mardi 26 janvier 2021

« Agent orange » Dow Chemical, Bayer-Monsanto et compagnie, et le donneur d’ordre, l’État américain, coupables !

 

L’impérialisme américain coupable de guerre chimique

 


Un procès s’ouvre en France contre dix-neuf groupes de l’agrochimie, dont Dow Chemical, Bayer-Monsanto.

         Durant la guerre du Vietnam, le gouvernement américain avait autorisé le déversement dans le pays de 84 millions de litres de l’agent orange, produit qui provoque encore aujourd’hui des malformations chez les enfants et des cancers, plus de 50 ans plus tard.

         Quel que soit le verdict, les coupables sont connus : les gouvernements responsables d’un crime contre l’humanité et les industriels qui en ont fourni les armes.

SFR et Argenteuil : le mauvais film continue… nouvelle épisode

 

Preuve d’un manque de sérieux évident

 


Il est 11 heures, je passe dans la rue Albert Robida qui longe l’hôtel de ville. À côté de l’entrée du parking réservé, il y a un coffret Fibre complètement ouvert. Et personne à l'horizon Je reviens une heure plus tard, il l’est tout autant, et il n'y a toujours aucun technicien dans les parages.

         Comme si la Fibre avait voulu narguer le maire d’Argenteuil, à 40 mètres à vol d’oiseau de son bureau du 3ème étage de la mairie.

         Et ce coup-là, on ne pourra pas dire que c’est le fait d’un quartier de délinquants.

         Le mystère demeure. Mais quel manque de sérieux. DM

Argenteuil , "démocratie participative" ? Vous voulez rire...

 

Voilà un exemple de fausse démocratie avérée

 

Un sujet qui mériterait, lui, bien des échanges et des réunions

La municipalité organise la semaine prochaine une réunion ouverte aux habitants sur la rénovation de l’avenue Jean Jaurès.

         Vaste sujet s’il en est, et on imagine que les habitants des quartiers concernés moyennement impliqués dans les conséquences de l’affaire seront peut-être intéressés.

         Une réunion a donc lieu. Voilà que l’on donne la parole aux habitants sur un sujet sans danger pour la municipalité.

         Bref, aux antipodes des municipalités successives dont l’actuelle, qui n’ont jamais demandé que la population s’exprime sur un sujet autrement brûlant, celui de l’affaire Jean-Vilar-Cap Héloïse. Là, ni réunion, ni concertation, et les engagements de rencontrer le Comité Jean Vilar même pas tenus par la municipalité.

         Un résumé de la démocratie bourgeoise. Donner la parole quand il n’y a aucun danger. Quand il y en a, museler les voix qui s’élèvent, ou botter en touche. DM (Demain, un second article à propos de cette réunion)


 

lundi 25 janvier 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 25 janvier 2021

 Contre l’offensive capitaliste, mobilisons-nous ensemble, le 4 février

25/01/2021L’évolution de la pandémie, les inquiétudes et les contraintes qu’elle engendre nous préoccupent tous. Mais elle n’a pas suspendu la lutte de classe. C’est même l’inverse : partout, le grand patronat a utilisé le Covid, les restrictions et l’ambiance anxiogène pour resserrer la discipline et accroître l’exploitation.

Heures supplémentaires à la pelle, samedis et nuits travaillés ; vols de congés ; augmentation de la charge de travail ; blocage, voire baisse des salaires ; pressions et sanctions pour un rien… Les retards de production liés aux fermetures du premier confinement et le renvoi des intérimaires ont été compensés, dans bien des cas, par des cadences et des rythmes de production délirants.

Avec moins de salariés, bien des multinationales ont produit et gagné autant en 2020 qu’en 2019. Sans bouger le petit doigt, les actionnaires continuent de s’enrichir. En trimant et en acceptant bien des sacrifices, les travailleurs galèrent, quand ils ne sont pas mis la porte !

Car l’avalanche des plans de licenciements continue : Total, les Fonderies du Poitou, Cargill, l’enseigne d’ameublement Alinéa, Accor, Danone, Auchan, Bridgestone, l’entreprise de restauration Elior, General Electric, Nokia, Renault, Airbus, Air France, ADP… comment les citer tous quand on en compte des dizaines par semaine ?

Parmi eux, il y a le plan de Michelin : 2 300 emplois supprimés, après avoir réalisé 1,7 milliard de bénéfices en 2019 et multiplié les dividendes ces dernières années. Et son PDG ne se cache pas derrière le Covid : il assume vouloir être plus productif pour être parmi les premiers.

Dans le genre « Je fais mon fric, mais j’en veux encore plus », il y a aussi Sanofi : un millier d’emplois supprimés dont 400 dans la recherche, en pleine crise sanitaire et alors que le groupe a touché près d'un milliard de l’État et distribué 4 milliards à ses actionnaires en 2019 ! 

Des millions de familles ouvrières dépendent des associations caritatives pour manger ? Des restaurateurs et des commerçants se demandent comment survivre ? Michelin, Sanofi, Total… veulent garantir à leurs actionnaires qu’ils seront servis comme des rois ! Face à la concurrence, ils veulent être plus rentables que les plus rentables, plus rapaces que les plus rapaces ! Tant pis si cela signifie plus d’exploitation, de chômeurs et de pauvreté dans cette période de crise !

Intensification de l’exploitation pour les uns, licenciement pour les autres : voilà ce que la bourgeoisie réserve au monde du travail !

