mercredi 2 décembre 2020

Télétravail, entreprise ou domicile, c’est toujours l’exploitation

 

Là-bas ou ici : il faut se déconnecter du patronat

 


Alors que des millions de salariés sont en télétravail, des syndicats ont signé avec le patronat un nouvel accord national censé le réglementer. En fait de règlement, l'accord rappelle la loi et fait une série de recommandations, mais rien dans cet accord n'empêchera les patrons de continuer à utiliser le télétravail comme cela les arrange.

         Le patronat ne veut aucune contrainte, sauf quand les travailleurs le forcent à en accepter. Cela, aucune séance de négociation n'y changera rien.

Argenteuil, rassemblement, vendredi 4 décembre 18 heures avant d’effectuer une « retraite aux flambeaux » des travailleurs

 

L’Union Départementale CGT du Val d’Oise appelle à une « retraite aux flambeaux » vendredi 4 décembre prochain, à Argenteuil. Lieu symbolique du rassemblement : l’hôpital d’Argenteuil Victor Dupouy. 18 heures. Lutte ouvrière se joint à cet appel.

 

Discuter des problèmes et des tâches de l’heure

 


L’intérêt d’un rassemblement ou d’une manifestation est multiple. Certes, le nombre et la détermination sont des indices qui s’adressent directement à nos adversaires du Capital qui les mesurent. Mais ils ont bien d’autres intérêts. Celui de permettre de nous rencontrer et de nous exprimer, par nos banderoles, pancartes et slogans, mais surtout par les multiples discussions informelles dont ils peuvent être l’occasion.

         La « retraite aux flambeaux » de ce vendredi nous permet de nous revoir localement, ensemble, quelle que soit notre entreprise, notre secteur, pour une première fois depuis juin.

         Oui, nous avons beaucoup de choses à nous dire.

         Évoquant les travailleurs, nous écrivions dans l’avant-dernier éditorial de nos bulletins Lutte ouvrière d’entreprise : « Ce sont eux qui font les frais de la crise sanitaire en sacrifiant leur liberté et leur santé. Ce sont encore eux qui subissent les conséquences de la crise économique, avec des conditions de travail qui sont sacrifiées, quand ce n’est pas, comme chez Bridgestone ou Danone, leur salaire et leur emploi !

         Mais cela n’a rien d’une fatalité, pas plus que cette société de classes où le bonheur des uns ne peut se faire que sur le malheur des autres. La bourgeoisie dirige et tire les marrons du feu… jusqu’au jour où la coupe sera pleine et que la classe ouvrière n’acceptera plus de subir ! »

         Il s’agit bien de préparer ce jour, pour commencer en reprenant le chemin de la discussion et de l’échange. DM

Argenteuil, élections municipales, nos dépenses électorales : ne pas gâcher des moyens et l’argent des militants, voire de la population

 

Le papier est d’or ou d’argent, quand la parole est gratuite

La commission des comptes de campagne vient d’approuver les comptes pour la liste que nous avions présentée en mars dernier à l’occasion des élections municipales à Argenteuil

         Si nos résultats ont été modestes (1,9% des voix et moins de 400 voix), le montant de nos dépenses l’est tout autant : 1132 euros pour une campagne s’adressant à une population de 115 000 habitants.

         Nous espérons pouvoir bientôt connaître les comptes de campagne de nos concurrents, en particulier des trois listes qui se sont retrouvées au second tour de juin. Mais on peut penser qu’ils seront à une toute autre échelle (le plafond des dépenses pour les deux tours serait, selon nos calculs, de l'ordre de 65 000 euros).

         Parce qu’un remboursement gouvernemental était espéré (avec l’argent des impôts) ? Sans nul doute, mais pas seulement.

         Les campagnes que nous concevons ne sont pas des campagnes avec des grands frais, et du « papier » en quantité en particulier. C’est une campagne où l’on cause, où l’on échange au maximum, sur nos objectifs, notre programme de communistes, de révolutionnaires… Et les idées quand on les a, et quand on les exprime par la parole, tout au long d’une campagne, cela ne coûte pas cher, comme chacun sait… DM