Les
travailleurs n’ont pas besoin de promesses Électorales, mais d’un plan de
luttes !
13/09/21
Primaire écologiste, candidature
d’Hidalgo, gesticulations de Zemmour et de Le Pen, course à l’échalote à
droite… C’est parti pour huit mois de promesses et d’annonces démagogiques. Ce
week-end nous en a donné un avant-goût.
Augmentation de 10 % des
salaires, Smic net à 1400 €, doublement des salaires des enseignants,
nationalisation des autoroutes, réindustrialisation ou planification écologique,
avec des centaines de milliers d’emplois à la clé... qui dit mieux ?
Tous les cinq ans, le même cirque
se répète, avec des comédiens s’engageant, la main sur le cœur, à être le
président du changement, du redressement, du pouvoir d’achat ou de la sécurité…
Alors, rappelons-nous que les promesses n’engagent que ceux qui y croient !
Il faut se souvenir de toutes les
promesses oubliées ou piétinées dès que l’heureux élu accède au pouvoir. Qu’ils
soient de gauche ou de droite, qu’ils soient issus de la finance comme Macron
ou qu’ils l’aient dénoncée comme Hollande, une fois président, ils se transforment
tous en paillasson de la bourgeoisie. Et l’essentiel de leur job consiste à
justifier les mesures antiouvrières dictées par le grand patronat.
Rien ne sera donné aux
travailleurs. Les augmentations de salaire ? Il faudra aller les arracher
nous-mêmes au grand patronat, au travers de nos luttes, de nos grèves, de nos
mobilisations. Les embauches nécessaires pour répartir le travail entre tous
Il faudra les imposer aussi !
C’est vrai aussi pour la levée
des brevets sur les vaccins, qui reste essentielle pour lutter contre la
pandémie. C’est vrai pour un grand nombre de mesures contre le réchauffement
climatique et pour la préservation de la planète. C’est vrai pour tout ce qui
représente un coût ou un manque à gagner dans ce système capitaliste.
Aujourd'hui, les cours boursiers
et les fortunes des milliardaires crèvent les plafonds. Les profits des grands
groupes devraient exploser en 2021. Les perspectives économiques - c’est
le gouvernement et le Medef qui le disent - sont excellentes pour
l’ensemble du patronat. Mais elles le sont parce que le monde du travail n’a
jamais été autant pressuré.
C’est en augmentant les rythmes
et le temps de travail, en accentuant la précarité, en fermant des usines
entières et en bloquant les salaires que la minorité capitaliste accumule des
sommes exorbitantes. Cet enrichissement se fait au prix d’une exploitation de
plus en plus dure, au prix d’une lutte de classe acharnée, au prix de la montée
du chômage et de la misère.
Tant qu’il n’y a pas de réactions
dans le monde du travail, les attaques patronales se poursuivront et le grand
capital agira comme un rouleau compresseur sur toute la société.
Alors, il ne faut pas rester
spectateurs. Sans attendre la présidentielle, les travailleurs doivent se
battre pour défendre leurs intérêts. Ils doivent profiter de toutes les
occasions pour le faire. La journée de mobilisation interprofessionnelle du
mardi 5 octobre, appelée par la CGT, FO, FSU et Solidaires, est un objectif
dont il faut se saisir dans la perspective d’inverser le rapport de force avec
le gouvernement et le patronat et de rendre les coups.
Les travailleurs doivent être
unis et offensifs sur leurs intérêts essentiels : leur emploi, leur
salaire, leurs conditions de travail, leur retraite, comme leurs droits aux
allocations chômage. Ce combat correspond aux intérêts de toute la société, car
la classe qui domine n’est pas seulement parasitaire, elle est aussi
irresponsable vis-à-vis de la société.
Chercher un bon candidat
susceptible de mieux gérer le système capitaliste est une impasse. Celui-ci ne
fonctionne bien que pour les riches, il nous condamne à la concurrence, aux
crises, au pillage et au dénuement d’une grande partie du monde. Il nous
condamne aux rivalités et aux guerres. Et il tue la planète à petit feu.
Ce n’est pas Hidalgo, Mélenchon,
Roussel et encore moins Pécresse ou Le Pen qui détiennent les solutions pour
changer le sort des exploités et l’avenir de la société. Ce sont les
travailleurs eux-mêmes et cela dépend de leurs luttes.
Il appartient aux travailleurs, à
tous ceux qui sont aujourd'hui mal payés, méprisés, humiliés, de changer cet
ordre social. Je suis candidate à l’élection présidentielle pour défendre cette
perspective-là.
Ceux qui la partagent pourront se
regrouper autour de ma candidature. Ils affirmeront que le seul camp porteur
d’avenir est le camp des travailleurs. Ils affirmeront que le seul programme
qui vaille pour les travailleurs, ce n’est pas un programme électoral, c’est un
plan de luttes.
Nathalie Arthaud
Nos prochaines
permanences :
-Mercredi 15
septembre de 11 heures à 11h.30 au marché des Champioux.
Nos prochains
rendez-vous :
Le samedi 18
septembre, à 15 heures, grand rassemblement pour la défense de l’espace Jean
Vilar et contre le projet Cap Héloïse.
Le jeudi 23
septembre, à 20 heures, grande salle de l’espace Nelson Mandela, une réunion
publique-débat de Lutte ouvrière : crise de la société et perspectives
pour le « camp des travailleurs ».
Le dimanche 26
septembre, braderie de Bezons, stand de Lutte ouvrière.
Le samedi 9
octobre à 15 heures, grand meeting avec Nathalie ARTHAUD, à Paris, salle de la
Mutualité.
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