mardi 8 mars 2022

Le 8 mars, manifestons pour les droits des femmes

Journée internationale des droits des femmes, manifestons !

 

 

Lutte ouvrière soutient les manifestations organisées le 8 mars par des organisations syndicales et des organisations féministes à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes. Elle veut s'inscrire dans la continuité des combats des femmes travailleuses et du mouvement ouvrier révolutionnaire, qui au début du 20° siècle avaient fait du 8 mars une journée internationale de lutte pour l'égalité dans tous les domaines entre les sexes.

Le 8 mars 1917 en Russie, la grève des femmes avait été l'expression de la révolte contre la guerre et ses conséquences. Elle avait été le point de départ d'une révolution qui, en hâtant la fin du conflit mondial, avait aussi mis fin à l'exploitation capitaliste et donné pour la première fois à la société humaine la possibilité d'établir une véritable égalité des sexes. Il faut plus que jamais s'en souvenir aujourd'hui.

A Paris, Lutte ouvrière donne rendez – vous à ses militants et sympathisants mardi 8 mars à 14h, devant la Gare du Nord.

 

Argenteuil, « Maison des femmes », pour sa restauration, une action urgente et nécessaire

 

Pour un lieu d’aide, de ressource, de convivialité, de sororité !

 



Et aujourd'hui, où est-elle ?



À l’occasion de la journée d’aujourd’hui c’est un cri d’alarme que nous lançons.

         La Maison des femmes mise en place par Philippe Doucet dans les années 2010 est aujourd’hui totalement en déshérence. Seule une agent municipale assure la continuité dans un lieu qui n’est plus une « Maison accueillante » mais des bureaux comme des autres et pratiquement vides. Ce que les employées avaient réussi à rendre accueillant dans le local de la cour Ambroise Croizat derrière le centre de santé Goulène, pratiquement ne joue plus son rôle aujourd’hui. Au point que dans le programme municipal pour « Le mois de la femme », la Maison des femmes a purement et simplement disparu comme lieu et creuset d’évènements dédiés à ce combat pour faire avancer l’égalité.

         Il faut que cela cesse. Il faut qu’une nouvelle Maison des femmes renaisse à Argenteuil. Pour l’aide des femmes en détresse confrontées à des situations très difficiles. Pour le développement de la vie collective de femmes qui ont beaucoup à échanger entre elles. Pour la discussion pour faire avancer le combat des droits des femmes pour l’égalité. DM

Argenteuil, « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire de racisme colonial », un débat à la librairie du Presse-papier ce soir à 18 h.30 avec Sylvie Thénault, l’autrice de ce beau livre

Cette soirée est organisée par la librairie, et certainement pas par Lutte ouvrière. Mais vu l’intérêt de ce livre, et ma participation personnelle, personne ne me fera grief d’annoncer en bonne place ce débat sur le présent blog. DM

 

Mardi 8 mars à 18 h.30 au Presse papier à Argenteuil Entretien avec l’historienne Sylvie Thénault pour son nouveau livre « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire de racisme colonial » qui vient de paraître aux Éditions du Seuil. Débat animé par Dominique Mariette

 


Le 28 décembre 1956, le maire de Boufarik à 30 km d’Alger, Amédée Froger est assassiné alors qu’il quitte son domicile algérois. Président de la Fédération des maires d’Algérie, c’est un notable emblématique de la colonisation et de la population dite européenne. Le lendemain, sur le parcours vers le cimetière, ses obsèques entraînent des exactions dont sont victimes des Algériens. Plusieurs sont tués lors de ces Ratonnades.

         1956 marque un tournant dans la Guerre d’Algérie qui a commencé deux ans plus tôt. Les Pouvoirs spéciaux entraînent l’envoi massif du contingent. Les attentats du FLN à Alger ont creusé un peu plus le fossé entre les deux fractions de la population. Ladite Bataille d’Alger pour expulser le FLN de la ville va bientôt commencer.

         Dans son dernier ouvrage, Sylvie Thénault aborde l’embrigadement d’une fraction toujours plus importante de la population européenne par les activistes de l’extrême-droite, la duplicité des forces dites de l’ordre, mais aussi l’affrontement entre les partisans du FLN et ceux du Mouvement National Algérien de Messali Hadj et ses conséquences sur la mémoire de l’évènement