Assistance totale… à enfants et familles en danger !
À l’occasion du dernier conseil municipal,
le sujet de la restauration des élèves des écoles primaires dont la Ville a la
responsabilité a été rapidement évoqué par Georges Mothron. A propos des tarifs
payés par les familles, celui-ci a revendiqué le minimum payé par elles, en
fonction de leur quotient familial, ce minimum étant de 0,40 euro par repas.
Donner la gratuité totale, selon lui, ce serait faire preuve
d’ « assistanat ».
Ce
terme est très à la mode depuis des années du côté de tous les démagogues qui
parlent des « assistés » du « bas » pour gagner la
sympathie et les voix du « bon peuple », pour lui faire oublier les véritables
assistés du « haut » cette fois, ces milliardaires qui se goinfrent
des aides financières de la collectivité. Ce procédé a toujours été la
politique des démagogues dont l’objectif est de « diviser pour
régner » comme chacun sait, au profit de ces exploiteurs.
Pour
revenir à ces 0,40 centime, pour le maire d’Argenteuil qui n’est pas dans le besoin
à ce que nous sachions, du haut de ses revenus, c’est peut-être une somme
dérisoire, mais pas pour les pauvres parmi les plus pauvres qui en sont rendus
à compter chaque pièce pour survivre.
Dans
cette question-là, loin de ce terme méprisant d’ « assistanat »,
il s’agit d’un autre terme, proche étymologiquement, mais qui est aux
antipodes, celui d’ « assistance » qui devrait être le devoir de
la société, oui d’assistance à enfants en danger.
Les
curieux savent que la pauvreté n’a pas cessé de grandir, que nombreuses sont
les familles à ne plus faire trois repas par jour, et que le repas chaud pris à
l’école est essentiel pour un nombre croissant d’enfants.
Alors
vive la gratuité totale lorsqu’elle est une nécessité vitale. N’en déplaisent
aux moralistes et aux dames patronnesses de notre temps pour qui la pauvreté
n’est que le pendant de l’irresponsabilité et du manque de courage, de ceux que
l’on « secourt » ! DM