vendredi 22 octobre 2021

Hausse des prix : un vol légal aux dépens du monde du travail. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Hausse des prix : un vol légal aux dépens du monde du travail

20 Octobre 2021

Le 15 octobre, l’Insee a mis à jour ses mesures officielles de l’évolution des prix. La hausse mesurée du gaz est de 6,2 % sur le seul mois de septembre, portant la hausse à 60 % sur douze mois.

 

 

Mais les augmentations constatées sont loin de se limiter au gaz, au carburant ou même aux vêtements et aux chaussures, dont le prix a augmenté de 5,1 % en septembre.

Les chiffres publiés donnent aussi une idée de la hausse des prix de certains produits de base au cours des dernières années, évolution largement déconnectée de celle des salaires, des pensions et des allocations.

Les prix de l’alimentaire, par exemple, ont connu une progression globale de près de 10 % entre les prix moyens de 2015 et ceux du mois dernier, avec une explosion des prix des produits frais en général (+ 28,3 %), des huiles et graisses (+ 16,1 %) et des pommes de terre (+ 24,6 %).

L’électricité, qui devrait connaître une nouvelle hausse de 4 % en début d’année prochaine, a déjà augmenté de 19,3 % en six ans. Ceux qui peuvent échapper à la hausse du carburant en prenant les transports en commun ont dû néanmoins subir une hausse de 8,6 % du coût des métros et tramways dans la même période, tandis que celui des trajets en bus et autocars montait de 15,2 %.

Partir en vacances est aussi de plus en plus cher : le prix des centres de vacances, campings et auberges de jeunesse a ainsi augmenté de 20,4 % depuis 2015. Le coût des assurances habitation et véhicules (auto, moto, etc.) est également en forte hausse, respectivement à + 12,1 % et + 15,3 %. Enfin, le prix des envois de lettres, qui a longtemps servi de point de repère pour évaluer la hausse du coût de la vie, s’est envolé de plus de 50 % depuis 2015.

Bloqués pendant des années et désormais amputés par le chômage partiel et la multiplication des attaques patronales contre les salaires et les primes dans le transport, l’automobile et de multiples secteurs, les rémunérations des travailleurs sont depuis longtemps prises en étau entre le chantage à l’emploi et la capacité des capitalistes à faire grimper les prix grâce à leur mainmise sur la production.

Pour les salariés, les retraités, les chômeurs, le coût de la vie augmente sans discontinuer. Il devient vital d’imposer aux capitalistes le rattrapage du retard pris depuis des années. Et il faut aussi que le montant des salaires, des pensions et des allocations soit indexé sur la hausse des prix, évaluée sous le contrôle des travailleurs.

                                                           Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2777)

 

Les permanences des jours à venir :

-aujourd’hui vendredi 22 octobre, de 10 h. 45 à 11h.15, Intermarché du centre,

 de 15h.45 à 16 h.45 entrée du marché du Val-Nord, entrée donnant sur le boulevard ;

-et de 17 h15 à 18h15, carrefour Babou ;

-samedi 23 octobre, de 10 h. à 10 h30, marché des Côteaux ;

-puis, de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-au Val-Sud, de 11h.30 à midi devant Auchan ;

-de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche 23 octobre marché Héloïse, de 10 h.45 à 11 h.45 ;

-mercredi 27 octobre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

Et mercredi 27 octobre

Nathalie Arthaud est l’invitée dans la matinale de France inter

à 07h50

  

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2775, et Lutte de classe (2,5 euros) n°218, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Argenteuil, conseil municipal : un désintérêt des intérêts communaux, le résultat de la politique municipale

Un résultat qui n’a rien de surprenant

 


 

Capture d’écran de Facebook

Un conseil municipal avait lieu hier à Argenteuil. Chacun pouvait cette fois y assister.

         Bilan des spectateurs : quatre-cinq personnes dans les gradins, une trentaine sur internet !

