lundi 8 novembre 2021

Loi « 1607 heures ». Des agents territoriaux toujours mobilisés à Rennes

Territoriaux de Rennes : toujours mobilisés

En juin dernier, la ville de Rennes a voté la suppression de 3,5 jours de repos par an pour tous les agents dans le cadre de la loi « 1 607 heures ».

Elle y ajoute localement la fin des repos compensateurs des agents travaillant le week-end. Cette accumulation d’attaques sur les conditions de travail des agents de la collectivité continue de les mobiliser.

Vendredi 22 octobre, à l’occasion de l’inauguration du nouvel équipement culturel Antipode, en présence de la maire et d’élus, une cinquantaine de bibliothécaires, à la pointe dans cette mobilisation, en ont profité pour manifester bruyamment leur mécontentement.

Ce même jour, la direction de l’ensemble Les Champs libres, qui regroupe des institutions culturelles de la ville, a annoncé la suspension de la programmation annuelle jusqu’à nouvel ordre, afin de prendre en considération le conflit social en cours : grève des bibliothécaires tous les week-ends depuis le 15 mai, grève de l’équipe de la salle de conférences depuis mi-septembre, menace de grève des cadres du site.

Face à cela, la municipalité à majorité socialiste continue de faire la sourde oreille. Elle prétend « déplorer cette dégradation du service public » et ose déclarer que l’objectif de ses mesures est « d’améliorer l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle », en supprimant jusqu’à plus de deux semaines de congés-repos dans certains services. Merci Patron ! Mais l’objectif réel est bien de faire des économies de postes.

Mardi 26 octobre, premier mardi des vacances de la Toussaint, journée habituellement la plus fréquentée de l’année aux Champs libres, l’intersyndicale CGT-FO-SUD-UNSA a appelé l’ensemble du personnel à débrayer pendant deux heures. Près de 100 agents se sont retrouvés devant le bâtiment, des bibliothécaires mais aussi les collègues des bureaux, qui avaient souhaité ce débrayage pour exprimer leur solidarité avec ceux en lutte depuis plusieurs mois. Lors de ce rassemblement, ces derniers ont pu exprimer leur détermination à continuer la lutte et à ne rien céder.

                                                      Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2779)

 

Loi des « 1607 heures » dans la fonction publique territoriale, un non-sens

Dans les communes aussi, l’exploitation en hausse

 


 La réduction du temps de travail, une vieille revendication du mouvement ouvrier (affiche de... 1919 !)

         L’État a décrété qu’au 1er janvier prochain, l’ensemble des travailleurs agents territoriaux des communes ne pourraient plus travailler moins de 1607 heures par mois. Là où les maires ont appliqué cette décision le doigt à la couture du pantalon, ces travailleurs ont perdu un certain nombre de jours de congés, entre autres régressions. Mais des maires, tel celui de Bonneuil-sur-Marne (PCF), refusent toujours d’appliquer ce mauvais coup pour les agents de leur commune, et ils ont raison. De nombreuses luttes, certaines partielles, ont eu lieu depuis des mois pour remiser la mesure.

         L’État comme le grand patronat qu’il sert aggravent la condition ouvrière, dont le temps de travail est une donnée importante.

         Ils augmentent ce temps, alors que les progrès de la productivité et le nombre de sans-emploi devraient permettre une réduction importante du temps passé au travail. Cette loi des « 1607 heures » doit être abandonnée.

         La société marche à l’envers. Il serait temps que les travailleurs la remettent à l’endroit.DM

 

Climat et traque des migrants : question de priorité

Que vivent demain les États-Unis socialistes du monde

 

 


De 2013 à 2018, les sept pays les plus riches ont consacré 14 milliards de dollars pour lutter contre le changement climatique, et deux fois plus, 33 milliards, pour empêcher l'arrivée des migrants.

Murs, barbelés, drones, etc. : les frontières sont de plus en plus militarisées. Les entreprises de ce secteur s'engraissent de ce business mortifère, tout comme les grands groupes pétroliers s'enrichissent du pillage des hydrocarbures.

Le capitalisme et les États sont à renverser.