mercredi 3 novembre 2021

Police, Zineb Redouane, déni de justice

 

Ce jour-là, la police a tué

 


 

Le directeur de la police nationale a refusé toute sanction administrative, même pas la convocation d'un conseil de discipline, à l'encontre des CRS incriminés dans la mort de Zineb Redouane en décembre 2018 à Marseille. Cette femme de 80 ans avait été touchée par un tir de grenade lacrymogène alors qu'elle fermait ses volets au moment où passait une manifestation des Gilets jaunes.

Les auteurs du tir sont seulement convoqués à un stage pour « rappeler les consignes en vigueur sur l'emploi des moyens de défense ». On se demande bien en quoi il fallait aux policiers se défendre contre cette vieille dame.

Avec ce déni de justice, la hiérarchie policière affirme que la mort de Zineb Redouane n'a aucune importance pour elle.

Conseils départementaux anti-ouvriers. Face aux hypocrites, des « gestionnaires » contre les travailleurs non-vaccinés

 

C'est la mise à la rue des travailleurs non vaccinés qui est inacceptable !

 

 


Le conseil départemental de la Haute Vienne fait partie des 16 qui refusent de financer le RSA que le gouvernement vient de décider d'octroyer aux travailleurs suspendus et privés de salaire pour non -vaccination. Il y a un an déjà, le président socialiste s'alarmait d'une augmentation importante du nombre de bénéficiaires du RSA que le département peinait à financer en l'absence de compensation suffisante de l'Etat et c'est ce qui motive son refus aujourd'hui.

Cette polémique sur le RSA vise à pointer du doigt encore une fois les travailleurs méfiants vis à vis du vaccin et sert de diversion dans une période où les attaques anti-ouvrière se renforcent !

Ce n'est pas d'un RSA de misère dont ont besoin les travailleurs suspendus : ces travailleurs doivent conserver ou retrouver leurs emplois et le salaire qui va avec, un point c'est tout , en particulier dans les services de santé où le manque de personnel est dramatique.

Gaz : fournisseurs bichonnés

 

Des profits, eux, bien au chaud

 

 

Réagissant à la flambée des prix du gaz, le gouvernement a décidé, très tardivement, de les bloquer jusqu'au 30 juin 2022. Or la dérégulation qui a été organisée dans ce secteur a permis l'émergence de fournisseurs qui ne produisent rien et doivent acheter du gaz sur le marché. Pour qu'ils puissent faire des profits, le gouvernement a prévu 1,2 milliard d'euros pour les indemniser.

Des millions de ménages vont renoncer à se chauffer correctement, mais grâce au gouvernement les profits des trusts du gaz sont bien au chaud.