mardi 10 novembre 2020

Bonnes lectures du Confinement 2. « La part du Sarrasin », de Magyd Cherfi, Actes Sud

  

À lire absolument pour comprendre la situation des quartiers populaires, son évolution, et bien des problèmes actuels. La présentation du roman par Actes Sud, son éditeur :

« Après avoir conquis sa “part de Gaulois” en devenant le premier bachelier de sa cité, Magyd Cherfi , alias “le Madge”, fi le s’établir en centre-ville avec un colocataire, débute pour de bon dans la musique et commence à écu mer avec son groupe les scènes campagnardes ou périphériques, mêlant textes engagés, poésie du quotidien et rock dévastateur. Dans cette France des années 1980 où le Front national bombe le torse, ses anciens potes du quartier se mobilisent pour rejoindre la grande Marche des beurs. Pour peu de temps encore, sur Mitterrand se porte l’attente d’un pays moins raciste. Mais le délit de faciès a de l’avenir, les coups pleuvent et le métissage est la pire des qualités. Chanter pour ceux de la cité – les Sarrasins – est aussi illusoire que demeurer soi-même dans l’inatteignable identité du made in France.

Entre autodérision, gouaille et violence, un esprit libre cherche sa place et zigzague son chemin familier. À défaut d’une histoire nationale qui lui ressemble et le rassemble, le Madge fait chanter les mots, revit et restitue les années pré-Zebda, évoque tous les désirs et tous les malentendus, rencontre l’amour de sa vie et projette sur notre temps les images d’une jeunesse prise entre la peur, la colère et l’espérance. »

 

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

lepressepapier@wanadoo.fr,


lundi 9 novembre 2020

Pauvreté : aide alimentaire : un habitant sur huit aujourd’hui concerné

 

Aide alimentaire : ça ne suffira pas

04 Novembre 2020

La crise économique et sanitaire a entraîné en quelques mois une aggravation brutale de la misère. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a reconnu que le nombre de personnes ayant recours à l’aide alimentaire en France était passé de 5,5 millions en 2019 à 8 millions aujourd’hui, soit environ un habitant sur huit.

Les queues s’allongent devant les locaux d’associations caritatives, Restos du cœur, Secours populaire, Croix-Rouge et autres, qui distribuent des produits alimentaires que les plus pauvres ne peuvent plus payer. La situation est à un point tel que leurs responsables s’angoissent à l’idée de ne plus pouvoir les aider.

Dans ces conditions, l’augmentation annoncée de l’aide alimentaire financée par les fonds européens, de 870 millions d’euros pour la période 2021-2027, permettra tout au plus pour un temps de pallier la pénurie qui menaçait car, selon ces associations, des milliers de personnes sont passées d’une situation critique à une situation catastrophique.

                                                    M. L. (Lutte ouvrière n°2727)