lundi 12 octobre 2020

Hutchinson (Total) : la grève d’un atelier menacé à Châlette-sur-Loing (Loiret)

 

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Cette information fera plaisir aux travailleurs de Hutchinson-Sartrouville, et de PPG, ex-Hutchinson Bezons menacée de fermeture

 

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Grève à l'atelier Flexibles

 


Echo d'entreprise

10/10/2020

 

Depuis mardi dernier, les travailleurs de l’atelier de production des flexibles (tuyaux métalliques) sont en grève contre la fermeture de leur atelier.

Les grévistes des trois équipes, près de 70 travailleurs, participent activement à leur mouvement : ils se retrouvent chaque jour et reconduisent la grève. Ils ont confectionné un tract et des pancartes, et ont convoqué la presse. Des grévistes se sont invités aux réunions syndicats-direction. Pour s’adresser au reste des travailleurs de l’usine, ils se sont rendus dans les différents ateliers, que la plupart n’avaient jamais vu (Les deux ateliers Flexibles avaient été délocalisé à Amilly de 2000 à 2016). Les grévistes sont soucieux de s’adresser chaque jour à leurs camarades intérimaires qui se sentent solidaires du combat engagé.

La direction a tenté de faire faire le travail par des techniciens des prototypes et recherche et développement, mais la majorité a refusé. Et les responsables qui s’y essayent ont bien du mal à démarrer les robots à la place des conducteurs de lignes. La direction a aussi cherché à désamorcer la colère en proposant une « prime de compensation » pour le transfert vers d’autres ateliers, mais les grévistes l’ont refusée en bloc. Ils prennent conscience qu’ils ont engagé un bras de fer, et la détermination est grande, des ouvrières n’ont pas hésité, face au directeur, à dire qu’elles n’étaient pas près de lâcher.

Tests PCR : la révolution permettra que tout coûte moins cher, et en particulier cela

 

La poule aux œufs d'or

 


Chaque semaine, la Sécurité sociale dépense 70 millions d'euros pour le financement des tests PCR. Ils sont facturés 74 € à la sécurité sociale, contre 40 € en Allemagne alors qu' ils ne reviennent qu'à moins de 30 €. Les principaux fabricants, Roche, BioMérieux, Abbott... vendent à tour des bras des machines à 100 000 euros pour analyser ces tests. Leur position de monopole et la nécessité vitale de faire des tests en grandes quantités a entraîné une flambée de près de 70% de leur chiffre d'affaire. Les laboratoires d'analyses biologiques, de plus en plus concentrés, comme Cerba ou Synlab qui emploient des milliers de techniciens, amortissent leurs machines en quelques semaines.

         Si la stratégie de tests des autorités sanitaires est chaotique et insuffisante pour la population, elle est ultra efficace pour les laboratoires.

Des riches toujours plus riches, par l’exploitation de la classe ouvrière

Ruissellement de bas en haut

 


France stratégie, organisme rattachée au cabinet du Premier ministre, publie un bilan des réformes fiscales décidées sous Macron. Le constat est sans appel : Macron est bien le président des très, très riches. En 2017, ils ont amassé des gains en hausse de 10 % ; en 2018, la hausse a atteint 27 %. Mais le rapport pointe que, s'ils ont été dorlotés sur le plan fiscal, le gonflement de ces fortunes vient d'abord de l'augmentation des dividendes : en 2018, 23,2 milliards d'euros ont été distribués contre 14,3 milliards en 2017.

         C'est sur le travail, c'est-à-dire sur l'exploitation de la classe ouvrière, que la bourgeoisie accumule ses richesses. Les cadeaux fiscaux viennent en surplus. Mais les deux cumulés aboutissent à une cascade de pognon qui est aspiré vers le haut.