samedi 11 juin 2022

Revenus, chèque alimentaire, le monde du travail ne veut pas l’aumône

Le monde du travail veut vivre des salaires, pas d’aumônes

 

 

La Première ministre vient d'annoncer le versement en une fois à la rentrée, d'une aide alimentaire, dont le montant est encore inconnu, pour les familles les plus modestes.

         L’inflation accélère mois après mois, semaine après semaine. Les 18 centimes déduits depuis deux mois sur les carburants ont déjà été rattrapés par les prix. Alors cette aide, promise juste avant les élections législatives mais pour dans quelques mois, ne sauvera nullement le pouvoir d’achat des familles populaires. Pour les chèques de plusieurs milliards, tirés sur l’argent public, il faut s'appeler Air France, Renault ou Peugeot.

         Contrairement au grand patronat, les travailleurs ne veulent pas être assistés, mais vivre de leurs salaires qui ont besoin d’être augmentés et de suivre l’inflation.

 

 

Les prochaines permanences, chacun peut les rejoindre :

-aujourd’hui samedi 11 juin, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 12 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,

Et de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-lundi 13 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 15 juin, marché des Champioux, de 11 heures à 11 h.30.

 

Santé : les ministres changent, la catastrophe reste

 

Au bord du gouffre

 

Confrontée aux services d'urgences qui ferment faute de personnel, Bourguignon, la nouvelle ministre de la Santé, a annoncé quelques mesures : doublement du tarif des heures supplémentaires, étudiants infirmiers employables immédiatement, retour des hospitaliers en retraite…

         Ces mesures « exceptionnelles » sont déjà mises en pratique ici ou là depuis le Covid. Et pourtant les hôpitaux se rapprochent toujours plus de la catastrophe car il n’y a toujours pas d’embauches et d’augmentations de salaire à la mesure de la situation.

Capitalisme, caprices de riches, misères du monde

 

 Caprices de riches…

 

 

Porsche propose désormais, à Hambourg et Berlin, un forfait à 2 899 € par mois pour pouvoir rouler avec un modèle différent chaque jour.

La crise ? Quelle crise ?

 

… Misères du monde : les famines du capitalisme criminel

 


L'Organisation des Nations-unies pour l'agriculture et l'alimentation, la FAO, s'alarme dans un nouveau rapport de l'envolée des prix alimentaires mondiaux sur un an : le blé a augmenté de 120 % sur les marchés européens, et globalement, les prix ont bondi de presque 30 %. C'est bien plus que les dernières flambées de 2008 et 2011 qui avaient déclenché des émeutes de la faim dans plusieurs pays pauvres.

     Le rapport pointe aussi que ce n'est pas la guerre en Ukraine qui est à l'origine de cette augmentation vertigineuse : elle avait commencé bien avant.

     Guerre économique ou militaire, les travailleurs n'ont pas à payer la faillite du capitalisme qui conduit toute une partie de l’humanité à la famine.