samedi 22 octobre 2022

Argenteuil, grève massive mercredi dernier dans les centres de loisirs de la Ville

Un profond ras-le-bol

 

 


9 centres de loisirs sur 14 étaient fermés mercredi dernier. Cette grève a été l’expression d’un immense ras-le bol parmi les agents territoriaux qui ont en charge ces centres.

         Le manque chronique des effectifs nécessaire crée des conditions de travail intenables dont les secondes victimes sont les enfants qui devraient pourtant bénéficier le mercredi d’un encadrement complet.

         La municipalité qui n’est pas avare de « règlements » en dispose d’un concernant les activités péri et extra-scolaires dont les centres de loisirs relèvent. Elle se veut stricte à l’égard des parents. Mais pourquoi l’est-elle nettement moins à l’encontre d’elle-même ?

         Quant à la hiérarchie de ce secteur, elle si prompte à créer des soucis aux agents des écoles et à perdre beaucoup de temps de ce côté-là, il est urgent qu'elle abandonne cette attitude pour s’occuper des vrais et gros problèmes qui concernent les centres de loisirs ? DM

 

Grève à RTE : les méthodes de patron-voyou de l’État

Petit terrorisme d’État contre des militants et la grève

Suite à une grève nationale pour des augmentations de salaires en juin dernier, quatre salariés de RTE (réseau transport d’électricité) ont été interpellés et placés en garde à vue à la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure), retenus 96 heures, la durée maximale possible et traités comme des terroristes.

         La direction de RTE et la police ont cherché à dissuader les travailleurs de défendre leurs intérêts. Rien de ce qui leur est reproché ne justifie un tel traitement pour fait de grève.

 

vendredi 21 octobre 2022

Inflation : indexer les salaires sur les prix

Inflation : indexer les salaires sur les prix

19 Octobre 2022

Les hausses de prix sont générales. Chaque mois, presque tout augmente. Ceux qui payent l’inflation sont les travailleurs, les chômeurs, tous ceux qui ne vivent que d’un salaire ou d’une pension.

 

Les petits artisans, les petits agriculteurs ou les petits commerçants sont, eux, poussés vers la faillite.

La grande bourgeoisie, elle, s’en sort très bien car ses capitaux sont placés de manière à rapporter plus que l’inflation. Et surtout, elle peut augmenter ses prix sans augmenter les salaires. Certains grands ­capitalistes se sont enrichis considérablement de cette manière : les actionnaires de TotalEnergies, ceux des groupes de l’automobile comme PSA, ou encore ceux du grand commerce maritime.

Les grèves pour les salaires sont la seule voie pour les travailleurs pour ne pas se laisser appauvrir. Les primes que certaines entreprises ont annoncées ne sont qu’une manière, pour le grand patronat et le gouvernement, de ne pas céder les augmentations de salaire nécessaires, tout en ayant l’air de faire un geste, car ils craignent des mouvements de grève qui se généraliseraient. Mais des augmentations de salaire à elles seules ne peuvent pas être un objectif suffisant, car les prix continueront d’augmenter. Il faut imposer que les salaires soient indexés sur les prix et qu’ils soient révisés aussi souvent que nécessaire.

Mais comment mesurer la hausse des prix ? Si les travailleurs en laissent la responsabilité au patronat ou à l’État, ils seront trompés. L’État mesure déjà officiellement l’inflation, et le chiffre qu’il donne chaque mois est trompeur, minimisant systématiquement la hausse des prix qui concernent le monde ouvrier. Des lois qui indexeraient officiellement les salaires sur les prix ne garantiront rien si les travailleurs, à la base, dans chaque entreprise, ne contrôlent pas de près l’évolution des salaires et des prix.

Les travailleurs doivent se donner le moyen de mesurer eux-mêmes l’inflation. Même à l’échelle d’une entreprise ne comptant que quelques dizaines d’ouvriers, il est tout à fait possible d’estimer chaque mois de combien le pouvoir d’achat a reculé. C’est de cette valeur estimée en commun que l’ensemble des salaires devraient au minimum augmenter.

                                                      Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2829)

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui vendredi 21 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

 - de 15 h. à 16 h.30 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou.

-samedi 22 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie,

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-et de 11 heures à midi dans le centre commercial Joliot-Curie.

-lundi 24 octobre, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

-mercredi 25 octobre, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

 

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 226 :

         -lors de nos permanences ;

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (seulement Lutte ouvrière) ;            

         -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.