samedi 23 janvier 2021

Brésil, le Covid et l’Amazonie : le chaos du système

 

Un capitalisme sans oxygène

 


L’épidémie de Covid-19 flambe au Brésil, où la situation est catastrophique. On a vu ces derniers jours des images insupportables à Manaus, la grande ville brésilienne de l’Amazonie. Une pénurie d’oxygène provoque la panique, car les malades ne peuvent plus être soignés, des médecins ou des infirmières sont obligés de les ventiler manuellement, des proches font des heures de queue pour essayer de faire remplir, à des prix exorbitants, leur propre bonbonne d’oxygène.

         Cette situation, ce n’est pas le virus qui l’a créée : c’est la conséquence du sous-développement auquel le capitalisme condamne la plus grande partie des États du monde, aggravée au Brésil par la bêtise criminelle de Bolsonaro et sa bande.

Migrants : l'extrême droite en démonstration en Haute Garonne

 

Migrants visés aujourd’hui, demain tous les travailleurs

Des membres du groupe d'extrême droite « Génération identitaire » étaient en patrouille le 19 janvier au col du Portillon (Haute Garonne) à la frontière franco-espagnole. Il s’agissait d’une opération quasi-militaire, avec gros 4x4 au logo de leur organisation et uniformes en doudounes bleues, pour réclamer entre autre chose la fermeture des frontières. Des activistes de la même organisation avaient organisé au col de l’Échelle dans les Alpes, en 2018, un blocage à la frontière dirigé contre les migrants.

         Aujourd'hui cette extrême-droite xénophobe se limite à des démonstrations démagogiques, mais demain ils représenteront un véritable danger pour les travailleurs. Car ces partisans de l’ordre capitaliste n’hésiteront pas à s’en prendre, non seulement aux immigrés qui fuient la guerre ou la misère, mais aussi aux bourses du travail, aux piquets de grève, et finalement à tous les travailleurs, si la situation de crise persiste.

         Les succès de l’extrême droite en Europe comme aux Etats Unis, et l’attitude de politiciens comme Macron, qui s’inclinent devant elle en traitant les migrants et ceux qui les aident comme des criminels, encouragent visiblement les militants de cette mouvance à se mettre en scène. De telles manifestations représentent un signal d’alerte pour les travailleurs.

Crise, Santé, Sanofi : quand les travailleurs se mobilisent

 

Les gestes barrières du gouvernement contre les soignants

 


Jeudi 21 janvier, plusieurs centaines de travailleurs de la santé et du secteur sanitaire et social, public ou privé, ont manifesté au départ de St Cyprien pour réclamer des moyens pour la santé et l'égalité de traitement pour tous. En effet les salariés du secteur médico-social, ainsi que ceux des EHPAD privés n'ont pas touché les primes et augmentations obtenues par la majorité des hospitaliers.

         Prétextant les soldes en centre-ville, pourtant peu fréquentées, la préfecture a bloqué l'accès au Pont-Neuf, à grand renfort de fourgons de CRS, interdisant de fait la manifestation.

         Ce qui n'a pas empêché les manifestants de clamer leurs revendications et de déployer leurs banderoles sur les fourgons de la police.

 

Sanofi : grève contre les suppressions d'emploi en pleine épidémie

 


Mardi 19 janvier, près de 200 personnes se sont mises en grève sur le site de Val de Reuil de Sanofi dans l'Eure pour protester contre l'annonce de la suppression, en France, de 400 emplois dans la recherche et le développement, après celle en juin de 1700 suppressions de postes à l'échelle du groupe (dont 1000 en France). En pleine crise sanitaire et alors que le groupe a touché près d'un milliard de l’État et distribué 4 milliards à ses actionnaires en 2019, le groupe annonce, sans scrupule, un plan d'économie de 2 milliards d'euros. Preuve, s'il en manquait, que Sanofi produit des profits bien avant de produire des médicaments ou des vaccins.

         Les travailleurs de Val de Reuil réclamaient également des augmentations de salaires (les augmentations collectives sont gelées depuis une dizaine d'année) et protestaient contre la dégradation de leurs conditions de travail.

         Les grévistes savent bien que ce n'est que comme ça qu'ils pourront faire payer le groupe, pourtant riche à milliards.