jeudi 25 novembre 2021

Argenteuil, défense du complexe Jean Vilar, refus toujours aussi clair et net

 

La municipalité, isolée, s’obstine. Face à elle, un refus toujours aussi massif !

 


Le 18 septembre dernier devant le complexe

Le combat pour s’opposer au projet municipalité-Fiminco dit « Promenades vers le néant » se poursuit.

         Réunions, expositions de rue, propagande, rien n’y fait. La municipalité n’a pas l’aval des habitants. Nous avons pu le vérifier une nouvelle fois ce lundi en allant discuter avec eux à la sortie du parc de l’hôtel de ville. Nous faisions également signer la pétition de refus.

         Nouvelle démonstration magistrale. Nous n’avons pas rencontré un seul partisan du projet. Quelles que soient l’ancienneté de l’installation à Argenteuil, le quartier, le milieu social, l’âge, c’est un refus net et précis.

         En une heure, à deux, nous avons recueilli 40 nouvelles signatures.

         C’est plus qu’encourageant. Le combat continue. Plus que jamais. DM

mercredi 24 novembre 2021

Actionnaires qui décident, Macron qui s'incline. À Amiens : serial baratineur

Cela s’appelle de la complicité d’escroquerie

 

 


Macron était en déplacement à Amiens lundi et les médias se sont disputés les commentaires soulignant un « président à l’écoute », « dans l’échange », «investi dans sa ville natale », etc.

Aux quelques travailleurs licenciés de Whirlpool choisis pour le rencontrer dans un café, Macron a déclaré qu’il avait été trompé par l’industriel Decayeux, patron du Medef local et son plan de reprise, soutenu à coup de millions par son gouvernement. Reprise qui s’était terminée par une deuxième vague de licenciements. « Je me suis fait avoir comme vous » a plaidé Macron…

Vu le nombre de milliards d’argent public versés à fonds perdus aux entreprises sous prétexte d’embauches peu ou pas réalisées, de maintien d’activités se concluant par des fermetures de sites quelques années plus tard, ça ne s’appelle plus « se faire avoir », ça s’appelle de la complicité d’escroquerie.

 

Les permanences des jours à venir :

-aujourd’hui mercredi 24 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2778 et 2779, et Lutte de classe (2,5 euros) n°218, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

 

Féminicides : un fléau persistant dans une société de classe. Une vidéo de Lutte ouvrière (10 mn 30)

Nathalie ARTHAUD en campagne dans le Nord

 De Roubaix à Dunkerque : “un vote de conscience”

17 Novembre 2021

Poursuivant sa tournée à la rencontre des militants et amis de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud était dans le Nord la semaine du 11 novembre. Plusieurs dizaines de sympathisants sont venus débattre, certains ramenant amis et collègues de travail.

 


 

Beaucoup ont ainsi témoigné de la dégradation des conditions de travail dans des secteurs aussi variés que l’automobile, la santé ou la vente à distance. Ainsi, à Roubaix, les travailleurs de La Redoute ont calculé que la charge de travail est passée en quelques années de 1 200 colis à traiter par jour à 500 par heure aujourd’hui ! Le tout avec des dizaines de bras en moins et une augmentation en flèche des arrêts maladie. Les nouvelles machines et l’automatisation n’ont bien évidemment pas servi à soulager les travailleurs, mais au contraire à augmenter les cadences. Une discussion s’est engagée sur les progrès technologiques, qu’un travailleur voyait comme des obstacles à une prise de conscience et un facteur d’isolement supplémentaire. D’autres voyaient au contraire ce que la technologie pourrait apporter dans une société dirigée par les travailleurs.

La souveraineté nationale, les relocalisations, les traités européens suscitent des discussions et bien des travailleurs s’inquiètent de voir le nationalisme progresser dans la tête de leurs collègues, cherchant des arguments à y opposer. Mais comme l’a souligné Nathalie, « le grand patronat n’a pas de frontières. Ce n’est pas le «made in France» qui le guide, mais le taux de profit qu’il va pouvoir faire. C’est en fonction de cela qu’il déplace sa production, ses investissements. Les patrons sont patriotes pour leurs profits. Eh bien, la patrie des travailleurs, c’est leur classe sociale, qui ne connaît pas plus de frontières que les patrons n’en connaissent pour faire du fric sur notre dos. »

« La production et l’écologie sont-elles compatibles ? » a demandé une participante au débat de Lens. Cela a permis de souligner l’incompatibilité de la logique capitaliste avec la préservation des hommes comme de la planète.

En présentant les objectifs de lutte qu’elle porte dans cette campagne, Nathalie Arthaud a souligné que cela anticipe sur une situation où les travailleurs reprendraient l’offensive : « C’est un vote de conscience auquel nous appelons, un vote pour affirmer que nous devons préparer les combats à venir, affirmer nos objectifs matériels et politiques pour que nos luttes ne débouchent pas sur une impasse. » C’est bien à ces combats qu’il faut se préparer.

                                                                        (Lutte ouvrière n°2781)

Argenteuil, agents territoriaux, qui sème la misère récoltera la colère

 

Notre espoir, que la combativité renaisse

 


 

Un des problèmes essentiels qui pèse sur le monde du travail actuellement est la stagnation des rémunérations face à une hausse des prix qui mois après mois grandit, diminuant d’autant le pouvoir d’achat.

         Comme pour nombre de travailleurs, le salaire de base des agents territoriaux est très faible. Des primes viennent l’augmenter, qui ne compteront pas pour le calcul ultérieur de la retraite. La rémunération totale reste extrêmement modeste.

         Il y a quelques années, la municipalité d’Argenteuil a voulu faire pression sur les agents en inventant une prime de « présentéisme » pouvant aller jusqu’à 500 euros par an.

         Elle était illégale. L’État qui maintient le point d’indice des fonctionnaires au même niveau depuis des années et qui veut réduire les dépenses des collectivités a porté via le préfet l’affaire devant le tribunal administratif. Ce dernier a rendu illégale cette prime de « présentéisme ».

         La municipalité toujours dans sa croisade contre les absences veut maintenant taper dans les primes restantes. C’est double peine pour les agents. Plus de prime « présences » éventuelle mais possibilité de voir ses primes réduites en cas de maladie.

         Tout cela est certes bien compliqué car le système des primes l’est. Il est surtout profondément injuste. Seule le salaire de base devrait compter, et un salaire qui permette de vivre.

         Quant à la municipalité, les agents ont du mal à trouver les mots pour caractériser son attitude par rapport aux malades qui devraient être l’objet de la sollicitude de tous.

         Il faut constater à Argenteuil l’usure des travailleuses et des travailleurs municipaux, les troubles musculo-squelettiques, la pression hiérarchique, les burnout, les dépressions… Que la municipalité donne à la population les chiffres du bilan sur l’état physique et moral de l’ensemble du personnel !

         Conditions de travail, salaires, comme nous le disons dans l’éditorial de la semaine consacrée à la situation en Guadeloupe : qui sème la misère récolte la colère !

         Les syndicats CGT et FSU appellent à la grève pour lundi 29 novembre avec une assemblée de grévistes à 9 heures. DM