Dix ans de continuité militante
Il y a dix ans, mes camarades de
Lutte ouvrière m’avaient demandé que nous mettions en place un blog local.
J’étais alors conseiller municipal Lutte ouvrière et pour eux cela s’imposait
afin de se donner un moyen supplémentaire pour « rendre compte » de
notre activité.
Le
11 novembre 2011, nous avons construit ce modeste blog. Mais, quelque peu
dubitatif au début, petit à petit j’y ai pris de l’intérêt, qui ensuite n’a
cessé de grandir. J’avais des lecteurs, et pour un militant, c’est précieux.
J’ai
commencé petitement dans l’affaire, puis je l’ai fourni jour après jours, pour
m’arrêter ultérieurement à cinq occurrences quotidiennes. Au départ, chaque jour je
me levais tôt, puis j’ai découvert que je pouvais le préparer la veille. Le
blog a pris son rythme de croisière, ne le délaissant uniquement pour de petites périodes à
l’occasion de voyages lointains.
Bien
évidemment, tout cela est anecdotique. En revanche, ce qui l’est moins est
notre volonté d’indiquer une direction, et une affirmation locale.
Une
direction. Celle du développement à nouveau de la presse ouvrière de lutte dont
notre hebdomadaire Lutte ouvrière est certes un élément limité, mais dont nous
espérons que le lectorat ne cessera pas de grandir.
Une
affirmation locale. Affirmer à Argenteuil l’existence du courant des
travailleurs communistes révolutionnaires. En rédigeant au moins une brève par
jour locale, raisonner sur la base d’une information concernant la localité en
fonction des intérêts du « camp des travailleurs » qui vit dans les
quartiers populaires ou les autres plus pavillonnaires.
Dans
le passé, le PCF eut une presse de ce type. Surtout à l’époque de son premier
hebdomadaire dont le nom annonçait la couleur, « Le Prolétaire » qui
fut remplacé après-guerre par son successeur, « La renaissance » dont
le titre porta la marque du tournant clair du PCF, du camp de classe
internationaliste au nationalisme. Quant à l’information locale venant de la
presse, elle n’a cessé de régresser. Nous ne parlerons pas ici du mensuel Ma
Ville de la municipalité, indigent pour une ville de 115 000 habitants.
L’ampleur
de notre blog est extrêmement modeste. J’espère qu’il satisfait au moins un
petit nombre de lecteurs qui peuvent toujours me le témoigner. DM