dimanche 15 novembre 2020

Industrie pharmaceutique et espérance de vaccin : le règne des gros pourboires

 

Un vaccin déjà diablement efficace pour… le profit

 


Le géant pharmaceutique Pfizer a vu le cours de ses actions bondir de 15 % en une journée, lorsqu'il a annoncé les résultats préliminaires de son vaccin contre le Covid-19.

Hasard du calendrier, c'est du moins ce que certifie la SEC - gendarme des bourses américaines -, le PDG de cette société revendait ce même jour 130 000 actions Pfizer, empochant ainsi plus de 5,6 millions de dollars. En plus de son salaire mensuel de 1,65 million de dollars...

Les gros actionnaires de Pfizer, eux, ont vu leur fortune s'accroître de plus de 30 milliards de dollars, le même jour, soit 5 300 fois plus que ce PDG qui travaille pour leur compte !

On n'est pas encore tout-à-fait certain que ce vaccin soit le bon, par contre il a été diablement efficace et rapide pour remplir les poches des dirigeants de Pfizer et de ses actionnaires.

Mélenchon : candidat mais pour quel programme ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Mélenchon : candidat mais pour quel programme ?

11 Novembre 2020

Sans surprise, dimanche 8 novembre, Jean-Luc Mélenchon a fini par annoncer sa candidature à l’élection présidentielle sur le plateau du journal de TF1.

« Quand tout va mal et que ça semble être nuit noire, il faut allumer une lumière pour qu’on se dise qu’il y a un bout du tunnel », a-t-il expliqué, dans le style qui le caractérise.

Mais si Mélenchon a « proposé » sa candidature, c’est pour ajouter aussitôt qu’il demande « une investiture populaire », déclarant : « Je serai définitivement candidat si – et seulement si – je suis parrainé par 150 000 personnes. » Un site Internet a donc été lancé pour recueillir ces parrainages. Mélenchon sait parfaitement qu’il n’aura aucun mal à satisfaire à cette condition, qui relève plutôt d’une mise en scène destinée à asseoir sa légitimité face à tous les autres candidats potentiels à gauche.

Le chef de file de La France insoumise se présente comme le plus à même de rassembler la gauche mais, évidemment, ce n’est pour le moment pas l’avis des dirigeants du PS, du PC et d’Europe Écologie-Les Verts. Chacun de ces partis entend bien faire prévaloir ses intérêts dans les tractations qui se dérouleront d’ici 2022 et dont il est impossible de dire aujourd’hui sur quoi elles déboucheront.

« J’ai un programme, une équipe prête à gouverner. 2022, c’est le moment de changer », a déclaré Mélenchon sur TF1. Mais quel est donc ce programme ? Il met en avant une vie République pour « abolir la monarchie présidentielle », comme s’il était possible de mettre fin à la subordination de l’État aux puissances d’argent seulement en changeant la Constitution ! Mélenchon se pose en champion du souverainisme et d’une politique protectionniste afin, prétend-il, de protéger les emplois et en faveur d’une planification écologique pour protéger l’environnement. Mais en quoi le rétablissement de frontières et de taxes douanières serait-il susceptible d’empêcher le patronat de licencier à sa guise pour augmenter ses profits ? Et comment planifier l’économie, tant que la propriété des plus grandes entreprises reste aux mains d’actionnaires privés, leur laissant le droit de décider ce qu’ils veulent en fonction de leurs seuls intérêts ?

Mélenchon promet du changement en 2022, mais ne peut faire que des promesses creuses car, comme tous les autres politiciens bourgeois, il se refuse à remettre en cause le pouvoir des capitalistes sur l’économie. Les travailleurs ont tout intérêt à se détourner de tels marchands d’illusions et à ne compter, pour imposer un véritable changement social, que sur leur propre capacité à s’organiser et à lutter pour leurs intérêts de classe.

                                                       Marc RÉMY (Lutte ouvrière n°2728)

Combat pour les droits et la vie des femmes. Mexique : la police tire sur ceux qui protestent contre les violences faites aux femmes

 

L’impuissance volontaire de l'État mexicain face aux violences faites aux femmes

 


Lundi 9 novembre, dans la ville mexicaine de Cancún, la police a ouvert le feu sur des manifestants qui essayaient d'envahir la mairie en protestation contre le meurtre, la semaine précédente, d'une femme de 20 ans - un de plus dans cette région déjà très touchée. Le rassemblement visait plus largement à dénoncer l'impuissance volontaire de l'État mexicain face aux violences faites aux femmes. Au moins dix chaque jour sont assassinées, près de 4 000 par an.

La répression - quatre journalistes blessés, huit manifestants arrêtés - contre cette manifestation montre que les protestataires n'ont rien à attendre du pouvoir en place. C'est ce qu'avait déjà illustré le traitement réservé aux précédents rassemblements contre ces mêmes violences dans différentes villes du pays.

« Notre peur s'est transformée en rage », a expliqué une manifestante. Malgré les prétentions du président Andrés Manuel López Obrador à se dire progressiste, les Mexicaines sont de plus en plus nombreuses à comprendre qu'elles ne pourront compter que sur elles-mêmes.

Bonnes lectures du Confinement 2. Quinzième jour. « Chanson bretonne » suivi de « L’enfant et la guerre ». « Deux contes », de JMG Le Clézio, NRF

 

C’était hier…

 


Un jour, je vous raconterai peut-être mon beau mois d’août de 1969, et cette paire de soirs, à Sainte-Marine, Finistère, face à Bénodet…

         C’est peut-être pour cela que j’ai particulièrement goûté ces deux contes dont le premier évoque cette bourgade de bord d’Odet que je viens d’évoquer.

         Dans le premier conte, Le Clézio revient sur les temps de son adolescence en ces années 1950. Dans le second, nous voilà dans ces temps de guerre dans l’arrière-pays niçois, alors qu'il est très jeune, et son père très loin.

         Des temps qui pour l’auteur ont gardé dans le souvenir de très belles couleurs qu’il nous fait partager avec une écriture fine et tendre.

         Deux très beaux récits qui, par ces temps particuliers, apaisent. Et cela fait vraiment du bien. DM

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

lepressepapier@wanadoo.fr,