jeudi 11 février 2021

Argenteuil, conseil municipal, la municipalité cumule

 

Elle peut toujours faire ses conseils sans même les annoncer, ou ne pas les faire du tout

Pour l'organisation, il faut peut-être recruter ?

La « démocratie locale » façon municipalité d’Argenteuil a fait fort (de café) mardi soir à Argenteuil.

         Commissions municipales réunies 24 heures plus tôt, sans compte-rendu, huit-clos qui n’avait pas ses raisons d’être, heure précoce sans raison également, et cerise sur le gâteau, une retransmission inaudible (l'image n'arrêtait pas de se figer et le son de se couper) !

         Certes, cet amateurisme n’a rien d’étonnant, et il n’y avait rien spécialement à attendre de cette réunion entre amis où les opposants, et encore moins les habitants, ne disposent ou de la portion congrue ou de rien du tout.

         Certes, l’objectif de la municipalité n’est pas de développer l’intérêt des habitants pour ce genre de prestation. Mais tout de même, dans le dérisoire et l’insignifiant, la municipalité fait tout de même vraiment fort. DM (Nous y reviendrons tout de même ultérieurement)

Mort d’Adama Traoré : les gendarmes largement en cause

 

Une énième confirmation

 


Une nouvelle expertise médicale confirme que la mort d’Adama Traoré lors d’une interpellation par des gendarmes en juillet 2016 n’aurait certes pas été causée directement par le placage ventral des gendarmes, mais que celui-ci y a contribué. Un euphémisme pour signifier la responsabilité des gendarmes dans ce meurtre (un de plus) d’un jeune Noir par les forces de l’ordre.

Depuis la mort d’Adama, les enquêteurs et la justice couvrent les faits et gestes des gendarmes, même contre l’évidence de leurs brutalités. Des milliers de jeunes avaient manifesté et crié leur colère, l’été dernier, contre cette brutalité et contre le racisme policier, une colère légitime !

Combat des femmes : contre le machisme, un combat de tous les jours

 

Humour de bas étage

 


La chaîne régionale « Brut Butcher » de restauration impose aux 200 travailleurs de ses 26 restaurants de porter des tee-shirts avec des messages graveleux, « à poêle les dindes », « il faut se la farcir » ou « un restau très cochon ». Au service et en cuisine, beaucoup sont des femmes et ce prétendu « humour » ne fait pas rire. Les directeurs et managers sont eux souvent des hommes. Et il faudrait supporter les remarques sexistes des clients ou d’autres hommes déclenchées par cette tenue de travail ?

Le syndicat Sud appelle à un rassemblement samedi 13 février à 11h30 devant le restaurant de Saint-Étienne. La presse a relayé l’information et le patron annonce reculer. C’est le minimum. Une confirmation serait une petite victoire morale pour les travailleuses et les travailleurs, qui pourraient aussi avoir envie de dénoncer les dures conditions de travail pour lesquelles cette chaîne est aussi réputée.