samedi 29 mai 2021

Éducation : Blanquer se moque des enseignants

 

Historique ! Même l’histoire, le blagueur ne la connaît pas

 


Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, a prétendu, en conclusion du « Grenelle de l’éducation », octroyer 700 millions d’euros en plus aux enseignants en vue d’une augmentation de leurs salaires.

En réalité, le gouvernement ne va débourser que 400 millions de plus pour financer une prime allant de 36 à 100 euros par mois pour un tiers seulement de la profession, prime qui disparaîtra après un an !

En devenant ministre de l’Éducation nationale, Blanquer avait promis une « revalorisation historique ». Peu d’enseignants y croyaient, ils avaient raison.

Élections régionales Ile de France, « Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs ». Carnet de campagne (16)

 

Nous avons fait fonctionner la société, nous devons la diriger !

À Argenteuil, nous continuons nos discussions puisque discuter est l’essentiel que nous visons. Certes, nous aimerions convaincre ceux qui peuvent le faire de voter pour notre liste. Ceux qui peuvent le faire, car nous discutons avec de nombreux travailleurs qui ne disposent ni de la nationalité ni en conséquence de la possibilité de voter. Tous les travailleurs devraient pouvoir voter, tous paient des impôts et participent à l'effort commun. Mais en attendant, nos sœurs et frères de classe sans droit de vote peuvent entendre notre combat, le partager en diffusant nos idées et nos objectifs.

         Si nous mesurons le recul de la conscience, du moral, et de l’espoir, recul qui touche de nombreux travailleurs, nous obtenons également de l’écoute, de l’approbation et des encouragements de nombreux travailleurs. Nombreux sont finalement ceux qui sont heureux de pouvoir évoquer leurs difficultés.

         Parmi ces derniers, la conscience de l’aggravation des difficultés diverses, au travail comme dans les quartiers, n’est pas à discuter. Je pense à cette employée d’un Ehpad rencontré au marché du Val-Nord, établissement qui a connu le décès de dix résidents au fort de l’épidémie, où les conditions de travail sont très difficiles, et où les agents n’ont même pas bénéficié de la prime dite du Ségur de la santé.

         Certains de nos interlocuteurs nous découvrent et c’est là un des objectifs principaux de notre campagne électorale, élargir la diffusion de notre programme, et établir de nouveaux contacts que nous retrouverons une fois l’élection passée, en tout cas nous l’espérons. Cela permettra d’aller vers la reconstruction des réseaux militants dans les quartiers et les entreprises de la Ville comme d’ailleurs.

         Deux éléments très encourageants. Le premier est l’écho très positif que nous rencontrons lorsque nous indiquons qu’alors que les capitalistes continuaient à produire du profit sur le dos des travailleurs, ce sont ces derniers qui ont fait fonctionner la société, finalement ce sont eux qui pourraient la diriger, en se passant des actionnaires et des profiteurs. Le second est qu’au terme de bonnes discussions, certains de nos interlocuteurs affirment être d’accord pour nous accorder leur vote. Une augmentation même minime de nos voix serait un signe très positif pour notre combat.

         Hier, nous étions à l’entrée de la mairie, aujourd’hui devant l’Intermarché du centre et au marché du Val. Demain, marché des Coteaux et de la Colonie. DM

 

vendredi 28 mai 2021

PPG – Bezons : patron voyou, gouvernement complice. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

PPG – Bezons : patron voyou, gouvernement complice

26 Mai 2021

Mardi 25 mai, à la première heure, plus de 17 fourgons de police sont intervenus pour évacuer le piquet de grève de l’usine PPG située à Bezons, dans le Val-d’Oise. Le patron voyou reçoit cette fois le coup de main de l’État complice.

 


Les travailleurs de PPG n’acceptent pas d’être jetés à la rue par une multinationale, leader de son secteur, qui a fait plus de 2 milliards de dollars de profits en 2020 malgré la pandémie. Plusieurs dizaines d’entre eux sont en grève depuis le 28 avril et se sont relayés pour occuper l’entrée de l’usine, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ils sont soutenus et fréquemment rejoints par la plupart des autres salariés de l’entreprise qui, même lorsqu’ils ne sont pas en grève totale, participent à l’occupation après leur poste, ou le week-end, et débrayent régulièrement.

Dans un premier temps, la direction était aux abonnés absents, misant sur le découragement et espérant sans doute que les longs week-ends de mai contribueraient à essouffler les grévistes. Car si les ponts sont bien agréables quand on travaille, ils peuvent aussi être bien longs quand on fait grève. Les travailleurs se sont pourtant relayés tous les week-ends, parfois avec les enfants ou les conjoints.

Loin de se décourager, les grévistes ont bien senti que leur mobilisation était populaire et largement soutenue dans les environs. Ils ont reçu de nombreux gestes de soutien financier ou matériel ainsi que de nombreuses visites de responsables politiques ou de salariés des alentours. Parmi ces visites, notons celle de Nathalie Arthaud, à qui les grévistes avaient à cœur de parler des millions d’euros d’aides de l’État perçus par l’entreprise, alors qu’elle licencie et que les actionnaires se gavent de dividendes tous les ans. PPG a ainsi reçu plusieurs millions d’euros pour la recherche ou pour l’emploi. Aujourd’hui, l’usine ferme et les brevets seront utilisés ailleurs, sans que l’État trouve rien à redire.

Des salariés de PPG ont rendu visite aux travailleurs de l’hôtel casino de la ville voisine d’Enghien, confrontés eux aussi à un plan de plus de 60 licenciements, ce qui a donné lieu à un rassemblement plutôt réussi. Vendredi 21 mai, devant l’usine PPG de Bezons, un autre rassemblement a réuni entre 150 et 200 personnes, avec des prises de parole de plusieurs délégations de travailleurs confrontés aux attaques patronales dans leur entreprise. L’idée fait son chemin que le combat contre les licenciements imposés par le grand patronat est celui de tous les travailleurs.

De son côté, la direction a cessé de miser sur le temps qui passe pour décourager les travailleurs. Elle a assigné treize salariés en justice et obtenu une ordonnance d’un juge pour faire évacuer l’usine, par la force si besoin. La direction utilise tous les moyens pour accuser des travailleurs, parlant de l’incendie qui avait eu lieu le 13 mai dans une autre usine de la ville. Elle a aussi accusé de blocage des salariés qui travaillaient et présenté des photos de portails fermés par des chaînes, qu’elle avait elle-même posées il y a des années ! Les grévistes, qui se doutaient de cette évolution, s’étaient déjà réunis pour discuter de la suite et appelaient à un nouveau rassemblement le lendemain. Les licenciements ne passent toujours pas !

                                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2756)

 

 

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         Lors de nos permanences de la semaine à venir :

-ce jeudi de 16 à 17h30, entrée de la mairie ;

-vendredi 27 mai, de 10 h30 à  midi devant l’Intermarché du centre, rue du 8 mai ;

Et de 16 heures à 17 h.45 marché du Val-Nord ;

-samedi 29 mai, de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux et de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;-dimanche 30 mai, de 11 heures à midi marché Héloïse.

-mercredi 2 juin de 11 h. à 11h.30 marché des Champioux.

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM