un exemple, avec un centre de plus en plus pauvre que fuient toujours davantage les habitants plus aisés des quartiers périphériques, et marqué par de nombreux aspects du recul de la société.

         Ce pourrissement de la société qui choque est palpable pour tous ceux qui veulent voir, et il concerne chacun, directement parfois, et indirectement le plus souvent.

         Il nous concerne mais surtout il nous touche, nous qui n’acceptons pas cet « Est-ce ainsi que les hommes vivent ?».

         Mais nous avons conscience que cette situation pourrait s’inverser, en supprimant la crise de la société c’est-à-dire en la révolutionnant, et cela à l’échelle qui est celle de notre époque, l’échelle planétaire.

         C’est certes un objectif qui ne règle pas la plupart des problèmes d’aujourd’hui, mais qui nous guide sur le chemin de la reconstruction des réseaux du parti révolutionnaire des travailleurs. Une perspective collective qui non seulement nous éclaire mais qui est tout de même aujourd’hui réconfortante pour ceux qui la partage. DM

 

Argenteuil Plogoff, défense de l’espace Jean Vilar… et le combat des habitants de Plogoff


Avec la détermination de tous, tout devient possible

 

 

J’ai eu l’occasion de revoir ces jours derniers le film réalisé en 1980 « Des pierres contre des fusils » sur la révolte cette année-là de la population de Plogoff, une commune du Finistère à 5 km de la Pointe-du-Raz. C’est là, non loin du site magnifique, que Giscard d’Estaing avait décidé la construction d’une centrale nucléaire.

         Les habitants de Plogoff ne l’entendirent pas de cette oreille. La quasi-totalité de la population se mobilisa et avec ses lance-pierre se confronta aux forces de répression amenées sur place en quantité, à l’occasion d’une « enquête publique » qui fit finalement chou-blanc.

         Certes ce fut l’élection de Mitterrand un an plus tard qui mit un terme à ce projet déplorable, mais si la mobilisation de l’ensemble des habitants n’avait pas été au rendez-vous cette issue satisfaisante n’aurait pas eu lieu. DM