Les gestes barrières du gouvernement
contre les soignants
Jeudi 21 janvier, plusieurs
centaines de travailleurs de la santé et du secteur sanitaire et social, public
ou privé, ont manifesté au départ de St Cyprien pour réclamer des moyens pour
la santé et l'égalité de traitement pour tous. En effet les salariés du secteur
médico-social, ainsi que ceux des EHPAD privés n'ont pas touché les primes et
augmentations obtenues par la majorité des hospitaliers.
Prétextant
les soldes en centre-ville, pourtant peu fréquentées, la préfecture a bloqué
l'accès au Pont-Neuf, à grand renfort de fourgons de CRS, interdisant de fait
la manifestation.
Ce
qui n'a pas empêché les manifestants de clamer leurs revendications et de
déployer leurs banderoles sur les fourgons de la police.
Sanofi : grève contre les
suppressions d'emploi en pleine épidémie
Mardi 19 janvier, près de 200
personnes se sont mises en grève sur le site de Val de Reuil de Sanofi dans l'Eure pour
protester contre l'annonce de la suppression, en France, de 400 emplois dans la
recherche et le développement, après celle en juin de 1700 suppressions de
postes à l'échelle du groupe (dont 1000 en France). En pleine crise sanitaire
et alors que le groupe a touché près d'un milliard de l’État et distribué 4
milliards à ses actionnaires en 2019, le groupe annonce, sans scrupule, un plan
d'économie de 2 milliards d'euros. Preuve, s'il en manquait, que Sanofi produit
des profits bien avant de produire des médicaments ou des vaccins.
Les
travailleurs de Val de Reuil réclamaient également des augmentations de
salaires (les augmentations collectives sont gelées depuis une dizaine d'année)
et protestaient contre la dégradation de leurs conditions de travail.
Les
grévistes savent bien que ce n'est que comme ça qu'ils pourront faire payer le
groupe, pourtant riche à milliards.