Inflation
: indexer les salaires sur les prix
19 Octobre 2022
Les hausses de prix sont
générales. Chaque mois, presque tout augmente. Ceux qui payent l’inflation sont
les travailleurs, les chômeurs, tous ceux qui ne vivent que d’un salaire ou
d’une pension.
Les petits artisans, les petits
agriculteurs ou les petits commerçants sont, eux, poussés vers la faillite.
La grande bourgeoisie, elle, s’en
sort très bien car ses capitaux sont placés de manière à rapporter plus que
l’inflation. Et surtout, elle peut augmenter ses prix sans augmenter les
salaires. Certains grands capitalistes se sont enrichis considérablement de
cette manière : les actionnaires de TotalEnergies, ceux des groupes de
l’automobile comme PSA, ou encore ceux du grand commerce maritime.
Les grèves pour les salaires sont
la seule voie pour les travailleurs pour ne pas se laisser appauvrir. Les
primes que certaines entreprises ont annoncées ne sont qu’une manière, pour le
grand patronat et le gouvernement, de ne pas céder les augmentations de salaire
nécessaires, tout en ayant l’air de faire un geste, car ils craignent des
mouvements de grève qui se généraliseraient. Mais des augmentations de salaire
à elles seules ne peuvent pas être un objectif suffisant, car les prix
continueront d’augmenter. Il faut imposer que les salaires soient indexés sur
les prix et qu’ils soient révisés aussi souvent que nécessaire.
Mais comment mesurer la hausse
des prix ? Si les travailleurs en laissent la responsabilité au patronat
ou à l’État, ils seront trompés. L’État mesure déjà officiellement l’inflation,
et le chiffre qu’il donne chaque mois est trompeur, minimisant systématiquement
la hausse des prix qui concernent le monde ouvrier. Des lois qui indexeraient
officiellement les salaires sur les prix ne garantiront rien si les
travailleurs, à la base, dans chaque entreprise, ne contrôlent pas de près
l’évolution des salaires et des prix.
Les travailleurs doivent se
donner le moyen de mesurer eux-mêmes l’inflation. Même à l’échelle d’une
entreprise ne comptant que quelques dizaines d’ouvriers, il est tout à fait
possible d’estimer chaque mois de combien le pouvoir d’achat a reculé. C’est de
cette valeur estimée en commun que l’ensemble des salaires devraient au minimum
augmenter.
Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2829)
Les prochaines
permanences prévues.
-aujourd’hui vendredi
21 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;
-et de 11 h. à
midi au marché Héloïse ;
- de 15 h. à 16 h.30 au marché du
Val-Nord ;
-et de 17 h.15
à 18 h.15 au carrefour Babou.
-samedi 22
octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;
-de 11 h. à
midi au marché de la Colonie,
-de 11 h. à 11
h.45 devant Auchan au Val-Sud,
-et de 11
heures à midi dans le centre commercial Joliot-Curie.
-lundi 24
octobre, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.
-mercredi 25
octobre, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.
Achetez notre hebdomadaire Lutte
ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 226 :
-lors
de nos permanences ;
-au
Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (seulement Lutte
ouvrière) ;
-librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.