mercredi 27 janvier 2021

Chômage : impuissant contre le chômage, le gouvernement s'attaque aux chômeurs

 

Imposons la répartition du travail entre tous, avec maintien des salaires.

 


Le nombre de travailleurs au chômage explose, mais la ministre du Travail ne renonce pas à la réforme de l'assurance-chômage. Elle a convoqué les représentants des syndicats pour discuter des ajustements de cette réforme qui, après avoir été retardée, serait appliquée en avril prochain. Ajustements ou pas, le gouvernement et le patronat veulent économiser des milliards sur le dos des chômeurs, en rendant plus difficile l’accès aux indemnités et en les diminuant.

         Le chômage n'a rien d'une fatalité, c'est un moyen dont se sert, entre autres, le grand patronat pour continuer à s'enrichir durant la crise. Pour combattre le chômage, imposons la répartition du travail entre tous, avec maintien des salaires.

 

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Police, « affaire Théo » : une « sanction » qui sonne comme un encouragement

 Affaire Théo : pour que les choses soient claires

20 Janvier 2021

Deux des policiers qui ont agressé et blessé Théo Luhaka avec une matraque télescopique en février 2017 à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, sont passés devant le conseil de discipline de la préfecture de police de Paris.

         Celle-ci vient de rendre son avis avec un blâme, une des sanctions les plus faibles de la fonction publique.

         L’avis du conseil de discipline doit être validé ou non par la direction générale de la police nationale. Si le blâme est maintenu, il figurera au dossier de l’agent, sans que cela l’empêche d’exercer, même temporairement, et disparaîtra au bout de trois ans. L’un des deux agents concernés est celui qui a handicapé Théo à vie en provoquant une déchirure anale avec sa matraque.

         La disproportion entre le crime et la proposition de sanction est telle que le préfet de Paris, Lallement, bien connu pour protéger les violences policières, s’est senti obligé de faire savoir qu’il jugeait celle-ci « un peu basse ». Mais il ne faut pas s’y tromper : même un Lallement peut tenir ces propos, pour tenter de sauver la façade démocratique de l’appareil d’État auprès de l’opinion publique, mais ce n’est pas un désaveu des policiers.

         Cet avis est en réalité un message adressé à l’ensemble de l’appareil policier, qui en rappelle bien d’autres, tout aussi clairs. Ainsi, à l’époque des faits, l’IGPN (la police des polices) avait jugé le coup de matraque « disproportionné » mais « involontaire ». Plus récemment, en 2020, cette même instance a attaqué en justice, pour dénonciation calomnieuse, un brigadier-chef de Pau qui avait tenté de dénoncer des violences commises par ses collègues lors d’une interpellation, et la justice a désavoué l’IGPN. En fait celle-ci confirme aux policiers que, s’ils se comportent avec violence et arbitraire, elle fera son possible pour les couvrir.

         Plus la crise s’aggravera, plus la police devra jouer son rôle répressif et anti-pauvres. Le racisme en est une des expressions, et les violences arbitraires un des moyens. Les cadres de la police et, au-delà, de l’appareil d’État le savent bien.

                                                     Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2738)

Argenteuil, police-jeunesse, un sujet de Francetvinfo

 

Oignons et gazeuses

 

Et d'abord, pourquoi des uniformes ?

C’est bien ce que nous imaginions lorsque nous avons évoqué le groupe de policiers qui était filmé alors qu’il circulait à pied dans le centre d’Argenteuil il y a quelques jours. Il s’agissait en fait d’un court reportage pour la chaîne Francetvinfo.

         Rien de nouveau dans ce reportage qui sonnait néanmoins très juste. Une nouvelle confirmation du fossé qui existe entre la police et la jeunesse des quartiers populaires, à Argenteuil comme ailleurs. Un fossé qui est entretenu et qui est un stimulant pour le développement de l’esprit de corps, de cette force de répression. Donc pas question de le combler pour l’État, sinon, il s’y prendrait tout autrement. Cela a également l’avantage de nourrir les fantasmes des plus aveugles contre ces quartiers populaires et sa jeunesse.

         À l’occasion ce reportage, chacun a pu constater, en passant, l’état de l’esplanade Salvador Allende. DM

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/police-le-dialogue-reste-complique-dans-certains-quartiers-d-argenteuil_4271515.html