dimanche 12 septembre 2021

Argenteuil, des projets de bric et de broc, le 18, tous ensembles devant Jean Vilar (3)

Un projet global pour les berges ? Vous voulez rire !

 


La municipalité joue le grand jeu avec l’argent public pour faire passer la vente de l’espace Jean Vilar et la liquidation d’une salle des fêtes communale, publique comme un bienfait. À grands renforts de pubs, elle promet monts et merveille du projet d’un investisseur privé dont le seul objectif est le profit. Et voilà qu’elle nous ressort le vieux refrain de la « reconquête des berges » !

         Elle envisage donc de mettre une énorme verrue sur une partie de l’espace non loin des véritables berges séparées du fleuve par un « mur », en particulier celui de la RD 311. Une verrue sur 300 mètres, mais en aucun cas s’intégrant dans le cadre d’une réflexion d’ensemble sur l’avenir des quatre kilomètres de ces berges de la Seine à Argenteuil

         La municipalité pratique depuis des années, au moins verbalement puisque rien n’a émergé réellement, une politique d’aménagement de bric et de broc. Vers Épinay, « Argenteuil Littoral » ! Au centre, le projet Héloïse ! Vers Bezons l’aménagement de l’immense espace dit de la Porte Saint-Germain… Mais aucune réflexion d’ensemble… à moins qu’elle ait cela dans le secret de ses cartons.

         Avec la municipalité, le bric à brac, et les « formidables » annonces à la petite semaine. Cela anime à vide son autopromotion municipale. Cela ne débouche jusqu’alors sur rien. Sur ce point, ce n’est pas nous qui nous en plaindrons concernant l’espace Jean Vilar. Aux habitants de faire qu’effectivement il en soit ainsi. DM

 

Rentrée universitaire : pas de places pour tout le monde !

 

La fin du distanciel n'est pas la fin de la galère !

 

 

La ministre de l'Enseignement supérieur se réjouit d'une rentrée universitaire en présentiel. Mais des milliers d'étudiants qui ont validé leur premier niveau d'étude supérieure sont refusés en master, les 4e et 5e années d'études, faute de place dans les cursus.

La pénurie de moyens dans les universités, en locaux comme en personnel, condamne une partie de la jeunesse à renoncer à des études ou à s'orienter par défaut. Les jeunes des milieux populaires, faute de pouvoir se payer une formation privée, sont les premiers touchés.

La fin du distanciel n'est pas la fin de la galère !

SNCF, mise en concurrence en vue… du seul profit

 

Profits en vue pour les patrons du ferroviaire

 


 

Une compagnie privée, Transdev, va exploiter la ligne de train Marseille-Nice. Cette vente à la découpe résulte des réformes ferroviaires entamées en 2014 sous Hollande.

La mise en concurrence ne vise pas à améliorer le service rendu aux usagers mais à offrir à des groupes privés l'exploitation du réseau ferroviaire financé par l'argent public.

Elle vise aussi à augmenter la productivité sur le dos des travailleurs du rail, à dégrader leurs conditions de travail. Ce que la SNCF pratique déjà largement.

Irak : impérialisme français d’hier et d’aujourd’hui : TotalEnergies signe un juteux contrat

 TotalEnergies : prospérer sur des ruines

08 Septembre 2021

TotalEnergies vient de conclure avec le gouvernement irakien un contrat à dix milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) d’investissement dans le pétrole, le solaire et le gaz.

Le PDG, Patrick Pouyanné, s’est vanté d’un « retour par la grande porte », dans ce pays où d’autres compagnies étrangères, comme Shell, lui ont soufflé la place dans les précédents marchés. TotalEnergies présente, selon son PDG, des projets énergétiques et écologiques. Ainsi en injectant de l’eau de mer dans les champs pétrolifères du sud de l’Irak, la multinationale se propose de faire remonter le pétrole sans puiser dans les nappes phréatiques. Elle promet de récupérer le gaz des torchères pour alimenter des centrales électriques et de créer un gigantesque champ de panneaux solaires.

À l’en croire, ce trust, attaqué par différentes ONG pour la destruction de l’environnement et des ressources indispensables aux habitants de plusieurs pays africains, pourrait ainsi devenir un modèle de bienfaisance pour l’Irak et ses habitants, souffrant entre autres d’une pénurie d’électricité.

Depuis les années 1920, la Compagnie française des Pétroles devenue Total puis TotalEnergies exploite le pétrole de la région, à l’ombre d’un État français qui se soucie de faciliter son implantation, pour le plus grand profit de ses actionnaires. Présidents jouant les représentants de commerce, comme Macron une semaine avant la conclusion du contrat, assurance de ne rien y perdre faite aux grandes sociétés qui investissent, fiscalité sans contrainte aux dépens des finances publiques, tout leur est bon, même la guerre.

TotalEnergies ne va pas « aider au développement » de l’Irak comme l’a déclaré Macron, mais accroître ses bénéfices. C’est la population qui continuera à en payer le prix, dans ce pays qui ne se remet pas d’une guerre menée par l’impérialisme américain et ses alliés dont la France.

Sylvie MARÉCHAL (Lutte ouvrière n°2771)