vendredi 21 octobre 2022

Bobigny, Argenteuil, deux rassemblements, compte-rendu

Pour la démocratie ouvrière, pour la démocratie syndicale, un beau rassemblement à Bobigny. Vive la section historique de la CGT PSA-Poissy !

 

Chaud au cœur

 






 

Cinq cent militants se sont retrouvés hier à Bobigny pour soutenir la section CGT de PSA Poissy qui doit lutter depuis deux ans contre les diktats de la fédération de la métallurgie de la CGT et qui est exclue de fait à ce jour. De nombreuses délégations de sections CGT du pays étaient présentes, de l’automobile comme d’autres secteurs. Celle des Territoriaux d’Argenteuil était là. Nathalie Arthaud a pris la parole (Voir son intervention demain) au nom de Lutte ouvrière comme des représentants du NPA et de Révolution permanente. Une responsable du PCF qui devait être là était finalement absente. Quant à LFI, Coquerel n’avait pas trouvé de député pour la représenter. Pour les reste, nous étions là et cela a dû faire chaud au cœur des militants de Poissy. DM

 

Contre les hausses inacceptables de provisions de charge chez ABH, un premier rassemblement

Ce n’est qu’un début… petit, mais un bon début

 


 

Nous nous sommes retrouvés à 70 comptés devant le siège d’ABH à l’initiative de la CGT Indécosa locale et du Comité de locataires.

         C’est une réussite. Des locataires sont en colère, très en colère contre les hausses extravagantes de provisions chauffage qu’ils ne pourront pour certains purement et simplement pas payer.

         La mobilisation commence. Les participants se sont mis d’accord pour que de nouveaux rendez-vous soient organisés, pour qu’une information soit mise sur pied, et qu’il était du rôle de chacun d’entraîner qui ses voisins, qui des proches.

         Le combat commence. Tous ensemble nous allons réfléchir sur les voies qui s’offrent à tous pour contrer des mesures inacceptables et insupportables. DM

 

Réquisitions : l’État contre les grévistes

Réquisitions : l’État contre les grévistes

19 Octobre 2022

Après trois semaines de grève et les accords signés entre les patrons et des syndicats non-grévistes, le gouvernement a ordonné la réquisition de grévistes de la raffinerie normande de Port-Jérôme-Gravenchon, du dépôt de Mardyck (Dunkerque) et de celui de Feyzin (Rhône).

La réquisition est une réalité bien connue des soignants, l’administration ne se préoccupant jamais tant d’avoir le personnel nécessaire que les jours où celui-ci se met en grève. Des réquisitions avaient aussi déjà eu lieu dans le secteur pétrolier en 2010, au cours du mouvement contre la réforme des retraites Sarkozy-Fillon. Une grande partie des travailleurs de la raffinerie de Grandpuits avaient notamment été réquisitionnés et trois manifestants blessés par l’intervention des gendarmes.

À partir de jeudi 13 octobre, les gendarmes se sont présentés au domicile des grévistes désignés par les directions d’Exxon et de Total pour leur intimer de se rendre au travail, sous peine de six mois de prison et 10 000 euros d’amende. Non averti au préalable, un gréviste a décrit ses enfants bouleversés par la vue des gendarmes venus s’adresser à leur père.

Une vingtaine de grévistes ont ainsi été sommés de reprendre le travail : un nombre limité, mais qui marque la volonté du gouvernement de faire pression sur les travailleurs, puisqu’il ne peut plus se contenter de minimiser l’impact de leur mobilisation. L’État, qui n’a évidemment jamais envisagé de réquisitionner les profits pour financer les hausses de salaire demandées, espère en finir avec cette situation qui souligne la nécessité d’imposer des augmentations générales, à la hauteur de l’inflation et des profits réalisés. Il montre dans quel camp il est : celui du patronat contre les grévistes et contre l’ensemble du monde du travail.

Le dernier mot reste aux travailleurs, le pouvoir n’étant pas en mesure de mettre un policier derrière chaque ouvrier. La reconduction de la grève votée par les travailleurs des raffineries après l’annonce des réquisitions est la meilleure réponse au gouvernement.

                                                      Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2828)

 

Argenteuil, la municipalité et les agents territoriaux, deux poids (dont un qui reste sur l’estomac) … deux mesures

 

La restauration du self pour la restauration, une nécessité urgente

Moins sélect pour le self, cela irait tout de même

Nous avons évoqué dernièrement le job dating auquel a participé la municipalité en vue de l’ouverture de plusieurs restaurants au Moulin d’Orgemont. Laquelle n’est apparemment par ailleurs pas près de se concrétiser.

         Elle est vraiment trop gentille la municipalité quand il s’agit d’ouvrir des restaurants « chics ». Il en va tout autrement lorsqu’il s’agit de la restauration des agents territoriaux de la Ville qui n’ont même pas un self pour le faire. Celui-ci est fermé depuis sept ou huit ans sur décision de l’actuelle tendance municipale.

         Une image effectivement révoltante. D’un côté, la perspective de personnes qui peuvent se le permettre, qui vont venir apprécier un bon repas, et, de l'autre, les travailleurs qui font fonctionner la Ville et n'ont même pas un lieu pour se poser et manger chaud dans de bonnes conditions ! DM