Même aidé et arrosé de milliards par l’État, le grand patronat ne fait aucun cadeau aux travailleurs. Et ce n’est pas le gouvernement qui l’en empêchera car lui-même continue de supprimer des emplois publics et des moyens, y compris dans la Santé ou l’Éducation.

Beaucoup de travailleurs se défendent à l’échelle de leur entreprise. C’est le cas des travailleurs de la raffinerie Total de Grandpuits en Seine-et-Marne, en grève depuis quatre semaines car menacés par la suppression de 700 emplois. C’est le cas des salariés du voyagiste Tui qui contestent un plan de 600 emplois. Mais les capitalistes mènent une offensive générale contre les travailleurs, contre leurs emplois, leurs conditions de travail, leur niveau de vie, et on n’y fera face qu’avec une contre-offensive de l’ensemble de la classe ouvrière.

Une telle mobilisation ne se décrète pas, bien sûr. Mais elle est nécessaire et possible.  La CGT, Solidaires et la FSU appellent à une journée de mobilisation et de grève jeudi 4 février. C’est l’occasion d’affirmer, collectivement, que les travailleurs ont des objectifs et des perspectives à opposer à la bourgeoisie et son gouvernement.

Assurer un emploi à tous, dans des conditions convenables, est le problème central du monde du travail : il faut stopper les licenciements et répartir le travail entre tous avec maintien des salaires ! Cette répartition du travail signifie aussi créer des emplois partout où les salariés ont du travail par-dessus la tête. C’est vrai dans le privé mais aussi dans le public : il faut travailler moins pour travailler tous !

Une minorité est de plus en plus riche quand le monde ouvrier s’appauvrit : il faut augmenter les salaires, pas les marges des entreprises ni les dividendes des actionnaires !

Avec les 100 milliards du plan de relance, il est possible de créer plus de 2,7 millions d’emplois : il faut le contrôle des salariés sur l’argent public qui est encaissé par le grand patronat ! Cet argent doit servir à garantir les emplois et les salaires et à embaucher dans les hôpitaux et les maisons de retraite !

Il n’y aura ni confinement ni couvre-feu contre la rapacité patronale. Il dépend des travailleurs de riposter et de construire la contre-offensive nécessaire du monde du travail.       

Éducation, Covid et Blanquer : le virus mute, Blanquer ne change pas. Un article de notre hebdomadaire

 Enseignement : le virus mute, Blanquer ne change pas

20 Janvier 2021

Jeudi 14 janvier, alors que le Premier ministre Castex affirmait que l’heure était à la mobilisation générale contre la pandémie et imposait un couvre-feu à 18 heures, Blanquer annonçait que rien ou presque ne changerait dans l’Éducation nationale.

Il maintenait la jauge de 50 % des effectifs dans les lycées, et envisageait d’appliquer cette règle dans les collèges pour les classes de 3e et de 4e au volontariat, là où cela s’avérerait possible.

Cette règle, qui permet de recevoir un jour une moitié des effectifs et le jour suivant l’autre moitié, a été imposée par la mobilisation des enseignants et des élèves après les vacances de la Toussaint. Elle n’émane en rien du ministre, pas plus qu’une grande partie du protocole sanitaire mis en place dans les établissements.

C’est un pis-aller, parce que cela revient à assurer la moitié des cours à des élèves qui perdent nombre d’heures d’enseignement. À cela s’ajoutent les enseignants ou les agents d’entretien malades non remplacés. La situation scolaire se dégrade donc partout. Dans le primaire, quand les instituteurs sont malades, faute de remplaçants, on oblige leurs collègues à accueillir les enfants des classes concernées dans des classes déjà surchargées, sans tenir compte bien sûr ni de l’effet sur la pédagogie, ni de la distanciation sociale.

Pourtant, le ministre et les recteurs ont eu une année entière pour réfléchir à la manière de maintenir les enseignements dans des conditions sanitaires acceptables. On aurait dû dédoubler toutes les classes, en réquisitionnant des lieux, des bureaux vides ou des gymnases. Il aurait fallu mobiliser des étudiants pour assurer l’étude ou des cours, des agents d’entretien pour désinfecter les locaux, assurer la cantine dans des conditions correctes. Mais, pour planifier cela, il aurait fallu y mettre les moyens. Et, comme pour les hôpitaux, l’État n’a pas lâché un centime pour l’école. Les centaines de milliards sont pour le patronat.

Pire, aujourd’hui, le ministre fait de nécessité vertu et prétend renforcer le protocole sanitaire, au mieux en allongeant ou multipliant les services dans les cantines, au pire en donnant des paniers-repas froids aux enfants, ou carrément en supprimant le service. Pour nombre d’enfants des milieux populaires, le repas de la cantine est le seul repas équilibré de la journée. C’est une nouvelle fois une dégradation des conditions de vie et d’étude pour les plus pauvres, que le gouvernement entérine sans honte.

C’est dans ce contexte que plusieurs syndicats de l’Éducation nationale appellent à la grève mardi 26 janvier, contre les restrictions de moyens et un budget toujours aussi insuffisant.

                                                              Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2738)

Nous reviendrons sur la participation des enseignants d’Argenteuil à cette grève de mardi. Bien évidemment, il y a les revendications des organisations syndicales concernant les salaires et les effectifs. Mais il y a, avant tout, dans bien des écoles et des établissements scolaires, l’épuisement et le ras-le-bol face à l’impéritie du gouvernement et de Blanquer qui incitent nombre d’enseignants à profiter du mouvement de mardi pour l’exprimer. Ainsi, des écoles de la localité connaîtront ce jour-là des pourcentages de grévistes inconnus depuis des années. DM

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM