dimanche 6 février 2022

Livre, Édition, Bolloré : une concentration croissante

 

Des capitalistes qui imposent leurs idées, défendons les nôtres !

 

 

Bolloré est sur le point d’acquérir le géant de l’édition Hachette, ce qui lui permettra de posséder la moitié des éditions de livres de poche et presque les trois quarts de celles de manuels scolaires.

         Bolloré, qui possède déjà des chaînes de télévision et des titres de presse à gogo, va donc étendre encore son empire médiatique. Un moyen comme un autre pour ce grand patron de faire du fric. Et aussi de favoriser les contenus qui vont dans le sens de ses intérêts et de son idéologie ultra-conservatrice, et d’écarter les autres.

         Des capitalistes qui imposent leurs idées : c’est l’essence même de la notion de liberté dans les démocraties bourgeoises.

samedi 5 février 2022

Augmentation des salaires, pas de salaires inférieurs à 2000 euros net, indexation des salaires sur la hausse des prix !

 

Pouvoir d’achat : les primes ne suffisent pas

 


En 2021, 4 millions de salariés ont touché la prime de pouvoir d’achat créée en 2019 suite au mouvement des Gilets jaunes, pour un montant moyen de 506 euros.

         Ces primes, exonérées de cotisations sociales, sont versées au bon vouloir des patrons qui s’en servent bien souvent de justification pour geler les salaires. En 2021, elles n’ont coûté que 2 milliards d’euros au patronat ; à comparer aux 137 milliards de profits des géants du CAC 40.

         Une aumône versée une fois l’an ne garantit pas le pouvoir d’achat des travailleurs. Pas un salaire en-dessous 2 000 euros, voilà ce qu’il faut pour vivre, « quoi qu’il en coûte » aux exploiteurs.

 

Les prochaines permanences

-lundi 7 février, de 18 à 19 h, centre commercial, Les Raguenets, Saint-Gratien ;

-mercredi 9 février, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 


Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2792, et Lutte de classe (2,5 euros) n°221 (au « Presse papier » seulement), lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

 Samedi 12 février

Meeting avec Nathalie ARTHAUD

Paris  (Paris)

À 15h00

Salle de la Mutualité, 24 rue Saint Victor, Paris 5e

                                                                             Entrée libre

Pour s’y rendre en train d’Argenteuil, un RDV collectif est prévu : à 13 heures 30 devant le « café des 2 gares » sortie Orgemont de la gare du centre

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM.

Rendez-vous culturels à Argenteuil

Le Salon du Livre et des Lecteurs de Sous les couvertures Ce samedi 5 février et dimanche 6 février de 10 heures à 18 heures Salle de l’Atrium, route de Cormeilles, quartier du Val d’Argent-Nord

Mardi 8 mars à 18 h.30 au Presse papier Entretien avec l’historienne Sylvie Thénault pour son nouveau livre « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire De Racisme » à paraître aux éditions du Seuil

EDF : dirigeants syndicaux et direction main dans la main. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 EDF : dirigeants syndicaux et direction main dans la main

02 Février 2022

Du 25 au 27 janvier les salariés d’EDF ont été appelés à plusieurs mouvements de débrayages ou grèves et à des rassemblements.

Le 25 janvier, journée prévue depuis des semaines, il s’agissait de réclamer une augmentation des salaires et des pensions de retraite dans le secteur de l’énergie. Mais, comme entre-temps le gouvernement avait décidé d’augmenter l’ARENH, c’est-à-dire la quantité d’électricité d’origine nucléaire qu’EDF a l’obligation de brader à ses concurrents, tous les syndicats appelaient à s’opposer à cette mesure le 26 janvier.

Enfin le 27 janvier, la journée interprofessionnelle était prévue. En pratique on a vu tous les cas de figure, chaque site choisissant la ou les journées auxquelles participer. Mais le mouvement du 26 contre l’extension de l’ARENH fut de loin le plus suivi. Nombre de salariés craignent en effet pour leur avenir. Selon les chiffres de la direction, 51 % du personnel a fait grève ce jour-là, ce qui est considérable. Il s’agit d’une moyenne et le taux de grévistes atteint 62 % dans le parc nucléaire et 68 % dans l’hydraulique.

Il est évident que le mécanisme de l’ARENH est scandaleux. Rappelons que les concurrents d’EDF qui sont plusieurs dizaines à se bousculer ne produisent pas le moindre kilowattheure pour l’écrasante majorité d’entre eux. C’est pourtant à ceux-là, aujourd’hui menacés de faillite par la hausse des cours européens de l’électricité ou même à ceux qui ne sont pas menacés, comme TotalEnergie ou Engie, que l’État veut faire cadeau d’une électricité nucléaire vendue à bas prix, pour qu’ils puissent la revendre plus cher aux usagers.

On comprend que bien des travailleurs craignent que cette mesure n’entraîne de grosses pertes, voire, qui sait, que le gouvernement l’utilise comme prétexte pour provoquer un démantèlement ultérieur d’EDF, comme il en était question il n’y a pas si longtemps avec le plan Hercule, aujourd’hui officiellement abandonné. D’où le succès de la grève.

Mais un autre élément scandaleux est l’attitude des directions syndicales chez EDF, et principalement de la CGT qui reste, malgré un recul depuis plusieurs années, le syndicat le plus important. La grève du 26, encore une fois pour protester contre une mesure scandaleuse, correspondait en effet exactement à ce que souhaitait la direction.

Le PDG d’EDF a déploré l’extension de l’ARENH mais s’est incliné, car il est le représentant de l’État qui détient près de 84 % du capital d’EDF. Maintenant, ce sont les dirigeants syndicaux qui réalisent l’union sacrée avec leur direction. Le lendemain de la grève du 26, un tract publié au nom de l’ensemble des syndicats a titré : « Salariés, Managers, Directeurs, Dirigeants, vous êtes 51 % à avoir fait grève. » Voilà donc les directeurs et les dirigeants de l’entreprise embarqués sur le vaisseau syndical.

Car il ne faut pas oublier que dans cette affaire, si EDF est mise à contribution, car elle ne pourra pas vendre l’électricité au prix qu’elle espérait, elle n’en demeure pas moins une entreprise extrêmement profitable, qui fait des bénéfices par milliards et qui exploite de plus en plus durement ses employés. Et de plus, ce n’est pas la première fois que l’État fait des cadeaux au capital privé, par le biais d’EDF.

Les dirigeants syndicaux espèrent grâce à leur attitude avoir la reconnaissance de la direction. Ils l’obtiendront peut-être. Mais cela ne changera pas le sort des travailleurs, dont les conditions de travail se dégradent notamment du fait des suppressions de postes, et dont les salaires sont à la traîne, ayant perdu 10 % de pouvoir d’achat en dix ans.

Il n’y a aucune communauté d’intérêt entre les travailleurs et la direction. Les travailleurs ont à défendre leurs propres intérêts contre le patron et l’État qui, dans le cas d’EDF, ne font qu’un.

                                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2792)