         Cela n’a rien de surprenant.

         La responsabilité n’est pas seulement celle de la municipalité d’Argenteuil. Cette situation relève certes de l’air du temps. Mais la municipalité d’Argenteuil a également une lourde part de responsabilité dans cette situation.

         Elle a maintenu le huis-clos pour les conseils municipaux pendant des mois alors qu’elle aurait pu s’en passer.

         L’information municipale est réduite à la portion congrue et d’une qualité de communication extrêmement réduite.

         La municipalité ne répond pas aux sollicitations de la population.

         Mais surtout, elle donne l’impression à cette dernière de faire comme elle l’entend, en catimini, sans tenir compte de ses aspirations. L’affaire Jean Vilar a eu un aspect dévastateur sur ce plan. Et elle n’est pas la seule.

         Qui cherche l’isolement le trouve. La preuve. DM

 

Argenteuil, le combat des femmes contre les violences et l’égalité mérite bien mieux

Cela doit être une priorité !

 

 

Un lieu qui avait permis un beau rythme de croisière pour la Maison des femmes

Lors du conseil municipal de mercredi, l’adjointe-au-maire en charge de la Maison des femmes s’est énervée contre les conseillers municipaux d’opposition, à l’occasion d’un point qui portait indirectement sur la Maison des femmes de la Ville, donnant l’impression de ne pas vouloir entendre et de ne pas comprendre le sens de leurs interventions.

         Sur le fond, en charge de cette Maison des femmes, elle doit pourtant savoir que cette Maison des femmes va très mal.

         Si avec le Covid, ses conditions de fonctionnement ont été rendues plus difficiles, son déplacement a aggravé la situation. Et cette adjointe doit tout de même avoir un petit avis sur la part des orientations ou du manque d’orientations de la municipalité dans cette situation.

         Bref, depuis sept ans, la vie de la Maison des femmes n’a guère été favorisée. Il serait temps que cela cesse. C’est la vie des femmes menacées qui est en jeu, une question qui mérite une autre écoute et une autre attention de la part de la municipalité et de ses membres. DM

 

Rugby au Parlement : on s’est disputé, mais tout de même, on est de la même équipe. Une correspondance de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 Rugby : la troisième mi-temps arrosée

20 Octobre 2021

Composé de députés et de hauts fonctionnaires, le XV parlementaire est une équipe de rugby qui participe à un tournoi parlementaire des six nations, où les équipes similaires s’affrontent, ainsi qu’à une coupe du monde parlementaire, qui s’est déroulée au Japon il y a un mois.

La cotisation des adhérents n’est pas trop onéreuse : 80 euros pour un député, ce n’est pas la ruine. C’est possible parce que le budget du club est financé par des entreprises, le plus gros sponsor étant Airbus. Dans le souci ô combien louable de promouvoir les activités sportives, le groupe finance tout ou partie des frais de ces députés ou autres, déplacements, hôtels et restaurants… jusqu’au Japon.

Dans l’équipe, se retrouvent au coude à coude Louis Aliot, député du Rassemblement national de Le Pen, Alexis Corbière, de la France insoumise de Mélenchon ; le président du club est du parti de Macron LREM, les vice-présidents du Parti socialiste ou du centre. Le capitaine de cette équipe de rugby n’est d’autre que le député et secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Un bel exemple d’unité nationale entre des personnes qui, si elles se critiquent les unes les autres au moment des élections, se retrouvent partenaires dans l’équipe, aux frais d’Airbus. Et voilà qui facilite certainement les relations entre cette société – et d’autres – et le milieu parlementaire.

Cette année, au moment de voter des subventions à Airbus pour un nouvel avion, un député déclarait qu’il ne demanderait pas combien il coûterait, car « la France ne serait plus la France si elle n’était plus en mesure de trouver les moyens de le financer ». Cela mérite bien un retour.

                                                                                  Correspondant LO