jeudi 10 décembre 2020

Bonne lecture militante : « Une communiste, de part et d'autre de l'Atlantique » de Rose Alpert Jersawitz, édition des Bons caractères

 

Les nôtres, une militante, un livre


 

En 2019, au banquet de Lutte ouvrière

Ce livre a été écrit par Rose Alpert Jersawiz. Cette militante d’origine états-unienne fréquentait assidument notre banquet annuel de Lutte ouvrière à Argenteuil. Elle vient de nous quitter il y a quelques jours à l’âge de 85 ans. Elle avait eu un parcours étonnant. Née dans une famille juive originaire de Lituanie en 1935, à l’âge de 18 ans, elle avait rencontré en 1953 des militants trotskystes des États-Unis du Socialist Workers Party. C’était l’époque du maccarthysme où il n’était pas bon être communiste. Son activité militante allait ensuite la conduire de New-York à San Francisco, puis à Chicago, Detroit, Baltimore. Puis, en continuant ses activités de militante, elle avait immigré à Paris. Non seulement une militante, mais une femme décidée et indépendante, l’un n’allant pas sans l’autre. Mais le mieux est de lire son témoignage paru aux Éditions Les bons caractères.

Un livre à lire, que vous pouvez me commander (11 euros). DM

 


mercredi 9 décembre 2020

Pauvreté : la jeunesse en première ligne

 

Pauvreté : la jeunesse en première ligne

02 Décembre 2020

Dans son dernier rapport sur la pauvreté, l’Observatoire des inégalités montre que celle-ci frappe particulièrement la jeunesse.

Retenant un seuil de pauvreté à 885 euros par mois pour une personne seule et 1 328 euros pour un couple sans enfants, l’Observatoire dénombrait 5,3 millions de pauvres en 2018. Parmi ceux-ci, la moitié ont moins de trente ans.

Selon le rapport, « leur situation était déjà dégradée avant cette année noire » puisque le taux de pauvreté parmi les jeunes était passé de 8 % en 2002 à 12,5 % en 2018. Mais la crise actuelle ne fait qu’aggraver le phénomène. Si les personnes âgées en ont subi les plus lourdes conséquences en matière de santé, les jeunes sont en première ligne en ce qui concerne l’emploi et le revenu. Ils occupent bien souvent les emplois les plus précaires ou non salariés et encaissent le choc en premier. Ainsi, en cas de baisse d’activité, les intérimaires sont la première variable d’ajustement.

Premières victimes du chômage, les jeunes disposent rarement d’indemnités : ils ont rarement cotisé suffisamment pour bénéficier d’allocations-chômage, et le RSA est réservé aux plus de 25 ans. Il ne leur reste alors que la solidarité familiale ou de voisinage.

22 % des jeunes qui ne vivent plus chez leurs parents sont sous le seuil de pauvreté, soit plus d’un jeune adulte sur cinq. Cela frappe évidemment les jeunes des classes populaires.

Eh bien, si la jeunesse ouvrière est aujourd’hui la première victime de la crise du capitalisme, elle sera aussi demain sans aucun doute la première à brandir l’étendard de la révolte.

                                                  Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2731)

 

 

 

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Accor, Louvre hôtels et cie se régalent. Congés payés, le patronat se lèche les babines

 

D’abord aider les grandes chaînes du secteur

 


L'État a annoncé qu'il prendra en charge dix jours de congés payés par salarié au mois de janvier dans les secteurs de l'hôtellerie-restauration, de l'événementiel ou des salles de sport. Cela concernera les établissements qui auront cumulé 140 jours de fermeture sur l'année 2020 ou ceux qui ont subi une baisse importante de leur chiffre d'affaires. Le représentant du patronat du secteur de l'hôtellerie-restauration s'est réjoui de ce « coup de pouce ».

         Sous couvert d'aider les petits établissements, ce qui est nécessaire, les grandes chaînes du secteur, comme Accor ou le groupe Louvre Hôtels, vont en profiter au maximum. Comme à chaque fois en pareilles circonstances.