mardi 18 octobre 2022

Réseau de bus en déshérence sur Argenteuil, IDF Mobilités, Kéolis, la RATP, tous responsables, et le maire d’Argenteuil…

 

Sinon, des vœux pieux finalement sans aucune signification

 

 

Lorsque le maire d’Argenteuil évoque une question cruciale concernant les habitants comme il le fait dans l’éditorial du mensuel Ma Ville d’octobre, cela ne peut pas nous laisser indifférents. En l’occurrence, il y dénonce la situation des habitants d’Argenteuil confrontés à la pagaille de la circulation des bus sur la Ville. Bus retardés, supprimés, arrêts non desservis, telle est la situation qui pèse sur tous, et particulièrement sur les plus modestes qui n’ont pas d’autre moyen de transport.

         Et d’en appeler de la part du maire d’Argenteuil aux responsabilités de Kéolis, la filiale de la SNCF en charge dorénavant du réseau local, et d’Ile de France Mobilité qui a la gestion des transports au niveau régional.

         Seulement, le maire d’Argenteuil oublie une seule chose en évoquant IDF Mobilités, c’est qu’elle a une responsabilité écrasante dans la situation actuelle. La perspective de la mise en concurrence décidée par elle seule a complètement déstabilisé le système de bus. C’est elle qui, en vue de cette mise en concurrence, a engagé le passage de Transdev à Kéolis pour la gestion du réseau local. Quant à la RATP, l’offensive patronale en vue de cette mise en concurrence a entraîné une aggravation majeure de la situation des machinistes et contribué à la désorganisation actuelle. Si Kéolis et la Ratp sont responsables, IDF Mobilités est le premier responsable.

         Si le maire d’Argenteuil voulait aller jusqu’au bout de sa sollicitude affichée vis-à-vis des voyageurs, c’est la première chose qu’il dirait. La seconde, c’est qu’il dénoncerait le rôle de la présidente du Conseil régional d’Ile de France, et d’IDF Mobilités, Valérie Pécresse. Il lui demanderait l’annulation de cette mise en concurrence catastrophique, et soutiendrait la lutte des agents de Kéolis et de la Ratp contre les conséquences de cette dernière. DM

Mine de charbon en Turquie, une nouvelle catastrophe industrielle

 

La soif de profit tue

Courrières, 1906

L’explosion dans une mine en Turquie a fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés, allongeant la longue liste des catastrophes industrielles qui, régulièrement, tuent des travailleurs dans le monde. Car, partout, la recherche d’économies conduit à négliger la sécurité.

         La rapacité capitaliste est universelle, la nécessité pour les travailleurs de la combattre l’est aussi !

Police : « Refus d’obtempérer » ? Une douzième victime depuis le début de l’année

 

Qui nous protège de la police ?

 


Début septembre à Nice…

Un homme a été tué par la police à Paris au volant de sa voiture pour avoir « refusé d’obtempérer ». C’est le douzième mort dans des circonstances similaires depuis le début de l’année.

         Encouragés par le climat sécuritaire entretenu par une grande partie des politiciens, des policiers ont la gâchette plus facile, et en toute impunité, puisqu’il n’y a quasiment jamais de condamnation. La peine de mort a été abolie en France, mais eux l’ont rétablie.