vendredi 17 septembre 2021

Argenteuil : la municipalité au combat contre la vie et l’avenir des habitants (5). Un pot-pourri municipal

 


Un rassemblement des opposants au projet Héloïse concocté par le promoteur Fimanco allié à la municipalité d’Argenteuil a lieu samedi prochain 18 septembre à 15 heures devant le complexe Jean Vilar propriété collective des Argenteuillais qui est menacé. Chaque jour de cette semaine, nous allons à nouveau aborder la question en partant de la brochure de propagande actuellement distribuée par la municipalité.

 

À la manière de Boris Vian

                       

Dans son catalogue du Père noël avant l’heure, le maire d’Argenteuil nous promet :

-les berges reconquises ;

-la RD311 transformé en boulevard apaisé ;

-près de la gare centrale, un hôtel et des lieux de recherche et de développement ;

-une future École nationale pour les policiers municipaux ;

-un projet Fiminco pour le bonheur éternel des habitants ;

-un festival musical ;

-un site permettant à des PME et des start-up de se développer sur le territoire ;

-un bus en site propre ;

-la multiplication des accès  piétons et cyclistes sur la voie la plus proche de la Seine ;

-une passerelle dédiée aux piétons et aux cyclistes sur la Seine parallèlement au pont de Colombes ;

-des nouvelles places publiques et des squares ;

-un urbanisme maîtrisé ;

-un chemin de halage revalorisé ;

-rue Michel-Carré, une coulée verte vers la Seine ;

-des méthodes de construction préservant l’environnement ;

-une transformation de la place du 11 novembre ;

-une liaison entre les buttes pour que tous les chemins mènent à la Seine ;

-la programmation de 5,7 km de cheminements piéton et cycliste ;

-une piste cyclable bidirectionnelle sur le pont d’Argenteuil ;

-des berges de Seine avec « inspirant, où il fait bon vivre » ;

-de nouvelles opportunités de  restauration amarrées le long des berges réaménagées ;

-une balade au clair de lune sous les frondaisons de la Plataneraie ;

-des jardins en terrasse ;

-une réhabilitation de la halle du marché Héloïse ;

-une avenue Gabriel-Péri transformée en coulée vers la Seine ;

-une piscine flottante sur la Seine ;

-un restaurant de Mamie Cocotte ;

-de nouvelles connexions cyclables ;

-sous la voie ferrée, la sécurisation d’un ancien passage à vaches ( !) ;

-sur l’ancien chemin des Larris, l’aménagement d’une connexion à la rue des Déserts ;

-un jardin des senteurs ;

-une halte sur la Seine installée à proximité de la gare ;

-des croisières thématiques ;

-une flânerie culturelle au bord de la Seine ;

Voilà c’est fini, j’espère n’avoir rien oublié. N’en jetez plus, la cour est pleine ! Paillettes, feux de Bengale, assez !

Mais que s’est-il passé ? Ils se sont réveillés pour réaliser cette liste à la Prévert ? Sinon, je m’inquiète, les décideurs ont-ils pensé à la santé des membres de la municipalité ? À moins, que tout cela ne soit finalement qu’un rêve ! DM

L’art de la litote du maire

Le chemin de halage à Épinay

Il écrit : « Nous travaillons en ce moment sur la berge venant d’Épinay -qui a pris de l’avance sur nous en matière d’aménagement de ses berges- pour établir la prolongation d’une liaison piétonne et cycliste sur la rive bordant la Seine. »

         Épinay qui a pris de l’avance sur nous ? Seulement de l’avance ? Non, un monde entre l’inaction locale des municipalités successives à Argenteuil sur le sujet, et un aménagement vers Saint-Denis en passant par Épinay qui est réalisé depuis des décennies !

Nathalie ARTHAUD, candidate à l’élection présidentielle, sur France Info TV mercredi

Bus Transdev – région parisienne : la grève continue. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 

Bus Transdev – région parisienne : la grève continue

15 Septembre 2021

En Seine-et-Marne, la grève des conducteurs de bus du réseau Transdev continue depuis le 2 septembre au dépôt de Lieusaint et Vaux-le-Pénil, dans la région de Melun. Le mouvement est très suivi.

 


C’est que la colère est forte, à force de mépris et de conditions de travail dégradées. Sur les piquets de grève, les conducteurs témoignent sur les horaires en deux parties durant deux mois d’affilée, commençant vers 6 h et finissant vers 19 h, l’impossibilité de voir sa famille, les coupures non comptées, les journées de 9 h comptées 7 h, les heures supplémentaires calculées en semaines glissantes. Transdev a balayé les accords d’entreprise ou locaux concernant le décompte des horaires et les primes, au prétexte de remporter les appels d’offres.

Cette politique se mène main dans la main, entre le patronat et l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, « IDFM », dirigée par Pécresse. Les appels d’offres servent à rabaisser les conditions des travailleurs des réseaux de bus, comme chez Keolis et à la RATP, qui prépare d’ailleurs un allongement similaire des horaires de conduite pour 2022.

IDFM a d’ailleurs demandé à toutes ces entreprises de ne plus recruter, dans l’objectif de faire tourner les lignes de bus par la hausse des horaires et l’intensification du travail. En réagissant, les grévistes de Transdev montrent la voie aux travailleurs de Keolis et de la RATP, qui sont face à la même situation.

                                                 Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2772)