PPG –
Bezons : patron voyou, gouvernement complice
26 Mai 2021
Mardi 25 mai, à la première
heure, plus de 17 fourgons de police sont intervenus pour évacuer le piquet de
grève de l’usine PPG située à Bezons, dans le Val-d’Oise. Le patron voyou
reçoit cette fois le coup de main de l’État complice.
Les travailleurs de PPG
n’acceptent pas d’être jetés à la rue par une multinationale, leader de son
secteur, qui a fait plus de 2 milliards de dollars de profits en 2020 malgré la
pandémie. Plusieurs dizaines d’entre eux sont en grève depuis le 28 avril et se
sont relayés pour occuper l’entrée de l’usine, 24 heures sur 24 et 7 jours sur
7. Ils sont soutenus et fréquemment rejoints par la plupart des autres salariés
de l’entreprise qui, même lorsqu’ils ne sont pas en grève totale, participent à
l’occupation après leur poste, ou le week-end, et débrayent régulièrement.
Dans un premier temps, la direction
était aux abonnés absents, misant sur le découragement et espérant sans doute
que les longs week-ends de mai contribueraient à essouffler les grévistes. Car
si les ponts sont bien agréables quand on travaille, ils peuvent aussi être
bien longs quand on fait grève. Les travailleurs se sont pourtant relayés tous
les week-ends, parfois avec les enfants ou les conjoints.
Loin de se décourager, les
grévistes ont bien senti que leur mobilisation était populaire et largement
soutenue dans les environs. Ils ont reçu de nombreux gestes de soutien
financier ou matériel ainsi que de nombreuses visites de responsables
politiques ou de salariés des alentours. Parmi ces visites, notons celle de
Nathalie Arthaud, à qui les grévistes avaient à cœur de parler des millions
d’euros d’aides de l’État perçus par l’entreprise, alors qu’elle licencie et
que les actionnaires se gavent de dividendes tous les ans. PPG a ainsi reçu
plusieurs millions d’euros pour la recherche ou pour l’emploi. Aujourd’hui,
l’usine ferme et les brevets seront utilisés ailleurs, sans que l’État trouve
rien à redire.
Des salariés de PPG ont rendu
visite aux travailleurs de l’hôtel casino de la ville voisine d’Enghien,
confrontés eux aussi à un plan de plus de 60 licenciements, ce qui a donné lieu
à un rassemblement plutôt réussi. Vendredi 21 mai, devant l’usine PPG de
Bezons, un autre rassemblement a réuni entre 150 et 200 personnes, avec des
prises de parole de plusieurs délégations de travailleurs confrontés aux
attaques patronales dans leur entreprise. L’idée fait son chemin que le combat
contre les licenciements imposés par le grand patronat est celui de tous les
travailleurs.
De son côté, la direction a cessé
de miser sur le temps qui passe pour décourager les travailleurs. Elle a
assigné treize salariés en justice et obtenu une ordonnance d’un juge pour
faire évacuer l’usine, par la force si besoin. La direction utilise tous les
moyens pour accuser des travailleurs, parlant de l’incendie qui avait eu lieu
le 13 mai dans une autre usine de la ville. Elle a aussi accusé de blocage des
salariés qui travaillaient et présenté des photos de portails fermés par des
chaînes, qu’elle avait elle-même posées il y a des années ! Les grévistes,
qui se doutaient de cette évolution, s’étaient déjà réunis pour discuter de la
suite et appelaient à un nouveau rassemblement le lendemain. Les licenciements
ne passent toujours pas !
Correspondant LO (Lutte ouvrière
n°2756)
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de nos permanences de la semaine à venir :
-ce jeudi
de 16 à 17h30, entrée de la mairie ;
-vendredi
27 mai, de 10 h30 à midi devant
l’Intermarché du centre, rue du 8 mai ;
Et de 16
heures à 17 h.45 marché du Val-Nord ;
-samedi
29 mai, de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux et de 11 heures à midi au
marché de la Colonie ;-dimanche 30 mai, de 11 heures à midi marché
Héloïse.
-mercredi
2 juin de 11 h. à 11h.30 marché des Champioux.
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