mercredi 26 mai 2021

Argenteuil : conseil municipal, petite leçon à l’encontre du maire d’Argenteuil

 

Tourner sa langue deux fois avant de parler, vrai pour tous

                                                         Le Parisien le 26 janvier 2018

Marie-José Cayzac a été pendant douze ans conseillère municipal ed’Argenteuil, de 2008 à 2020.

         Pour avoir assisté souvent de 2014 à 2020, dans les tribunes, aux conseils municipaux alors que cette conseillère appartenait à l’opposition, j’ai régulièrement été choqué par les propos de l’édile d’Argenteuil. Sous des dehors de plaisanteries d’un goût très douteux (voir ci-dessous, et retrouver plusieurs brèves passées sur ce thème dans notre blog), elles exprimaient un fond phallocratique totalement déplacé. Dans le cadre de leurs différends, le maire d’Argenteuil a mené Marie-José Cayzac devant les tribunaux. Mais il a perdu en première instance, et à nouveau en appel, comme le rapporte le communiqué ci-dessous.

         Pour notre part, nous partageons la satisfaction de l’ancienne conseillère municipale. Certains membres de la municipalité actuelle ont montré à différentes occasions qu’ils se considéraient très loin du ressenti de la population. Cette conclusion judiciaire leur permettra peut-être de commencer à redescendre de leur petit nuage. DM

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 21 MAI 2021

Pour la deuxième fois consécutive et malgré ses appels, G MOTHRON a perdu devant la justice les procès qu’il m’a intenté. Je suis heureuse que la justice ai reconnu mon innocence, et bien que le maire de la ville d’Argenteuil , au frais du contribuable ait essayé à quatre reprises, avec les appels , de me salir , il n’y sera pas parvenu et comme dans de nombreux procès

 il mord la poussière.

G Mothron s’est acharné sur moi comme le montrait ses phrases irrespectueuses en conseil municipal "Cessez d’aboyer" ou "vous mériteriez une fessée" Tout cela manque de dignité, d’intelligence politique pour un élu qui est un vieux routier de la politique. Sa haine de ceux et celle qui ont des idées communistes n’a pu se dissimuler. Argenteuil retiendra qu’il aura gaspillé l’argent public en nombreux procès inutiles. Je remercie ici mes avocats et tout particulièrement Adel JEDDI qui a su faire preuve de la pugnacité nécessaire pour parvenir à ce résultat.

Marie José CAYZAC

 

Argenteuil, L’Internationale, Vive la Commune, nous chanterons pour elle

 

Il y a 150 ans, le 28 mai 1871, la Commune s’éteignait

Argenteuil eut une place « Commune de Paris » et le sera pour nous toujours. C’est la place centrale du quartier du Val-Nord. Une place qui devrait rayonner la force du mouvement ouvrier et des travailleurs de ce quartier populaire du monde du travail. Nous avons l’espérance que demain cela sera. Mais en attendant, vendredi prochain 28 mai à 18 heures, 150 ans jour pour jour après le dernier jour de la Commune, le 28 mai 1971, nous nous retrouverons pour exprimer un message comme quoi la mémoire des glorieux Communards morts dans la lutte contre l’ordre bourgeois est bien vivante. Une courte intervention et nous chanterons quatre ou cinq chants de la tradition révolutionnaire et de la Commune. Des textes ronéotés sont prévus. (Le mieux est que vous m’annonciez votre venue. DM)


 

L’Internationale

Paroles d’Eugène Pottier

Musique de Pierre Degeyter

 

Couplet 1 :

Debout ! les damnés de la terre !

Debout ! les forçats de la faim !

La raison tonne en son cratère,

C’est l’éruption de la fin.

Du passé faisons table rase,

Foule esclave, debout ! debout !

Le monde va changer de base :

Nous ne sommes rien, soyons tout !

 

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)

C’est la lutte finale

Groupons-nous, et demain,

L’Internationale,

Sera le genre humain.

 

Couplet 2 :

Il n’est pas de sauveurs suprêmes,

Ni Dieu, ni César, ni tribun,

Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !

Décrétons le salut commun !

Pour que le voleur rende gorge,

Pour tirer l’esprit du cachot,

Soufflons nous-mêmes notre forge,

Battons le fer quand il est chaud !

 

Refrain

Couplet 3 :

L’État opprime et la loi triche,

L’impôt saigne le malheureux ;

Nul devoir ne s’impose au riche,

Le droit du pauvre est un mot creux.

C’est assez languir en tutelle,

L’égalité veut d’autres lois :

« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,

Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

 

Refrain

 

Couplet 4 :

Hideux dans leur apothéose,

Les rois de la mine et du rail,

Ont-ils jamais fait autre chose,

Que dévaliser le travail ?

Dans les coffres-forts de la bande,

Ce qu’il a créé s’est fondu.

En décrétant qu’on le lui rende,

Le peuple ne veut que son dû.

 

Refrain

Couplet 5 :

Les Rois nous saoûlaient de fumées,

Paix entre nous, guerre aux tyrans !

Appliquons la grève aux armées,

Crosse en l’air et rompons les rangs !

S’ils s’obstinent, ces cannibales,

À faire de nous des héros,

Ils sauront bientôt que nos balles

Sont pour nos propres généraux.

 

Refrain

Couplet 6 :

Ouvriers, Paysans, nous sommes

Le grand parti des travailleurs ;

La terre n’appartient qu’aux hommes,

L'oisif ira loger ailleurs.

Combien de nos chairs se repaissent !

Mais si les corbeaux, les vautours,

Un de ces matins disparaissent,

Le soleil brillera toujours !

Refrain

mardi 25 mai 2021

PPG-Bezons, le piquet de grève démantelé par la police, cela concerne tous les travailleurs de la région

La nature fondamentale de la police

 


La police est intervenue au petit matin devant l’entrée de l’usine PPG de Bezons et à démantelé les installations du piquet de grève installé depuis fin avril.

         Non seulement les actionnaires ont obtenu des aides financières de l’État alors qu’ils prévoyaient de liquider une usine et plus de 200 emplois à Bezons, mais ils ont également obtenu l’aide de l’État pour déloger les travailleurs qui luttent pour leur emploi, bref pour leur vie.

         Nous verrons quelle réponse les travailleurs de PPG et de la région donneront à ce coup de force. Une chose est sûre, retrouvons-nous demain à Pontoise aux côtés des travailleurs de PPG assignés au tribunal d Pontoise. L’occasion de les soutenir, mais également de discuter de la situation. DM