mardi 14 septembre 2021

Grande distribution : un drame très révélateur des conditions de travail

 

Un drame prévisible qui accuse la direction de Lidl

Une salariée du magasin Lidl à Lamballe (Côtes d’Armor), engagée sur le plan syndical, a mis fin à ses jours début septembre. Son suicide a provoqué colère et écœurement parmi ses collègues, mais également dans plusieurs magasins de la marque, provoquant des débrayages vendredi 10 septembre, le jour de l’enterrement.

            Cette mère de famille de 49 ans, connue pour son dévouement, était épuisée. Elle ne supportait plus les multiples pressions exercées par la hiérarchie. Ces méthodes avaient d’ailleurs été dénoncées à de multiples reprises et avaient abouti à une grève des employés du magasin il y a un peu moins d’un an.

            La direction de LIDL est régulièrement mise en cause pour ses méthodes arbitraires de management. Ce sont pourtant celles-ci qui ont provoqué ce nouveau drame.

            La responsabilité des patrons est engagée. Ils devront rendre des comptes.

Apprentissage : les volontés patronales sont des ordres

 

C’est tout bon pour les patrons

 

 


À la demande des patrons réunis le 2 septembre à Matignon, Castex vient d'annoncer le prolongement pour six mois supplémentaires de la prime de 5 000 à 8 000 euros versée à ceux qui recrutent un apprenti.

Avec en plus l'exonération des cotisations sociales qui devraient être payées par les employeurs, c'est l'argent public qui sert à payer une bonne partie de la rémunération des apprentis.

Pour les patrons, la main-d’œuvre quasi-gratuite, et pour les jeunes travailleurs un salaire dérisoire, sans garantie d'embauche pérenne à la fin de leur apprentissage.

C'est cela dont Macron et Castex se vantent.

Laboratoires pharmaceutiques : rationnement des médicaments, pas des profits

 

Tant que c’est eux qui décident

 


 

Pour lutter contre les pénuries de médicaments, un décret de l'Union européenne impose aux laboratoires pharmaceutiques d'avoir deux mois de stock.

Pour maximiser leurs profits, ils produisent avec le moins de stock possible et rationnent volontairement les médicaments qu'ils ne jugent pas assez profitables. Un décret ne suffira pas pour que la santé des malades passe avant celle des profits.